La citation de la semaine # 63

Je crois que je suis d’accord avec ce que dit Roland Barthes mais je pense qu’il est trop optimiste quant à l’intelligence des gens… Ou alors est-ce moi qui suis trop pessimiste ?

Il y a certes des gens subtils qui comprendront un message poli. Mais il y a aussi des messages polis qui ne sont qu’une expression du politiquement correct (ce redoutable outil utilisé par les pleutres) et qui empêchent même les plus intelligents d’entre nous de s’y retrouver.

Quant à la franchise, elle peut faire mal, certes, mais elle peut aussi être bienveillante si les mots choisis sont les bons. Certaines vérités sont difficiles à entendre et nécessitent du tact et de l’empathie de la part de l’émetteur. De l’intelligence même.

En fait, je crois qu’on peut être franc tout en étant poli et cela sans nier l’intelligence de celui qui reçoit le message. Ce qui est sûr c’est que la communication c’est tout un art et que c’est un peu plus facile entre gens intelligents et de bonne volonté !

Les (gentils) mots voyageurs

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Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez eu ce que j’appelle un vrai courrier, une carte postale, un colis personnel, une lettre ? Moi, oui ! Il faut dire que j’adore ça, recevoir du courrier !

J’aime l’idée des mots manuscrits qui parcourent des centaines, parfois des milliers de kilomètres pour finalement atterrir dans ma boite aux lettres et surtout dans mon coeur.

Les gens que j’aime savent que j’apprécie ces petites attentions et je ne manque jamais de les remercier d’avoir pensé à moi alors qu’ils étaient ailleurs, en vacances.

A tous ceux qui m’écrivent je dis mon amitié et mon amour, sincèrement.

Mon père est femme de ménage de Saphia Azzeddine

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Paul vit en région parisienne, à St-Thiers-les-Osméoles. Sa mère est paralysée, sa soeur, une enfant non désirée, participe à des concours de miss et son père est femme de ménage. Paul a redoublé la 4è mais a la volonté d’échapper à son destin grâce aux mots. Des mots qu’il découvre à la bibliothèque alors qu’il accompagne son père pendant le ménage.

Ce court roman très rythmé relate la recherche d’amour, de fierté et de reconnaissance d’un adolescent vivant dans une banlieue banale et triste. On suit le parcours familial, scolaire et relationnel de Paul (dit Polo) de la 4è à son obtention du bac. Les amitiés, les amours tiennent une place importante dans dans la vie de l’adolescent qui se compose de joies, de déceptions et d’espoir.

J’ai aimé l’écriture rapide et percutante de Saphia Azzeddine dont je n’avais pas encore découvert le style. J’ai aimé entamer ce livre et le terminer presqu’aussitôt. Je me suis identifiée au héros de cette histoire qui aborde des thèmes universels et qui m’ont replongée dans mon enfance et mon adolescence qui m’ont paru bien proche tout à coup !

Ce que dit la 4è de couverture : «  »Je l’aime mon père, mais j’ai du mal à l’admirer. Souvent, quand je le regarde, il est à quatre pattes, alors forcément ça manque un peu de hauteur tout ça… » Paul, dit Polo, a tous les complexes d’un adolescent de son âge. Entre une mère alitée et une soeur qui ne rêve que de devenir reine de beauté, le seul qui s’en sorte à ses yeux, c’est son père. Hélas, il est femme de ménage. Une honte de plus à ajouter à ses amours inexistantes et à sa cité parisienne lugubre. Son seul refuge : les mots. »