Ma (petite) revue ciné de février (avec du retard, une fois de plus)

Le mois de février a filé, certes, mais j’ai quand même trouvé le temps d’aller au cinéma. Pour mon plus grand plaisir.

J’ai vu Green Book de Peter Farrelly qui relate l’histoire d’une amitié, celle de Don Shirley, un pianiste noir, et de Tony Lip, son garde du corps blanc. Le film est un road movie et suit la tournée du musicien dans une région raciste, le sud américain ségrégationniste des années 60. Au fil des kilomètres, l’artiste et le chauffeur se découvrent et se confient. Ils évoquent leur passé, leurs blessures, leurs fragilités et s’apprivoisent peu à peu. Le racisme de Tony disparaît quant il découvre la vie de Don et ce dernier se libère d’un poids lié à son histoire personnelle. Le parcours commun des deux hommes est semé d’embûches et chacun sait, à un moment ou à un autre, devenir une épaule pour l’autre. Le film met en lumière le cynisme et l’absurdité de la ségrégation par le biais d’un huis clos dans une voiture et au travers du fonctionnement d’une société où les noirs consultent le Green Book qui leur indique les motels, les bars et les restaurants qu’ils ont le droit de fréquenter. J’ai adoré ce film pour l’histoire bien sûr, mais aussi pour l’opposition de style des deux personnages principaux, la musique, les paysages et les passages qui font sourire, voire rire. C’est un film à la fois intelligent et divertissant alors courez le voir !

J’ai aussi vu Grâce à Dieu de François Ozon. Au départ il y a un père de famille qui découvre que le prêtre qui a abusé de lui alors qu’il était enfant officie toujours. Il se manifeste alors auprès du diocèse pour dénoncer ces attouchements. Le cardinal Barbarin le reçoit mais ne prononce pas de sanction à l’encontre du prêtre, décidant le père de famille de porter l’affaire devant la justice. Deux autres hommes se joignent à la quête de vérité et de réparation et font éclater l’affaire. La parole d’autres victimes se libère peu à peu, des dizaines de viols sont dénoncés, ainsi que le zèle des dignitaires religieux à couvrir ces crimes. On est plongé dans les traumatismes des enfants, mais aussi dans le silence, passé et actuel, de l’entourage, cette omerta qui entoure parfois les crimes les plus odieux… Et puis il y a aussi le ressentiment de certains, jaloux de l’attention sans cesse portée aux victimes. Tout ceci met mal à l’aise. Mais fait surtout réfléchir sur la manipulation, la non-dénonciation, la fragilité des enfants et la reconstruction après un trauma. Bref, encore un film intelligent à voir absolument, in my opinion.

Avez-vous vu ces films ? Qu’en avez-vous pensé ?

Grand Est

J’ai passé une journée en Meurthe-et-Moselle la semaine dernière. Une fois n’est pas coutume.

C’est l’amitié qui m’a menée dans un tout petit village des environs de Nancy.

Sur la route du retour je me suis promis de prévoir un week end dans la préfecture du 54, une ville que j’avais découvert avec mon amie Sylvie il y a de nombreuses années et où je prendrais plaisir à flâner un peu, à nouveau.

Les petits bonheurs # 14

Et hop, une nouvelle semaine se termine ! Elle a été un peu calme, certes, mais l’amitié a été bien présente.

Cette semaine

  • quelqu’un m’a ajouté à ses contacts. C’était plutôt inattendu !
  • j’ai battu Muriel au tie break.
  • Paola est née.
  • j’ai vu un homme habillé tout en rouge. Il portait même des lunettes rouges.
  • j’ai croisé Manon.
  • j’ai déposé un livre dans la boîte au bout de ma rue.
  • j’ai eu les billets pour la finale des Internationaux de Strasbourg.
  • j’ai passé une journée en pyjama.
  • j’ai croisé ma voisine Nicole. Comme d’habitude elle a eu de gentils mots pour moi.
  • j’ai dîné avec JP et Virginie.
  • j’ai déjeuné avec Katia. Enfin !
  • j’ai rendu visite à Isabelle dans sa jolie boutique.
  • Alex m’a appelée.
  • Marc m’a appelée.
  • j’ai mis mes créoles.
  • j’ai bu des coups avec Brigitte et Jérémy sur une terrasse baignée de soleil.
  • Stéphane m’a demandé comment se passe ma recherche d’emploi.

Bonne fin de week end à tous !

Ma (toute petite) revue ciné de septembre

Septembre s’achève déjà et je n’ai pas trouvé le temps (ou l’envie ?) d’aller plus d’une fois au cinéma en ce mois de rentrée.

132903-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

J’ai vu Cézanne et moi de Danièle Thomson. C’est l’histoire de l’amitié qui lie Paul Cézanne et Emile Zola, tout au long de leur existence. Il y est aussi question de classes sociales, de renommée, de création, de femmes, de rivalités, etc… On découvre le caractère acariâtre du peintre et celui beaucoup plus arrangeant de l’écrivain. On suit leurs voyages entre Paris et Aix, au gré de l’inspiration de l’un et de l’autre. La lumière de la Provence est belle mais les expositions et les sorties parisiennes sont autant d’épreuves pour le peintre en mal de reconnaissance. Zola quant à lui sait y faire et navigue dans les cercles d’influence qui assoient son succès. On pourrait penser qu’il s’agit d’un joli film, où la création et l’amitié, deux thèmes intéressants, ont la part belle. Oui mais, parce qu’il y a un mais, quelque chose ne fonctionne pas. En tout cas je n’ai pas été touchée, je ne suis jamais vraiment entrée dans l’histoire… Et je crois bien que l’accent provençal raté de Guillaume Gallienne y est pour beaucoup… au-delà de l’ambiance générale du film que je n’ai pas du tout appréciée…

La citation de la semaine # 16

recite-omha2m (1)

Qui aurait pu croire que je posterais un jour une citation de Sacha Guitry ? Pas moi ! Cet auteur est tellement éloigné de ma sensibilité, et pourtant… Comme quoi il ne faut jamais dire jamais !

J’ai toujours envisagé les relations comme ça : exclusives, précieuses, profondes. J’ai toujours trouvé les petits comités bien plus intéressants que les grands raouts. J’ai toujours préféré la qualité à la quantité.

Ils sont peu nombreux ceux que j’aime intensément et de manière indéfectible. Tout comme ils sont peu nombreux ceux qui m’aiment réellement, en toutes circonstances. Mais ils sont vrais, sincères et bienveillants, toujours. Ils sont mes trésors. Et j’espère en être un pour eux aussi. C’est en tout cas mon seul « but » en amitié. Et en amour aussi.

Merci Rana !

DSCN2784

J’adore recevoir du courrier. Je parle de vrai courrier hein, pas de factures en tous genres ou de pubs sans intérêt…

Le vrai courrier ce sont quelques mots griffonnés sur du papier ou sur une carte postale ou, encore mieux, c’est un paquet !

Alors vous n’imaginez pas la joie que j’ai eue de découvrir dans ma boîte aux lettres un colis arrivé tout droit de… Jordanie ! Ca c’est carrément du courrier de compet’ !

Rana m’a fait parvenir de jolis cadeaux en remerciement des livres que je lui ai envoyés en mai et en septembre, accompagnés de mots simples empreints d’amitié.

Au-delà des objets reçus j’aime l’idée du colis qui a parcouru le monde pour me rejoindre. J’aime l’idée que des semaines ont passé avant que le cadeau de Rana ne me colle un énorme sourire. J’aime l’idée de l’intention de faire plaisir en toute discrétion, sans la remaner.

Le bonheur c’est simple comme l’amitié. Merci Rana pour cette petite attention qui a tant de signification.

Une photo avec les mariés

2

Le dernier mariage auquel j’avais été invitée date de 2011… Autant dire que je ne suis pas une spécialiste de ces journées et encore moins des photos qui en sont un passage obligé.

Je redoutais un peu la séance lors du mariage de Sophie et Julien mais au final j’aime cette photo (une fois n’est pas coutume) qui mêle en toute simplicité l’amour et l’amitié. Même si je trouve que mon sourire ne respire pas la décontraction et c’est rien de le dire…!