Ma (petite) revue ciné de septembre (et oui, on est en octobre, je suis à la bourre)

En septembre les bons films étaient de retour à l’affiche, enfin !

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Le mois dernier j’ai vu Youth de Paolo Sorrentino. On entre dans ce film comme dans un rêve. Il y est question d’amitié, de la fuite du temps, de l’amour d’un père pour sa fille et.. de prostate ! Le tout est empreint d’une jolie poésie et d’un doux cynisme. J’ai aimé le contraste des décors sages des Alpes suisses et le propos provocant et ironique de deux amis magistralement interprétés par Michael Caine et Harvey Keitel. Youth est un film nostalgique et sans action qui met le doigt sur les « valeurs » de notre époque que sont la frivolité, la vanité et la consommation. Les personnages aux traits physiques et psychologiques marqués et le contraste de la vision d’un corps parfait et d’autres, vieillissants mais non moins charnels, font de ce film une fable bien attachante.

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Much loved de Nabil Ayouch se déroule à Marrakech, dans le milieu de la prostitution. C’est l’histoire de 4 femmes à la fois tolérées et condamnées. Elles se vendent à de riches Saoudiens, se refusent aux Français considérés comme des néocolonialistes, sont abusées par des policiers véreux et rejetées par leurs familles. C’est aussi l’histoire d’une solidarité, d’une complicité, de rêve d’ailleurs, de femmes d’aujourd’hui qui mènent leur barque dans une société dépassée (révolue ?). Ces femmes, au-delà de leur métier, sont émancipées et volontaires dans leur démarche. Et désabusées aussi. Elles ne sont finalement que les princesses d’une nuit et victimes de l’hypocrisie sociale. Les violences physique et émotionnelle sont montrées sans fard mais également sans voyeurisme et cet équilibre confère une sensibilité touchante à ce film dont on sort sans avoir ni envie ni besoin de dire où est le bien et où est le mal. Une belle réussite, in my opinion!