Avec les animaux de Sainte-Croix

Je suis une fille de la campagne, certes. Mais je préfère la ville. Au quotidien. Et puis parfois me prend l’envie de grand air ou de voir les animaux.

C’est ainsi que dernièrement j’ai pris la route vers le parc de Sainte-Croix en Moselle.

Le parc permet d’aller à la rencontre de la faune européenne, voire mondiale et assure la préservation de certaines espèces menacées. On peut croiser des lynx, des lémuriens, des élans, des cerfs, des ours, etc… qui vivent ici en semi-liberté. Personnellement j’avais très envie de voir les loups, et les loups blancs arctiques en particulier.

Le parc s’étend sur 120 hectares largement arborés et offre un agréable lieu de promenade, dans le silence. La taille du parc permet de ne pas avoir d’effet de foule ; il y a de nombreux endroits où on se sent d’ailleurs comme seul dans les sentiers.

En cette saison le cerf est la star du lieu. De nombreux visiteurs se déplacent en effet pour le brame du cerf, impressionnant en journée et qui doit l’être encore plus de nuit.

Les photographes sont nombreux à espérer faire le cliché parfait. Les enfants sont émerveillés et les adultes profitent de la beauté et de la quiétude transmise par les animaux. Bref, tout le monde y trouve son compte.

Moi j’ai apprécié le calme qui m’a offert une véritable parenthèse, loin de mon quotidien, du bureau, de la routine de nos vies citadines et laborieuses.

Les animaux nous ramènent à nos besoins primaires. Respirer, manger, dormir. Au bonheur en somme !

Ma revue ciné de septembre

Septembre est synonyme de rentrée des classes, certes, mais pas que. C’est aussi le mois où les films reviennent en nombre à l’affiche, même si, on est d’accord, la quantité ne fait pas forcément la qualité.

Tout d’abord j’ai vu Guy d’Alex Lutz. C’est l’histoire de Gauthier, un jeune journaliste qui va à la rencontre de Guy Jamet, un artiste de variété ayant eu son heure de gloire dans les années 1960-90. C’est à l’occasion de la sortie d’un album de reprises que le jeune homme organise des entretiens avec celui qui est son père mais qui ne le sait pas. Le film fait le portrait d’un homme, avec ses doutes et ses convictions, ses paradoxes aussi et interroge sur l’intime et l’universel, sur l’amour et le temps qui passe. J’ai aimé le ton doux-amer de ce film pas aussi léger qu’il n’y parait. On y rit (jaune parfois) des aléas de la vie, du show business et des média. Le film est teinté de mélancolie, montre la solitude d’un être pourtant très entouré et confirme que, oui, les chansons ont un réel impact sur nos vies.

J’ai aussi vu Photo de famille de Cécilia Rouaud. C’est l’histoire d’une fratrie et de leurs parents séparés qui se retrouvent à l’occasion d’un enterrement, eux qui ne se voient jamais. Les failles des uns et des autres apparaissent rapidement et on comprend que ce qui fait tenir les trois grands enfants c’est la survie de leur mamie et leur fidélité à la maison de vacances de leur enfance heureuse et insouciante. Il y a dans ce film des rires et des larmes, une douce mélancolie aussi. J’ai aimé ce film délicat qui aborde en toute simplicité des thèmes aussi profonds que l’autonomie des personnes âges, la dépression, la difficulté de communiquer dans certaines familles,…

Et puis j’ai vu Le poulain de Mathieu Sapin. Le film nous plonge dans l’univers politique, et plus précisément dans l’ambiance d’une campagne présidentielle. On y accompagne Arnaud qui intègre presque malgré lui l’équipe de campagne et qui découvre un monde fait d’amour et de trahison. Son poste d’assistant de la directrice de communication lui permet d’observer les rivalités et les revirements au sein de l’équipe… et l’oblige à abandonner peu à peu sa naïveté. Culte de l’image, retournements de veste, attrait du pouvoir, coups bas et éléments de langage, tous les poncifs du milieu y passent mais sans manichéisme et sans vouloir faire passer le message du « tous pourris ». J’ai aimé ce film qui m’a fait sourire (ou grincer des dents ?) et qu’on ne peut pas regarder sans faire des comparaisons avec la vraie vie !

Et pour finir j’ai vu Thunder Road de Jim Cummings. Le film démarre sur un long plan-séquence au cours duquel on hésite entre le rire et les larmes. Le ton est donné ! Le héros, un flic texan, nous emmène dans une Amérique vacillante, tout comme l’est sa vie professionnelle, familiale et psychologique. Il est accablé par le deuil, son divorce, les difficultés scolaires de sa fille, l’overdose de son ex femme et par son boulot auquel il est complètement dévoué. Et il pète les plombs… Sa vie est un cauchemar éveillé mais aussi une ode à l’espoir. La résilience n’est jamais loin, les moments de lucidité existent malgré tout. Et en plus du bon moment cinématographique que j’ai passé j’ai aussi découvert cette chanson de Bruce Springsteen qui donne son titre au film et dans laquelle il est question d’une ville pleine de perdants qu’il faut fuir pour gagner. S’il ne fallait voir qu’un film parmi ceux qui ont fait mon mois de septembre je vous conseillerais Thunder Road, assurément !

La danse en mots et en amour

J’aime la danse et les danseurs. Alors j’ai sauté sur l’occasion d’aller à la rencontre de Marie-Claude Pietragalla quand j’ai eu vent de sa venue à Strasbourg, dans le cadre des Bibliothèques Idéales.

En toute logique c’est à la Cité de la Musique et de la Danse que j’ai eu le bonheur de découvrir le parcours et le travail de cette danseuse exceptionnelle qui était accompagnée par Julien Derouault, l’homme qui partage sa vie.

Pietra (c’est ainsi que tout le monde l’appelle) a commencé par évoquer ses débuts, lorsqu’elle était une enfant dont l’énergie avait besoin d’être canalisée et qui devait lutter contre sa timidité. Elle a expliqué comment sa mère l’a poussée sur la voie de la danse, comment elle a intégré l’Opéra de Paris à 9 ans, après une sélection qui a retenu 15 candidates sur 400 et alors qu’elle n’avait pas du tout les codes de cette institution. Et comment elle est passée pro à 16 ans à peine.

Et puis elle nous a raconté les rencontres importantes de sa vie, des rencontres avec des hommes, principalement.

Elle a évoqué Rudolf Noureev et Maurice Béjart qui ont, selon elle, remis les danseurs à la hauteur des danseuses. Noureev a bousculé la technique classique française, ainsi que le répertoire en créant un univers plus contemporain qu’auparavant. Pour lui, la danse était bien plus grande que les danseurs et c’est dans cet esprit que ce grand chorégraphe est parti à la conquête du monde. Béjart à quant à lui été un précurseur de la danse contemporaine.

Elle a également mentionné Roland Petit à qui elle a succédé à Marseille et Patrick Dupont, un danseur instinctif, qui l’a nommée danseuse étoile.

Pietra a fait ses premiers pas de chorégraphe à Marseille, où elle a rencontré Julien Derouault, sur un spectacle qui traitait… du couple ! Julien, non sans humour, a reconnu qu’il est resté dans la compagnie par curiosité pour ce que la nouvelle chorégraphe allait créer. Rapidement ils ont formé un couple à la ville comme à la scène, partageant à la fois la création et le poids de l’administration française ! Il apparaît au fil de la discussion que leur coup de foudre (et puis ensuite leur amour) a, de manière évidente, été enrichi par la danse.

Leur double regard sur la danse a abouti à la création de leur propre compagnie, Le Théâtre du Corps. Cette compagnie indépendante travaille sur l’humain, sur ce qui le constitue et sur ce qu’il vit et intègre les nouvelles technologies dans les spectacles (3D notamment).

Les deux chorégraphes ont parlé de l’exigence totale que requiert leur discipline, de la douleur permanente, cette compagne du quotidien mais dont ils ne font pas le sujet principal. La douleur fait, selon eux, partie de la conquête. Tout comme le rêve crée le réel. J’adore l’idée !

J’ai aimé l’approche de leur travail selon laquelle il faut contrer notre société qui ne parle plus des gens et des corps. Les deux chorégraphes travaillent pour remettre au centre de la vie les artistes et les ouvriers et pour que la société ne parle plus uniquement de culture et d’économie en oubliant les êtres humains qui les font exister.

Les extraits qui ont ponctué la rencontre, très impressionnants et très novateurs m’ont plongée dans un univers qui m’a absolument séduite et ma nouvelle envie est désormais de voir un spectacle créé par Le Théâtre du Corps.

Ma (petite) revue ciné d’août

L’été n’est pas une période faste pour le ciné. Les bons films ne sont pas légion et l’idée d’aller dans les salles obscures s’impose rarement. D’ailleurs je n’ai vu aucun film en juillet…

Et en août j’ai été attirée par 2 films. Seulement.

Tout d’abord j’ai vu My Lady de Richard Eyre qui mêle fin de vie et justice. C’est l’histoire d’un jeune témoin de Jéhovah qui devrait être transfusé pour survivre mais dont les croyances s’opposent à cet acte médical. Son cas est examiné par la justice en la personne de Fiona Maye, juge aux affaires familiales de la Haute Cour d’Angleterre. Pour ce faire, cette dernière rend visite au jeune homme malade, à l’hôpital, avant de trancher. Cette magistrate dont le credo est de toujours faire valoir l’intérêt de l’enfant se trouve ici face à un dilemme cornélien : l’intérêt du jeune homme se trouve-t-il dans le respect de ses convictions religieuses ou dans la contrainte à accepter le traitement qui pourrait lui sauver la vie ? Le film montre toute la difficulté de cette femme à prendre l’une des décisions les plus douloureuses de sa carrière et de concilier vie professionnelle et vie privée… son métier prenant l’ayant « amenée » à négliger son mari. J’ai trouvé ce film très émouvant et sachant trouver la bonne distance, tout comme les personnages qui sont liés par quelque chose de fort qu’ils arrivent à transcender. Le personnage principal, parfaitement interprété par Emma Thompson, nous plonge dans l’univers de la justice et le film nous interroge sur les liens entre la société et la religion et la société et la science. My Lady est un film intelligent qui nous reconnecte avec nos émotions.

Et puis j’ai vu BlacKkKlansman de Spike Lee. L’action se déroule au Colorado, dans les années 70, quand les Afro-américains se battent pour leurs droits civiques et contre le racisme. Ron, un policier noir (le premier du poste de police de sa petite ville) se lance dans une mission impensable : infiltrer l’Organisation et dénoncer ses exactions. Il entre ainsi en contact téléphonique avec le Klan et se fait passer pour un chantre de la suprématie blanche tandis qu’un collège blanc (et juif !) joue son rôle lors des contacts physiques avec les membres de l’Organisation. BlacKkKlansman est un film à suspens, drôle et militant qui mêle discours de fond, musique et impertinence. L’opposition blancs / noirs est frappante et met en lumière toute la stupidité du racisme, et surtout des racistes, qui sont dépeints comme de parfaits incultes. On assiste à des scènes fortes : une messe du Klu Klux Klan mais aussi la narration par un vieil homme noir du lynchage de Jesse Washington qui a été émasculé, carbonisé et pendu sous les applaudissements des membres des racistes blancs. Cette séquence du film est particulièrement poignante et flippante et rappelle (si besoin en était) l’horreur absolue du racisme. Le film se moque des suprémacistes blancs et s’attache à montrer l’importance pour les noirs d’être fiers de ce qu’ils sont, de leur beauté. Spike Lee fait de plus le lien avec les événements d’aujourd’hui (avec des images d’actualité) qui nous rappellent qu’il ne faut jamais baisser la garde face à l’intolérance.

Avez-vous vu ces films ? Ou d’autres que vous me recommanderiez ?

Art et… industrie !

Je travaille dans le milieu industriel. J’aime l’art. Et l’entreprise que j’ai intégrée il y a peu aussi. Alors oui, art et industrie sont compatibles, ce qui n’est pas évident au premier coup d’oeil.

C’est ce lien que s’attache à mettre en lumière L’Industrie Magnifique, un mouvement pluridisciplinaire qui associe artistes, entreprises et institutions. Concrètement, les oeuvres ont pris possession de places publiques de Strasbourg, faisant de la ville une galerie d’art à ciel ouvert.

24 artistes et 24 entreprises alsaciennes se sont engagés dans cette aventure et ont collaboré à la création de 24 oeuvres. Les industriels ont ouvert leurs ateliers à des artistes pour partager leurs compétences, leurs moyens et leur vision de l’art.

Le parcours dans la ville a permis au promeneur curieux de flâner de place en place et de découvrir des oeuvres variées, telles que des sculptures, des dessins, des photos, des vidéos. La manifestation proposait également des animations, des conférences et des rencontres (auxquelles je n’ai pas participé).

J’ai apprécié cette déambulation dans la ville, sous un généreux soleil qui plus est. J’ai aimé certaines oeuvres, je suis restée circonspecte face à d’autres et j’ai vraiment été touchées par certaines.

La vidéo dont est extraite l’image qui illustre ce post fait partie de mes coups de coeur. Et c’était pas gagné d’avance, moi qui suis en général assez hermétique à la vidéo. Mais Pixis, installée sous un dôme clos, avec sa musique lancinante et ses images hypnotiques m’a littéralement transportée. J’ai visionné cette vidéo 2 fois de suite tellement j’avais envie de faire durer ce moment dont on a pu profité, confortablement couché sur d’énormes coussins !

J’ai vu ma ville sous un autre jour, embellie ou bousculée par certaines créations. J’ai aimé cette approche qui fait la part belle à deux univers que j’apprécie et qu’on pourrait croire éloignés. Plus éloignés qu’ils ne le sont en réalité. Bref, j’ai fait une chouette déambulation, le nez au vent et les yeux grand ouverts.

Et puis je dois dire que je suis assez fière d’avoir vu une oeuvre offerte au regard et à l’appréciation grand public et que j’ai la chance de voir au quotidien, sur mon lieur de travail !

Lui & Nous

Après le concert de la tournée & auquel j’ai assisté il y a un peu plus d’un an, j’ai eu le plaisir et le bonheur de revoir Julien Doré sur scène récemment, dans une tout autre ambiance.

La tournée Vous & Moi, la version acoustique de sa grande soeur, investit des petites salles et laisse la part belle à la douceur, tant musicalement que visuellement.

Autre particularité de cette tournée : la première partie est assurée par un « inconnu », un artiste local, à qui Julien Doré offre une scène ouverte et une belle exposition.

A Strasbourg c’est Deborah qui a été retenue, accompagnée de sa harpe, pour un pur moment de grâce, en parfait accord avec le concert qui allait suivre. Elle a eu le privilège de partager un duo harpe – guitare avec Julien Doré pour conclure sa prestation et emmener le public vers l’univers de la « star ».

Ce concert était placé sous le signe de l’échange (Julien Doré parle beaucoup entre les chansons !), de l’humour et de l’autodérision (il y a notamment une histoire de roux qui m’a fait plus que sourire), de la poésie et de la bienveillance (comme d’habitude, j’ai envie de dire).

J’ai aimé ce décor intimiste et chaleureux, parfaitement en accord avec la douceur des mots et des notes. J’ai adoré l’interprétation inédite de chansons maintes fois écoutées et entendues mais qui ont trouvé une nouvelle identité, une nouvelle tonalité.

Julien Doré a partagé une chanson au milieu de son public (et même à un mètre de moi. Mode groupie on !), a fait rire et sourire son auditoire, a insufflé de la simplicité dans sa relation et ses échanges avec les autres. Il a mis de la poésie dans les coeurs, il a encouragé un public éclectique à se joindre à lui pour donner de la voix et a charmé tout le monde, je crois.

Le concert s’est conclu avec la présence du fameux panda sur scène, dans la lumière alors que Julien Doré avait rejoint la pénombre du décor pour s’effacer, préparer sa sortie en quelque sorte.

Une fois de plus, le talent et l’originalité de cet artiste m’ont touchée et j’ai eu des papillons dans la tête et dans les yeux bien après la dernière note.

Merci Julien pour ce merveilleux moment hors du temps !

Au musée YSL

L’alibi culturel de ma dernière escapade parisienne a été la visite du musée Yves Saint Laurent.

Il est installé dans l’ancienne maison de couture, un bel hôtel particulier situé non loin de la tour Eiffel où sont nées d’admirables créations, durant 30 ans.

La visite commence par les salons haute couture où avaient lieu des défilés et les essayages des clientes après la présentation des collections. Cet endroit dont le décor d’époque a été conservé plonge immédiatement le visiteur dans une agréable ambiance feutrée.

La suite de la visite est axée sur les fondamentaux du style Yves Saint Laurent. Il y est question de l’appropriation du vestiaire masculin par la femme, bien sûr ; vestiaire masculin qui est sans cesse réinterprété par le couturier, dans le but d’émanciper les femmes, toujours. L’accent est aussi mis sur le thème des voyages qui donnera naissance à des modèles révélant la vision rêvée de l’ailleurs du créateur. Et puis il apparaît combien l’art était à l’origine des idées d’Yves Saint Laurent. Les peintres, les écrivains, les compositeurs ou encore les danseurs ont été autant de sources d’inspiration tout au long de la carrière du couturier.

La visite montre aussi l’élaboration d’une collection, des croquis aux essayages, en passant par le choix des tissus. J’ai découvert le concept des planches de collection qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du défilé. Yves Saint Laurent avait lui-même découvert cette étape du processus de création d’une collection auprès de Christian Dior chez qui il avait fait un apprentissage, à l’âge de 20 ans.

Et puis l’accent est mis sur la collaboration avec les artisans des métiers d’art, sur l’excellence des brodeurs, plumassiers, teinturiers, etc… qui doivent répondre aux exigences et au perfectionnisme du couturier.

La visite est aussi ponctuée par un film consacré à la relation qui a lié Yves Saint Laurent à Pierre Bergé et à leur empire et par des vidéos qui montrent le fonctionnement quotidien de la maison de couture qui comptait plus de 200 employés.

Le Studio, le coeur de la création du 5 avenue Marceau, fait partie du parcours du visiteur. Il s’agit d’un vaste espace clair dont un pan de mur est occupé par un miroir, l’élément principal de la pièce. Le couturier y examinait le reflet du mannequin et pouvait ainsi prendre la distance nécessaire à l’appréciation du vêtement. Se trouve ici aussi une bibliothèque dont les livres étaient la principale source d’inspiration du maître et bien sûr le bureau d’Yves Saint Laurent. Un bureau très simple où l’on peut voir les objets fétiches du couturier et qui traduit l’atmosphère studieuse qui devait régner dans le Studio.

J’ai aimé déambuler dans ce magnifique immeuble, passer de salle en salle tout en admirant des modèles mythiques et des archives de travail du maître (des croquis notamment). Il y a quelque chose d’émouvant à se trouver là où Yves Saint Laurent a mis son énergie au service de son talent.

J’ai été touchée par l’évocation du motif du coeur, l’emblème du couturier, décliné en de multiples créations et qui montre l’importance des accessoires dans la vision de ce monument de la mode.

Avec Yves Saint Laurent la haute couture est littéralement hissée au rang d’art de vivre et l’écrin offert par cet hôtel particulier lui rend parfaitement hommage.