Le pacte du silence de Martine Delomme

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Elisabeth est à la tête des Porcelaines Astier, une manufacture florissante de Limoges. Elle dirige l’entreprise avec assurance, secondée par son directeur adjoint et Louis, son fils. Elle maîtrise sa vie jusqu’au jour où elle doit faire face à une réalité enfouie depuis de longues années et qui remonte à la surface. Un secret de famille. Elisabeth engage un détective privé pour élucider les mystères qui entourent la disparition de son mari. L’enquête la mènera bien au-delà des ses « espérances »…

Ce roman riche en rebondissements aborde de nombreux sujets tels que la duplicité, l’amour, les relations familiales plus ou moins harmonieuses, la culpabilité, la dissimulation, etc…

J’ai lu ce livre très rapidement, happée par l’intrigue mais je dois dire que j’ai parfois été mal à l’aise. Certaines réalités pas franchement jolies m’ont fait penser à certaines situations que je connais, dans mon entourage plus ou moins proche. J’ai trouvé que les aspects les moins reluisants des personnages prennent trop le pas sur les sentiments positifs et ce qui fait la beauté d’une personne… Bref, ce roman ne m’a pas fait rêver et je ne suis pas forcément dans une phase où ce genre de livre peut vraiment me plaire.

Ce que dit la 4è de couverture : « Un secret du passé rattrape Elisabeth, la brillante directrice des porcelaines Astier. Sa vie s’apprête à voler en éclats. A Limoges, en pleine fête réunissant famille, amis et partenaires de la prestigieuse manufacture des porcelaines Astier, une indiscrétion révèle le secret qu’Elisabeth cachait depuis vingt-quatre ans : son ex-mari François n’a pas disparu à cette époque, il a été jeté en prison… Confrontée par son fils Louis, Elisabeth lui promet de retrouver ce père dont elle a perdu la trace. Quel crime François a-t-il commis ? Pourquoi n’a-t-il jamais cherché à revoir les siens ? Alors qu’Elisabeth tente d’apporter des réponses à son fils, elle va découvrir l’ampleur des mensonges et des manipulations dont elle n’a cessé d’être l’objet. »

La septième fonction du langage de Laurent Binet

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L’action de ce roman se déroule dans les milieux politique, littéraire et universitaire. Tout démarre par un simple accident de la route à Paris. Un accident qui s’avère ne pas être aussi banal que ça puisque le piéton renversé n’est autre que Roland Barthes, éminent sémiologue et professeur au Collège de France à qui on aurait volé un document très particulier après un déjeuner partagé avec François Mitterrand.

L’enquête mène un agent des Renseignements Généraux flanqué d’un professeur de sémiologie de Paris à Rome, Bologne, Venise, Naples et Ithaca. De rebondissement en rebondissement, les deux hommes découvrent l’existence d’une société secrète fréquentée par BHL, Umberto Eco, Foucault, Deleuze, Derrida, etc… Leurs investigations mènent le policier et son acolyte jusqu’à Giscard et Mitterrand qui préparent leur débat télévisé de campagne électorale et met sur leur chemin des agents bulgares, de curieux Japonais, des anarchistes italiens et bien d’autres personnages troubles.

L’intrigue est faite d’une série d’assassinats, de courses-poursuites, de rencontres entre intellectuels et gigolos dans des backrooms parisiens, de joutes verbales, de bagarres, de scènes de sexe et de torture, des ingrédients typiques du roman policier mêlés à d’autres, plus originaux.

J’ai beaucoup aimé ce roman haletant, cette plongée dans les années 80 et dans l’univers des mots, de la rhétorique et du pouvoir politique qui nous fait prendre conscience de la force de la sémiologie, des systèmes de communication non linguistiques et du langage. Sous ses aspects de roman policier celui-ci aborde la question de la sécurité nationale et de la mise en danger des fondements de la démocratie, rien que ça ! Et puis j’ai beaucoup aimé l’écriture, alerte et rythmée, qui ont fait de ces presque 500 pages (quand même !) un vrai moment de plaisir, presque trop court.

Ce que dit la 4è de couverture : « A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIè et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a été victime d’une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »