Ma (petite) revue ciné de janvier

L’année démarre fort côté ciné puisque d’entrée de jeu je double le nombre de films vus en un mois par rapport aux 2 mois précédents. Eh oui, j’ai vu… 2 films en janvier !

En ce funeste mois de janvier on aurait pu imaginer que je me tournerais vers des films légers, histoire d’échapper à l’ambiance lourde liée aux attentats mais c’est tout le contraire qui s’est produit… Je me demande comment un psy analyserait ça, tiens !

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Pour commencer j’ai vu L’affaire SK1 de Frédéric Tellier qui raconte l’histoire, ou plutôt la traque et le procès, de Guy Georges, le premier serial killer répertorié en France. Cette affaire est confié à un jeune inspecteur tout juste arrivé à la Brigade Criminelle de la PJ, au fameux 36 quai des Orfèvres. Au terme de 8 ans de travail, de recoupements, d’horaires interminables il parviendra finalement à confondre le tueur. Ce film, au style presque documentaire, rend bien la froideur du sujet, l’angoisse de la police qui compte les cadavres, impuissante mais besogneuse malgré le manque notoire de moyens et avant l’avènement de l’informatique et des fichiers répertoriant les empreintes génétiques. Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce film mais je ne regrette pas de l’avoir vu, ne serait-ce que pour l’ambiance qu’il dégage et la reconstitution de l’atmosphère des années 90 (élection de Chirac, absence de portables, etc…).

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Et puis j’ai vu Loin des hommes de David Oelhoffen. L’histoire se passe dans l’Atlas, en 1954. La toile de fond est la guerre d’Algérie, la rébellion et la rencontre forcée d’un instituteur et d’un homme qui a tué son cousin. L’instituteur (magnifiquement interprété par Viggo Mortensen) est chargé de conduire l’assassin (parfaitement interprété par Reda Kateb) vers le tribunal qui le jugera pour son crime. Leur chemin est parsemé d’embûches (villageois assoiffés de sang, colons revanchards) qui finalement les rapprochent et les poussent à retrouver leur liberté. Ce film montre l’absurdité de la guerre, les affrontements stupides mais aussi la dignité et le courage qui sont eux synonymes de liberté. J’ai aimé la morale de ce film qui incite le spectateur à être acteur de sa vie, à (s’)imposer ses aspirations dans le respect de son prochain. Un message que je ressens le besoin de transmettre par les temps qui courent…

Un café chez Arnold

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Lors de mon escapade à Offenbourg je me suis offert une pause chaleureuse à la Arnolds Kaffeemanufaktur.

Mon oeil a d’abord été attiré par la décoration de cette boutique – salon de thé et par les 2 clients qui sirotaient un café devant l’échoppe, confortablement assis sur un banc garni d’épais coussins.

Pour me réchauffer j’ai choisi un cappuccino très mousseux (servi avec son verre d’eau, comme à Paris !) qui s’est avéré excellent.

Ici on peut également acheter du café torréfié sur place. Arnold propose des mélanges ou des cafés provenant d’un seul pays et adaptés à chaque type de cafetière, même les machines à dosettes.

J’ai aimé l’ambiance de cet endroit fréquenté par des habitués avec qui j’ai partagé un coin de table, en toute simplicité. La décoration rustique invite à la paresse et à la gourmandise et le service est agréable. Si vous passez par Offenbourg, arrêtez-vous au 6 de la Spitalstrasse, vous ne le regretterez pas !

Duo d’anniversaires

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En ce 24 janvier je fête mon anniversaire et la première année d’existence de mon blog.

Ca fait autant de prétextes pour m’offrir une journée plaisir, remplie de petits moments agréables tels qu’un repas dans un bon resto, un samedi sans obligation rébarbative et, je l’espère, le déballage de jolis cadeaux !

La vie est faite de bonheurs simples mais tellement essentiels.

# 3 – Photo culinaire

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Cette semaine j’ai pris le thème du défi photo au pied de la lettre.

Je vous présente donc la photo d’une photo culinaire ! Partisane du moindre effort, moi ?!

Allez, avouez qu’il a l’air délicieux ce pain d’épice perdu et qu’il aurait été dommage de se priver de cette image !

L’hydratation en toute simplicité

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Il y a bien longtemps ma dermato m’avait conseillé d’hydrater régulièrement la peau de mon visage. Et puis Mélanie, ma très chère esthéticienne m’a évidemment prodigué le même conseil dès notre première rencontre.

Voilà donc quelques années que j’ai pris en compte ces conseils avisés et intégré le rituel de l’hydratation dans ma routine beauté. J’ai choisi pour cela un produit de la marque Nivea dont je me sens proche, le soin de jour hydratant fraîcheur dont je me sers avec grande satisfaction.

J’aime la texture légère et non grasse de ce produit qui pénètre rapidement et qui défroisse bien ma peau le matin. J’apprécie la fraîcheur que je ressens après l’application de ce soin qui laisse la peau veloutée et qui permet de se maquiller dans la foulée. Et puis le prix d’un tube est comme le produit, tout doux (environ 6 €).

Depuis quelques années (mais pas tant que ça…) je ne peux plus me passer de l’étape hydratation qui contribue à ma bonne mine au quotidien.

Connaissez-vous une crème hydratante d’un meilleur rapport qualité-prix ?

Debout-payé de Gauz

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En décembre, j’ai eu la chance de rencontrer Gauz chez Soif de Lire, pour la présentation de son premier roman.

Debout-payé nous emmène dans l’univers des vigiles, un univers où la communauté ivoirienne est très représentée. On y découvre le mode de pensée d’un vigile, sa manière de considérer son travail, d’imaginer des intentions aux clients qui fréquentent les boutiques dont il assure la surveillance, de noter des détails insignifiants et d’échafauder des histoires s’y rapportant, etc… Au-delà de ce qu’on pourrait considérer comme des anecdotes on sent la précarité et la dureté de la vie de cet homme, on perçoit ses doutes, on apprend à quoi il rêve.

Ce roman est aussi une leçon d’histoire. Il y est question du rapport entre l’Afrique et la France. Il est y question de la colonisation qui a imposé le pain en Afrique. Rien que pour ce passage ce roman mérite d’être lu ! Il y est également question de la politique menée à l’égard des Africains qui sont venus en France depuis les années 60, de la création de la carte de séjour par Giscard à l’après-11 septembre. Cette histoire se décompose en 3 temps : l’âge de bronze, l’âge d’or et l’âge de plomb.

J’ai aimé la structure originale de ce roman dont le récit littéraire est entrecoupé de vraies notes mémorisées par le héros dans les magasins. J’ai aimé ce mélange de petites histoires et de la grande Histoire.

Gauz nous a expliqué que son roman offre une double lecture, l’une pour ses amis de Paris, l’autre pour ceux d’Abidjan. Il nous a aussi raconté son arrivée en France, qu’il a commencé la rédaction de son roman ici et qu’il l’a terminée en Côte d’Ivoire, alors que son quartier avait été bombardé par l’armée française… Il nous a parlé de la distanciation par le rire dont sont capables les Africains.

Et pour finir il a insisté sur le fait que la plus grande société de sécurité au monde est l’intelligence, que l’intelligence protège de la bêtise. Ses mots ont une résonance toute particulière après ce que la France a vécu il y a quelques jours…

Décidément Gauz est un génie, un génie d’humanité et de savoir. Je ne peux que très chaudement vous recommander son premier roman. Une vraie réussite !

Ce que dit la 4è de couverture : « Debout-payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier à Paris en 1990. C’est un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, mais aussi en l’honneur d’une mère et de la communauté africaine avec ses travers, ses souffrance et ses différences. C’est l’histoire politique d’un immigré et de son regard sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile de la Françafrique jusqu’à l’après 11-Septembre. C’est enfin le recueil des choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Elysées. Une satire à la fibre sociale et au regard aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin – et de plus universel. »