2 victoires express pour la France !

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Vous le savez, le 12 septembre j’ai assisté aux 2 premiers matchs de la 1/2 finale France – République Tchèque de Coupe Davis. Le scénario de cette journée a été parfait, à l’opposé de celui du 1/4 de finale France – Allemagne auquel j’avais assisté à Nancy il y a quelques mois. La confrontation a eu lieu à Roland Garros, sous un magnifique ciel bleu et un soleil de plomb, si si ! J’ai pris LE coup de soleil de l’année dans les tribunes du court central à quelques jours de l’arrivée de l’automne !

La journée a démarré par une déambulation dans les allées du stade, un bon expresso (mais payé bien cher, Paris 16è oblige !) et l’animation offerte par l’ASEFT (Association des Supporters des Equipes de France de Tennis). Puis est entrée en scène la fanfare pour les hymnes nationaux et la présentation des équipes.

En guise d’entrée j’ai assisté au match Gasquet – Berdych. Le Français n’était pas forcément favori mais il a très nettement surclassé son adversaire. J’ai admiré son magnifique revers à une main, une pure merveille. Le match n’a pas été extraordinaire, j’ai trouvé Berdych assez peu concerné par le sujet ce qui n’enlève aucun mérite au Français, loin de là. Richard Gasquet a été sérieux, s’est appliqué et… a été démonstratif après la balle de match, chose assez incroyable pour ce joueur au comportement généralement sobre. Ca en disait long sur sa motivation et peut-être sur son soulagement aussi. Le premier point a été gagné en 2 heures de jeu à peine sur le score sans appel de 6-3 6-2 6-3.

Puis a suivi le match de mon chouchou, Jo-Wilfried Tsonga, face à Lukas Rosol, un joueur que je ne connaissais pas. Le Français a démarré le match doucement mais il a réussi à élever son niveau de jeu pour éviter toute frayeur ou déconvenue. Il s’est appuyé sur un bon service (que j’ai pris en photo de multiples fois !), ce coup lui assurant une belle et finalement facile domination. Rosol a été très clairement dépassé par la vitesse de balle de Jo qui a gagné son match en 1 heure 30 sur le score de 6-2 6-2 6-3.

Voilà comment à 15 heures la France menait 2-0. Et voilà comment en milieu d’après-midi j’avais déjà quitté le stade, après tout de même un arrêt à la buvette et à la boutique.

2 jours plus tard la France se qualifiait pour la finale qui aura lieu à Lille fin novembre, contre la Suisse. J’espère être de la partie !

Ma (toute petite) revue ciné de septembre

Eh oui, en septembre aussi je n’ai vu qu’un seul film, mais quel film !

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J’ai vu Pride de Matthew Warchus qui raconte l’histoire vraie de la rencontre du LGSM (Lesbians and Gays Support the Miners) et d’un groupe de mineurs grévistes du Pays de Galles. Le choc des mondes quoi !

Tout démarre quand le leader du groupe d’homosexuels londoniens estime que leur combat pour la reconnaissance sociale ressemble à celui des mineurs. Il décide alors de soutenir les ouvriers en organisant des collectes d’argent et en leur procurant des vivres.

Le film nous replonge dans l’ambiance musicale des années 80, dans l’Angleterre prolétaire qui ose affronter Thatcher, dans cette période où la communauté homosexuelle est confrontée aux débuts du Sida, etc… Le film est aussi la preuve que des univers opposés peuvent se retrouver quand un obstacle commun se dresse sur leur route et que la tolérance ouvre des portes insoupçonnées et tellement intéressantes.

On voit aussi la difficulté du coming out, la répression policière, l’emprise croissante de l’économie sur le social. Et puis ce film a même un message féministe, oui, oui, tout à fait !

J’ai adoré ce film social. Il est réjouissant, drôle, sensible et puis c’est une comédie qui a du fond, ce qui n’est pas si courant. Le fait que la Gay Pride soit à la fois montrée comme une célébration et comme un acte de militantisme résume l’intelligence de ce film que je vous recommande vivement. En sortant du ciné vous aurez les tubes de Bronski Beat, Dead or Alive, Culture Club, Bananarama en tête et vous vous sentirez bien, je vous le garantis.

Shopping à… Landersheim !

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Je suis Adidas addict, oui… Alors je fréquente beaucoup la boutique de Strasbourg (le sourire d’un vendeur en dit long sur le nombre de fois qu’il me voit dans son magasin !) ou, de temps en temps, la boutique des Champs Elysées, parce que je le vaux bien !

Et pour la première fois, il y a quelques jours, j’ai fait mes emplettes aux 3 bandes à… Landersheim, à 25 km de chez moi. Landersheim n’est pas la Mecque du shopping, loin de là… C’est même ce qu’on appelle un bled, un bled perdu dans le Kochersberg (repeat after me!). Y vivent à peine 200 habitants, mais Adidas France y a son siège et le magasin d’usine propose de bonnes affaires à ses clients. C’est top ça, non ?

Dans mon panier à 174 € j’ai mis 1 robette de tennis, 2 collants, 1 brassière, 1 étui téléphone et 1 paire de chaussures ! C’est pas mal quand on sait que le total de ces achats en boutique se serait élevé à 268 €, non ?

Alors bien sûr, c’est un magasin d’usine. La présentation des produits n’est pas celle des boutiques, la collection du moment est absente des rayons mais franchement, on s’en fout, non ?

Moi en tous cas je suis ravie de mes achats. Et voilà qui ne va rien arranger à mon addiction à ma marque de sport préférée !

PS : vous avez juqu’à demain soir minuit pour participer au concours que j’organise à l’occasion de la parution du 100è billet !

Les Galeries Lafayette en version Journées du Patrimoine

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Je n’avais pas prévu de participer aux Journées du Patrimoine jusqu’à ce que je reçoive une invitation des Galeries Lafayette pour une visite du magasin de Strasbourg.

C’est ainsi que je me suis retrouvée dans les coulisses, mais pas que, d’une de mes adresses shopping préférées.

Martine, notre guide, nous a d’abord appris que les Galeries Lafayette ont été créées en 1894 par 2 cousins alsaciens, eh oui ! Théophile Bader et Alphonse Kahn ont ouvert le premier magasin à Paris, au 1 rue Lafayette, d’où le nom de l’enseigne, tout simplement. A l’époque le concept de grand magasin visait à concurrencer les boutiques éparpillées dans la ville ou dans les fameux passages couverts.

Le magasin de Strasbourg, imaginé par les architectes Krafft et Berninger (dont les noms figurent sur les façades) a été construit place Kléber en 1913. Il est la synthèse des inspirations française et germanique, par le biais des ornements floraux de style Art Nouveau, des cariatides qui symbolisent les 4 saisons et de l’utilisation du grès des Vosges. Martine, non sans malice, nous a fait remarquer que la statue représentant le printemps a récemment dû être restaurée parce qu’elle avait le bras cassé !

En 1914 le magasin a été réquisitionné pour servir d’entrepôt. En 1919 il a été inauguré sous le nom Magasins Modernes (MagMod) après s’être appelé Kaufhaus Modern. En 1920 il est ravagé par un incendie criminel. Le moins qu’on puisse dire c’est que la grande histoire s’est immiscée dans celle de ce magasin !

Plus récemment le magasin prend l’enseigne Nouvelles Galeries en 1982 et les Galeries Lafayette s’en portent acquéreurs en 1991 ; le magasin change à nouveau d’enseigne en 2000 pour devenir les Galeries Lafayette.

Au-delà de l’histoire, l’endroit est intéressant du point de vue architectural. Martine nous a fait remarquer les belles balustrades aux motifs floraux répétitifs, l’escalier en chêne, les moulures en stuc, les mains courantes joliment ciselées, le décor du plafond du nouvel espace joaillerie qui rappelle la coupole du magasin de boulevard Haussmann, un vitrail d’origine représentant Hermès, le dieu du commerce.

Et elle nous a fait découvrir… la fontaine qui se trouvait dans la cour intérieure jusqu’en 1962. Pour les curierses, la fontaine se situe dans l’espace du Spa Clarins, à gauche de l’escalier. Allez y jeter un oeil !

Et puis, parce que le magasin est plein de surprises du rez-de-chaussée au dernier étage, nous avons fini notre tour par une visite aux abeilles qui ont élu domicile sur le toit. 6 ruches ont été installées là et 100 kilos de miel ont été récoltés en 2013 avant d’être distribués aux employés.

J’ai trouvé cette visite très agréable, j’ai ressenti toute la fierté de notre guide amateur de travailler pour cette enseigne chargée d’histoire et toujours dans l’air du temps, au fil des années.

PS : n’oubliez pas de participer au concours que j’organise à l’occasion de la parution du 100è billet !

Chic balade

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Vous le savez, j’étais à Paris dernièrement. Le prétexte de mon séjour était la première journée de la 1/2 finale France – République Tchèque de la Coupe Davis. Cet événement a eu lieu à Roland Garros, dans le 16è arrondissement, donc. Un arrondissement que je ne connaissais pas beaucoup et que j’ai décidé de visiter la veille des hostilités sportives.

Pour cette découverte je m’en suis remise au guide Balades et petites histoires parisiennes (que je vous recommande chaudement). La promenade intitulée Le village de Passy a tenu toutes ses promesses, sous un soleil généreux. Pour la petite histoire la village de Passy était un hameau de bûcherons au 15è siècle.

Cet arrondissement qui a la réputation d’être ennuyeux, sans vie, s’avère être surprenant sur le plan architectural et pas si coincé que ça ! Suivez le guide !

La promenade démarre à la station de métro Passy, à deux pas du très discret Musée du Vin situé ironiquement Rue des Eaux ! Elle se poursuit par la traversée du Parc de Passy où se trouvaient autrefois des thermes (eaux ferrugineuse). Le jour de ma visite cet endroit était fréquenté par de nombreux adolescents vêtus de bleu marine et à la fameuse mèche trop longue sur les yeux. Un vrai uniforme bon chic bon genre ! Un détail très 16è arrondissement qui m’a fait « sourire » : le parc est interdit aux chiens, même tenus en laisse.

J’ai continué mon chemin par la très jolie rue Berton, un chemin pavé à l’air campagnard reposant et inattendu. Cette rue abrite la maison de Balzac. J’ai ensuite rejoint la rue de Passy, une artère commerciale animée aux enseignes variées et pas forcément hors de prix !

Puis j’ai emprunté de nombreuses autres rues, toutes bordées de magnifiques immeubles haussmanniens mais aussi d’immeubles aux façades en verre et béton armé qui ont fait scandale lors de leur construction. Il paraît que l’architecture de l’immeuble du 25bis rue Benjamin Franklin est remarquable mais je n’ai pas pû l’admirer car le bâtiment était en plein ravalement… Les immeubles de style Art Nouveau et Art Déco sont également très nombreux et particulièrement beaux (9 rue Claude-Chahu, 5 rue Massenet, centre commercial Passy Plaza, rue Vital). La promenade se termine à l’ancienne gare de la Muette transformée en bar-restaurant.

J’ai aimé les nombreux points de vue sur la Tour Eiffel, les voies privées, les habitants so chic, les rotondes sur les toitures des immeubles, les bow-windows, les mosaïques murales, les terrasses haut perchées ainsi que les belles façades et halls d’entrée tous très bien entretenus et cossus.

En bonne gourmande que je suis j’ai agrémenté ma promenade d’une pause thé-tarte au citron meringuée chez Thé Cool, un salon de thé à l’ambiance chic mais décontractée et accueillante même pour une touriste en Doc Martens !

Le guide indique que cette balade dure 1h30 mais j’ai passé bien plus de temps dans cet arrondissement où je me suis sentie à l’aise, où les habitants prennent leur temps et qui offre des beautés architecturales à chaque coin de rue.

PS (complètement hors sujet) : n’oubliez pas de participer au concours que j’organise à l’occasion de la parution du 100è billet !

Vous, le blog et un cadeau

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Ceci est mon 100è post depuis la création d’Indispensables futilités et autres bonheurs, en janvier, le jour de mon anniversaire pour être très précise.

En 8 mois mon blog a été visité un peu plus de 9000 fois. Sans surprise mes lectrices sont majoritairement françaises. Sur la 2è marche du podium de l’assiduité se trouvent les Canadiennes et la médaille de bronze revient aux Tunisiennes. J’aime l’idée que le top 3 soit composé de lectrices de pays francophones situés sur 3 continents différents.

Dans l’ordre décroissant arrivent ensuite les lectrices de Belgique, des Etats-Unis, de Suisse, du Luxembourg, du Maroc, d’Algérie, de Russie, d’Allemagne, des Pays-Bas, de la Réunion, d’Espagne, d’Irlande, d’Israël, de Madagascar, du Royaume Uni, du Portugal, de Martinique, du Cameroun et de Norvège. Les pays à 1 point (comme on dit à l’Eurovision !) sont la Guadeloupe, l’Italie, la Nouvelle Calédonie, la Suède, le Surinam, le Bénin, la Jordanie, la Côte d’Ivoire et la République Démocratique du Congo.

Sont clairement sous-représentés l’Amérique du Sud et le Moyen-Orient et l’Asie et l’Australie sont carrément absentes de la carte de mes lectrices. Ceci dit je suis contente et peut-être même flattée d’être lue dans des pays aussi exotiques que la Russie ou Israël pour n’en citer que deux.

Je tiens à remercier tout particulièrement Mademoiselle Coquelicot, Aloxx, jennifer, Marion, Camille, Joséphine, Simone-Henriette, C., Larissa et Joupette qui m’ont laissé quelques mots au bas d’un ou plusieurs posts. Je remercie également Sonia607, celinebranch, alibaba.aloxx, pinklady, planetevegas, Globe-T, basblonde, La Belle EnVie et portbouet que j’appelle mes timides puisqu’elles sont passées ici en laissant « seulement » un « j’aime ». Merci à vous les filles, vos petits mots ou même votre présence discrète me font très plaisir.

Je me suis dit que ce 100è post était une bonne occasion pour vous proposer un petit concours. J’ai composé un lot qui me ressemble, une pochette surprise girly qui, je l’espère, plaira à la gagnante. Vous avez jusqu’au 27/09 à minuit pour me dire ce que vous aimez trouver en venant sur mon blog. Un tirage au sort sera ensuite organisé parmi vos commentaires (n’oubliez pas de laisser une adresse mail).

A bientôt pour le 101è billet !

L’attente de Catherine Charrier

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Marie est la femme de Paul et mène une vie apparemment rangée. Marie est la maîtresse de Roch, un homme marié, père de famille qui a 10 ans de plus qu’elle. Roch a promis à Marie qu’il quitterait sa femme après un an de cette liaison adultère qui durera finalement… 13 ans !

Au fil de ce roman on suit l’héroïne dans ses turpitudes, ses joies, ses attentes, ses élans mais aussi dans ses peurs, sa dépression, la fin de son couple légitime, etc…

J’ai dévoré ce roman à la construction originale. Entre les chapitres intitulés « J », « J + 498 », « J+ 2920 », etc… s’en glissent d’autres, sans titre ceux-là, qui abordent tous le thème de l’attente. Cette attente qui prend toute la place et la peur qui l’accompagne.

J’ai aimé la sensualité qui se dégage de ces pages, la manière franche dont la sexualité est racontée, ainsi que les tourments liés à l’amour. Car non, l’amour n’est pas un sentiment pur et idéal ; il est aussi synonyme de besoin, d’addiction, d’aveuglement et de jalousie.

Ce que dit la 4è de couverture : « Les étreintes fugitives dans des parkings souterrains, les échappées belles dans des lieux interdits, les caresses et les baisers volés… Les amours clandestines esquissent de nouvelles géographies : cartes des villes revisitées en errances secrètes, cartes des corps à la pudeur tombée, cartes des coeurs au tempo affolé.  La passion adultère se rit des conventions ; en elle, mensonges et vérités se mêlent et s’emmêlent, et le temps se perd. Il lui a dit que, dans un an, il quitterait sa femme. Passent les jours, reste l’amour… et l’attente. »