Les petits bonheurs # 42

Les derniers jours ont été placés sous le signe de l’amour. Que c’était bon !

Cette semaine

  • j’ai pris mon sac cartable vert fluo acheté à Londres il y a plusieurs années et que j’aime toujours autant. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je l’utilise si peu…
  • M. m’a attendue au coin de la rue, au petit matin, et on est allé à la gare ensemble. Et on s’est embrassé dans l’ascenseur.
  • j’ai rencontré un fournisseur toute seule.
  • M. m’a appelée.
  • j’ai poursuivi ma mission de cat sitter. Et j’ai pris une bière dans le frigo. Merci voisine-qui-travaille-chez-Kronenbourg !
  • M. a acheté des préservatifs. Youpi !
  • j’ai mangé une tartelette au citron.
  • M. portait une marinière le jour où je portais ma robe marinière. Ca s’appelle les grands esprits !
  • M. a couru pour pouvoir prendre « notre » train.
  • j’ai dîné à la campagne.
  • ma voisine-qui-travaille-chez-Kronenbourg m’a rapporté un cadeau de Barcelone.
  • j’ai déjeuné avec M.
  • j’ai découvert le corps de M. et la douceur de sa peau.
  • j’ai fait une sieste.
  • j’ai trouvé 20 euros dans la rue.
  • j’ai participé à un atelier de découverte de la naturothérapie chez Mélanie.
  • j’ai dîné chez Mélanie et Olivier.
  • j’ai participé à un petit déjeuner basé sur la naturothérapie chez Mélanie.
  • je me suis promenée sous la pluie.
  • j’ai passé une super soirée avec Aurélie.
  • je me suis occupée d’un dossier qui me tient à coeur.
  • j’ai passé une journée tranquille chez moi.

Bonne fin de soirée !

La citation de la semaine # 83

Je n’avais jamais vraiment pensé à ça. Mais c’est tellement vrai !

Donner est une preuve de générosité, de bienveillance, de gentillesse, ça c’est sûr. Mais savoir recevoir, c’est pareil, ça démontre une grandeur d’âme. En effet, cette reconnaissance est une marque d’amour ou d’amitié.

Maintenant je « comprends » pourquoi j’ai été froissée parfois, quand j’ai offert quelque chose qui n’a pas été appréhendé à sa juste valeur. Je n’étais pas simplement déçue, voire triste pour moi mais aussi pour l’autre qui ne sait pas accueillir ce qui est bon et doux.

Eh oui, être généreux n’est pas aussi simple qu’on le croit et ne va pas seulement dans un sens.

A méditer !

Jamais je ne l’oublierai…

Papa est décédé le 26 mars 2016… Ce jour-là il faisait beau, comme aujourd’hui. Le ciel était bleu et le soleil brillait haut et fort.

Je me souviens de cette journée comme si c’était hier… et pourtant un an a passé…

Un an d’absence c’est long et court à la fois. Mais un an d’absence n’enlève rien à l’amour que je porte à mon père. Et c’est ça le plus important.

L’amour ne meurt pas, oh non !

La citation de la semaine # 46

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Mettre un peu de folie dans son quotidien, c’est indispensable. Et ça peut se traduire de plein de manières. Chacun a sa façon de mettre du peps dans sa vie, de se sentir bien.

Pour moi c’est trotter en Doc dorées, dire mon amour, découvrir une nouvelle activité « éloignée » de moi (le yoga dernièrement) ou un nouvel artiste, proposer un moment de partage à quelqu’un qui m’est cher de manière inattendue ou dans des circonstances particulières (non, n’insistez pas, je n’en dirai pas plus !), etc…

En fait, l’existence s’illumine quand on ose, tout simplement. Oser être soi-même, oser être qui on est vraiment, je crois bien que c’est ça le bonheur.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

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Ce roman est l’histoire d’une confession. Celle d’une vieille dame anglaise, bien sous tous rapports (comme on dit !) et qui, suite au départ d’une femme rangée avec un jeune homme, s’ouvre au narrateur sur sa propre expérience ; narrateur qui est le seul à défendre la femme adultère parmi la petite société présente au moment des faits. Lui est dans la compréhension et non pas dans le jugement, contrairement aux autres. Il estime que cette femme a simplement suivi sa volonté et même qu’elle a fait preuve de courage. Cette manière d’appréhender la situation incite la vieille dame à raconter ce qu’elle n’a jamais dit à personne et à s’avouer certaines choses à elle-même.

J’ai adoré l’histoire de cette passion foudroyante. L’amour ici n’a que faire des contrats et des conventions et marque à vie. Quel romantisme ! L’auteur décrit avec subtilité et force tout ce que l’amour peut engendrer quand il est profond, entier et qu’il ne se laisse pas enfermer dans la tiédeur. Il est question ici de peur, de curiosité et de don total de soi. Et aussi de prévenance et de reconnaissance… ou pas ! J’ai adoré le parallèle fait entre la passion du jeu et la passion amoureuse. L’auteur nous plonge dans les questionnements intimes de cette femme, des questionnements qui pourraient, mais non, que dis-je, qui devraient être les nôtres. Quel talent !

Ce que dit la 4è de couverture : « Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d’Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l’établissement : la femme d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise, sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. »