Jamais je ne l’oublierai…

Papa est décédé le 26 mars 2016… Ce jour-là il faisait beau, comme aujourd’hui. Le ciel était bleu et le soleil brillait haut et fort.

Je me souviens de cette journée comme si c’était hier… et pourtant un an a passé…

Un an d’absence c’est long et court à la fois. Mais un an d’absence n’enlève rien à l’amour que je porte à mon père. Et c’est ça le plus important.

L’amour ne meurt pas, oh non !

La citation de la semaine # 46

recite-5tnxrp

Mettre un peu de folie dans son quotidien, c’est indispensable. Et ça peut se traduire de plein de manières. Chacun a sa façon de mettre du peps dans sa vie, de se sentir bien.

Pour moi c’est trotter en Doc dorées, dire mon amour, découvrir une nouvelle activité « éloignée » de moi (le yoga dernièrement) ou un nouvel artiste, proposer un moment de partage à quelqu’un qui m’est cher de manière inattendue ou dans des circonstances particulières (non, n’insistez pas, je n’en dirai pas plus !), etc…

En fait, l’existence s’illumine quand on ose, tout simplement. Oser être soi-même, oser être qui on est vraiment, je crois bien que c’est ça le bonheur.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

dscn4102

Ce roman est l’histoire d’une confession. Celle d’une vieille dame anglaise, bien sous tous rapports (comme on dit !) et qui, suite au départ d’une femme rangée avec un jeune homme, s’ouvre au narrateur sur sa propre expérience ; narrateur qui est le seul à défendre la femme adultère parmi la petite société présente au moment des faits. Lui est dans la compréhension et non pas dans le jugement, contrairement aux autres. Il estime que cette femme a simplement suivi sa volonté et même qu’elle a fait preuve de courage. Cette manière d’appréhender la situation incite la vieille dame à raconter ce qu’elle n’a jamais dit à personne et à s’avouer certaines choses à elle-même.

J’ai adoré l’histoire de cette passion foudroyante. L’amour ici n’a que faire des contrats et des conventions et marque à vie. Quel romantisme ! L’auteur décrit avec subtilité et force tout ce que l’amour peut engendrer quand il est profond, entier et qu’il ne se laisse pas enfermer dans la tiédeur. Il est question ici de peur, de curiosité et de don total de soi. Et aussi de prévenance et de reconnaissance… ou pas ! J’ai adoré le parallèle fait entre la passion du jeu et la passion amoureuse. L’auteur nous plonge dans les questionnements intimes de cette femme, des questionnements qui pourraient, mais non, que dis-je, qui devraient être les nôtres. Quel talent !

Ce que dit la 4è de couverture : « Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d’Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l’établissement : la femme d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise, sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle. »

La pudeur

dscn4084

Dans ma famille on ne se dit jamais qu’on s’aime… Je ne sais pas si je le regrette ou non mais c’est comme ça.

En revanche on s’offre des preuves d’amour. En voici une que j’ai eue de ma cousine adorée, ma cousine pleine de talent, de sensibilité, d’ironie et de force.

Pour moi qui adore l’écriture ces quelques mots couchés sur une page ont plus de valeur que tous les beaux discours.

La rose du 26

DSCN4045

Papa est décédé le 26 mars et depuis ce jour le fleuriste me voit débarquer dans sa boutique le 26 de chaque mois.

La rose rouge s’est naturellement imposée comme le symbole du souvenir, du recueillement, de l’amour. Du manque aussi.

La rose est piquante et pourtant si douce, elle correspond à la perfection à la personnalité de mon père qui m’aimait « à la dure », sans concession, avec beaucoup d’intransigeance mais toujours sincèrement et profondément.

Je t’aime, Papa.

La relation parfaite ou La vie rêvée de moi

relation parfaite

Pour la solitaire que je suis, pour celle qui a besoin d’indépendance, voilà à quoi ressemble une relation parfaite avec un homme.

Il vit chez lui. Je vis chez moi.

Il n’est pas forcément disponible mais se montre ingénieux et créatif. Bref, il est enthousiaste quand l’opportunité d’un rendez-vous amoureux se présente !

Il est présent, même quand on ne s’y attend pas, même à distance. Et c’est très romantique.

Il n’est pas fan des fêtes de famille.

Il aime faire l’amour et le sexe fait partie de tous nos rendez-vous. Et surtout, surtout, on ne fait jamais assez l’amour.

Chacun de nos moments partagés est précieux, parce qu’il est rare. L’obligation et la routine ne font pas partie de notre relation.

On ne fait pas des choses inintéressantes (comme les courses alimentaires, le ménage) ensemble ! Bref, on ne profite que du meilleur de la vie !

Il n’a pas d’enfant, ce qui simplifie grandement les choses pour qui doit gruger pour fixer un rendez-vous avec sa maîtresse !

Vous pensez que cet homme n’existe pas ? Eh bien si ! Et je l’ai rencontré pour mon plus grand plaisir.