Le 1000è est… confiné !

Le moins qu’on puisse dire c’est que je n’imaginais pas, quand je publiais mon tout premier post, que le 1000è billet tomberait pendant une période aussi étrange que celle que nous vivons actuellement… !

Je n’imaginais pas non plus que 6 ans plus tard je prendrais toujours autant de plaisir à m’exprimer ici, à partager avec vous ce qui fait mon quotidien, en toute simplicité.

Ces 1000 billets sont le reflet de ce que je suis, de ce que je vis. Quand je relis d’anciens posts je réalise que je pourrais les réécrire aujourd’hui, que mes centres d’intérêt n’ont pas changé. Le ciné, les moments gourmands, la découverte de villes, les petits achats m’apportent toujours autant de plaisir et restent mes principales sources d’inspiration.

Le confinement actuel n’est pas forcément une période très inspirante mais j’ai tout de même décidé que cet épisode serait le plus profitable possible. Je veux profiter de ce temps coupé de l’extérieur pour vivre confortablement, dans tous les domaines.

Je télétravaille depuis 2 semaines et j’apprécie de pouvoir être sur mon lieu de travail quelques minutes après être sortie de mon lit ! Et puis je peux m’apprêter ou pas, ce qui n’est pas possible quand on va au bureau. Je savoure cette liberté.

Je profite aussi de mon chouette appartement pendant des journées entières et je me félicite chaque jour d’avoir un logement aussi agréable où je peux lire, paresser, cuisiner, prendre soin de moi, faire des pauses gourmandes. Je suis même quelques leçons de maths, anglais et français à la télé ! Et puis j’appelle mes amis bien plus souvent qu’en temps normal.

Finalement, c’est pas si mal le confinement ! Je crois même que je vais y prendre goût maintenant que j’ai trouvé mes repères !

A bientôt pour le 1001è post et n’oubliez pas, restez chez vous !

Et pro-fi-tez ! C’est vraiment le credo de mon blog depuis le début de l’aventure et c’est pas près de s’arrêter !

Ma (petite) revue ciné de mars (ou la vie d’avant…)

J’ai réussi à voir 2 films en mars, avant le confinement, donc. Ces séances me paraissent loin, bien loin…

J’ai vu De Gaulle de Gabriel Le Bomin, un film dont l’histoire se déroule sur la période allant de mai à juillet 1940. Au printemps 1940 l’armée française subit de nombreux revers et les Allemands sont aux portes de Paris. Le colonel De Gaulle, bien qu’ayant repoussé l’ennemi, doit faire face à un gouvernement paniqué prêt à accepter la défaite. Le général nouvellement promu parvient toutefois à convaincre les dirigeants français qu’une négociation avec les Britanniques pourrait aboutir à une fusion salutaire et se rend donc à Londres d’où il lancera le fameux appel du 18 juin et la Résistance. Voilà pour le volet historique. Mais le film s’attache aussi à l’intimité du militaire qui apparaît fragile, assailli par le doute dont le libère bien souvent sa femme Yvonne et particulièrement attachée à sa fille trisomique qui lui insuffle du courage et qu’il souhaite faire soigner. J’ai beaucoup aimé ce film qui oscille entre histoire et intimité et qui offre une image humaine de cet homme qu’on résume à son statut de général, en omettant son humanité et sa sensibilité.

Et puis j’ai vu Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. C’est l’histoire de trois femmes qui mènent une double vie. Elles se retrouvent chaque jour pour franchir ensemble la frontière belge et travailler dans une maison close. Elles deviennent alors d’autres femmes, des filles de joie qui se battent pour avoir un confort minimal et garder leur dignité. Elles se laissent croire qu’elles se satisfont de leur statut de prostituées mais leurs tenues affriolantes et colorées ne parviennent pas à dissimuler la détresse sociale, sexuelle et psychologique qui les tenaille. J’ai vu ce film en avant-première il y a quelques semaines déjà mais il n’est pas sorti à ce jour, à cause du confinement… Frédéric Fonteyne était présent et a expliqué son travail, ses recherches, les rencontres avec de vraies prostituées nécessaires à la réalisation de son film. Il a affirmé assumer l’excès, la crudité, la démesure utilisés pour dénoncer l’esclavagisme qui touchent ces femmes et qui est un immense scandale selon lui (et la coréalisatrice, sa compagne). Ce film m’a secouée, tant par le sujet évidemment que par le talent des actrices qui rendent crédible cette histoire qui aurait pu verser dans la seule violence mais qui est aussi empreint de solidarité.

Avez-vous également eu le temps d’aller au cinéma pendant la première quinzaine de mars ? Quels films avez-vous vus ?

Les petits bonheurs # 167

On arrive à la fin d’une semaine complète de confinement, certes, mais les petits bonheurs n’ont pas dit leur dernier mot pour autant. Non mais !

Je n’ai travaillé qu’une journée. Et j’avoue que ce temps libre inattendu n’a pas été pour me déplaire.

J’ai appelé Nicolas. Farid m’a appelée. Et pas un jour n’a passé sans que je ne discute avec ma mère. Le confinement, contre toute attente, ça rapproche ! Et j’ai échangé des dizaines de messages avec Aurélie, Katia, Mohamed et Muriel.

J’ai rendu un tout petit service à Catherine et elle m’a remerciée en bières que j’ai trouvées sur mon paillasson, confinement oblige. On s’est aussi donné rendez-vous pour un « terrasse-fenêtre » et une discussion entre voisines.

J’ai mis mon rouge à lèvres Red Sunset pour faire de mon unique sortie de la semaine une fête.

J’ai partagé un e-apéro avec Farid et Katia. Quel bonheur d’avoir de tels amis.

J’ai fait des jeux sur Facebook.

J’ai poursuivi mon ménage de printemps. Aucun recoins du salon, du couloir et de la salle de bain n’a échappé au passage de l’aspirateur et de la serpillière !

Comment avez-vous vécu cette semaine de confinement ? Avez-vous toujours le moral ?

4 ans

4 ans que ce genre de moment n’existe plus…

Mais il reste les souvenirs. Et l’amour. L’amour que j’ai pour ce père qui était d’une gentillesse absolue.

En souvenir de lui et parce qu’il aimait la forêt j’avais prévu de passer ce jeudi dans les Vosges, avec Maman.

Mais le confinement en a décidé autrement… Aujourd’hui je suis bloquée chez moi et c’est certainement pour ça que je ressors cette photo maintenant. Cette photo qui a été prise chez moi, dans cet appartement que j’ai trouvé grâce à Papa.

Tout se tient.

Mon kit de confinement

Voilà, j’y suis…

Je suis confinée, bien sûr, comme la plupart d’entre vous. Mais surtout, et c’est là le grand changement, je ne travaille plus, fini le télétravail… !

Alors, en bonne organisatrice, j’avais prévu l’après qui commence aujourd’hui puisque je suis désormais en récup et que je vais enchaîner avec 5 jours de congé (oui, j’ai été obligée de poser des congés… super…) puis une période de chômage partiel dont la durée reste à définir.

J’ai fait le tour de mes 66 mètres carrés et j’ai rassemblé ce qui pourrait agrémenter au mieux cette période d’enfermement. Au menu, les pièces d’un puzzle à assembler, du coloriage, de la lecture.

A cela s’ajoute le ménage. J’ai d’ailleurs commencé par le nettoyage de ma cuisine dès le week end dernier et puis j’ai enchaîné avec un gros passage d’aspirateur pas plus tard que ce matin même. J’aimerais aussi faire un gâteau mais pour ça il va falloir que j’achète quelques ingrédients… Demain peut-être.

Je vous souhaite le confinement le plus profitable possible. Bon courage à tous et surtout, restez chez vous.

Les petits bonheurs # 166

On vient de vivre une semaine particulière, c’est rien de le dire. Mais confinement ne veut pas dire absence de bonheur, non mais !

J’ai découvert le télétravail et franchement, ça me plait ! J’ai apprécié le fait de bosser sans être dérangée (j’ai la chance de vivre seule. C’est un bonheur que je savoure chaque jour mais encore plus depuis mardi, premier jour de confinement et de télétravail, donc). J’ai aussi apprécié de ne pas sentir la « surveillance » permanente de mon collègue et de mon manager. En quelque sorte je suis confinée mais je me sens plus libre que lorsque je suis au bureau !

J’ai eu du courrier ! Ca peut ressembler à un détail mais cette semaine ça signifiait aussi contact avec l’extérieur puisque c’était un pli contenant des attestations de déplacement dérogatoire imprimées par ma maman.

Et puis ça voulait aussi dire que les services de la poste fonctionnaient (encore ?).

Ce courrier m’a donc permis d’aller à la poste pour retirer un recommandé tant attendu, à savoir ma nouvelle carte grise pour laquelle j’avais entamé les démarches en… janvier !

J’ai fait un test Skype avec Farid. Et j’ai réussi à faire fonctionner le truc. Je ne suis pas un geekette, loin de là, donc c’était pas forcément gagné… ! Mais j’y suis arrivée.

Je me suis fait un masque hydratant.

J’ai nettoyé ma cuisine à fond, comme je le fais rarement. Que ça fait du bien de s’occuper de son chez soi quand on a la perspective de devoir y rester pour un moment ! J’en ai profité pour éliminer des choses de mes placards et que j’ai proposées à mes amis sous forme de vide-grenier virtuel !

J’ai pris un e-tea avec Katia, sur Skype donc ! Et puis un e-apéro avec Aurélie, Céline et Farid. C’était le bonheur de voir les visages souriants de mes amis et de rire.

Et puis j’ai bien discuté au téléphone avec Kevin et Viviane. Et maman, bien sûr.

J’ai discuté avec Catherine, ma voisine du 1er. On prend rendez-vous par sms et on se retrouve pour un papotage, elle sur sa terrasse et moi à la fenêtre de ma salle de bain !

Olivia est née.

Et vous, comment avez-vu vécu ces premiers jours de confinement ?