Ce que je ne lui dirai (peut-être) pas

Je m’endors avec cette envie d’être avec lui. Je me réveille (souvent au milieu de la nuit) avec cette envie d’être avec lui. Je lui ai parlé de ces réveils nocturnes et… il m’a parlé des siens ! J’adore. Le fait qu’il sache que je pense à lui chaque nuit me mènera peut-être quelque part ?

J’ai envie de me blottir dans ses bras, de poser mon visage sur son sexe et de le sentir à travers ses vêtements. Comme un animal qui m’apaiserait.

Je le vois partout. Je pense à lui tout le temps. Il me manque. Je ressens un attachement fort à lui.

Il n’a rien fait pour que je tombe amoureuse de lui mais force est de constater que je suis sous son charme, que j’ai du désir pour lui et que je voudrais faire l’amour avec lui.

Je l’imagine dans mon lit. Je l’imagine nu.

Dans mes pensées les plus folles il me caresse, il me suce, il me fait jouir.

Je parle de lui à qui veut bien m’écouter.

J’admire ses connaissances et je rêve de découvrir tellement de choses grâce à lui.

Le temps passé avec lui est un temps de qualité. Un temps béni. Un temps toujours trop court.

Je me passe et me repasse à l’envi une vidéo trouvée sur internet. Je bois ses paroles, j’adore sa gestuelle. Sa voix me fait un effet de dingue !

Je nous trouve des points communs, de jolies coïncidences dans nos vies, des choses qu’on aime lui et moi. Qui nous rapprochent. Je l’espère.

Je suis amoureuse. Tous les symptômes sont là. Mais que faire de tout cet amour ?

La relation parfaite ou La vie rêvée de moi

relation parfaite

Pour la solitaire que je suis, pour celle qui a besoin d’indépendance, voilà à quoi ressemble une relation parfaite avec un homme.

Il vit chez lui. Je vis chez moi.

Il n’est pas forcément disponible mais se montre ingénieux et créatif. Bref, il est enthousiaste quand l’opportunité d’un rendez-vous amoureux se présente !

Il est présent, même quand on ne s’y attend pas, même à distance. Et c’est très romantique.

Il n’est pas fan des fêtes de famille.

Il aime faire l’amour et le sexe fait partie de tous nos rendez-vous. Et surtout, surtout, on ne fait jamais assez l’amour.

Chacun de nos moments partagés est précieux, parce qu’il est rare. L’obligation et la routine ne font pas partie de notre relation.

On ne fait pas des choses inintéressantes (comme les courses alimentaires, le ménage) ensemble ! Bref, on ne profite que du meilleur de la vie !

Il n’a pas d’enfant, ce qui simplifie grandement les choses pour qui doit gruger pour fixer un rendez-vous avec sa maîtresse !

Vous pensez que cet homme n’existe pas ? Eh bien si ! Et je l’ai rencontré pour mon plus grand plaisir.

Le boucher d’Alina Reyes

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Je démarre mon année littéraire avec un roman érotique. Une fois n’est pas coutume !

L’histoire est simple. Au cours d’un été une étudiante des Beaux-Arts occupe un emploi de caissière dans une boucherie et y côtoie un homme qui parle de sexe toute la journée. Il chuchote à l’oreille de la jeune fille, fait naître et monter le désir en lui et en elle, jusqu’au passage à l’acte. Passage à l’acte qui est magnifiquement évoqué par le biais d’une scène sous la douche, à la fois tendre, pleine de désir et bestiale.

Ce roman est court et se lit très rapidement. L’écriture, à la fois crue et pleine de poésie a quelque chose d’envoûtant. Les sensations ainsi que la complexité et la violence du désir et de l’amour sont parfaitement évoquées et toujours sans vulgarité. La délicatesse n’est jamais loin, même dans les passages les plus explicites.

J’ai aimé le contexte qui mêle chair humaine et chair animale. Il est porteur d’une esthétique charnelle incontestable et accentue les sensations de vie et de mort.

Ce que dit la 4è de couverture : « La chair du boeuf devant moi était bien la même que celle du ruminant dans son pré, sauf que le sang l’avait quittée, le fleuve qui porte et transporte si vite la vie, dont il ne restait ici que quelques gouttes comme des perles sur le papier blanc. Et le boucher qui me parlait de sexe toute la journée était fait de la même chair, mais chaude, et tour à tour molle et dure ; le boucher avait ses bons et ses bas morceaux, exigeants, avides de brûler leur vie, de se transformer en viande. Et de même étaient mes chairs, moi qui sentais le feu prendre entre mes jambes aux paroles du boucher. »