Travaux in situ

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A quasiment chacune de mes escapades parisiennes est associé un passage au Palais Royal où j’aime admirer les fameuses colonnes de Buren. Alors quand j’ai appris que l’artiste avait réalisé des oeuvres au MAMCS (Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg) ma curiosité a forcément été titillée !

L’exposition « Comme un jeu d’enfant, travaux in situ » consiste en 2 oeuvres. L’une se déploie sur la façade vitrée du musée et l’autre dans une salle d’exposition temporaire.

L’oeuvre sur la façade est un travail sur la couleur et la lumière qui transforme le verre en vitrail. Ceux qui connaissent le musée constateront que cette oeuvre modifie complètement la façade du musée et souligne le génie de l’artiste à exploiter l’existant pour en faire quelque chose de nouveau. De l’intérieur l’oeuvre offre une perspective inédite sur la ville, la cathédrale et l’environnement proche du musée.

L’oeuvre qui se trouve dans la salle d’exposition est un jeu de construction géant, un paysage architecturé dont les éléments sont positionnés de manière symétrique. L’oeuvre oppose des modules blancs à des modules colorés entre lesquels le visiteur peut circuler. Cette oeuvre crée des espaces de passage, des points de vue multiples auxquels les visiteurs seront sensibles ou pas, en fonction de leur propre perception, de leurs émotions personnelles. Tout comme sur la façade on retrouve ici les fameuses rayures emblématiques du travail de Daniel Buren.

Je vous recommande cette exposition pleine de lumière et de simplicité apparente (apparente seulement) qui s’adresse aux adultes mais aussi aux enfants. Elle se tient jusqu’au 4 janvier 2015, ce qui vous laisse pas mal de temps pour allez la voir.

Signé Vincent

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Quand on est à Amsterdam la visite du musée Van Gogh s’impose, in my opinion en tous cas. J’ai profité d’une matinée grise (mais pas pluvieuse, je tiens à le préciser car j’ai été épargnée par la pluie pendant 8 jours, si si) pour en prendre plein les mirettes.

Après environ 30 minutes d’attente et délestée de 15 € (oui, la culture a un prix) je suis entrée dans ce lieu qui abrite plus de 200 tableaux du maître, la plus grande collection au monde. La majeure partie du fonds provient de la collection de Theo, le frère de Vincent à qui le peintre envoyait la plupart de ses toiles.

Les oeuvres exposées couvrent l’ensemble de la période créatrice de l’artiste, de manière chronologique. On suit le parcours pictural de ce peintre hors du commun, des premières toiles sombres et terreuses aux paysages lumineux et tourmentés de ses dernières années. Des objets personnels agrémentent également la visite. On peut « lire » des lettres, voir une boîte laquée contenant des bouts de laine colorée qui servaient de nuancier au peintre ou encore découvrir des outils utilisés par l’artiste.

J’ai bien sûr adoré admirer dans d’excellentes conditions les incontournables de Vincent Van Gogh tels que Les iris, Les mangeurs de pommes de terre, Autoportrait comme peintre, La maison jaune, La chambre à coucher et tant d’autres…  Mais j’ai été particulièrement impressionnée et touchée par les peintures de la période japonaise, une période heureuse de la vie de Vincent Van Gogh. Ces oeuvres visaient à reproduire avec de la peinture à l’huile les effets esthétiques obtenus par la gravure sur bois. J’ai trouvé le tableau Branche d’amandier en fleurs très délicat, empli de clarté et de vie. Il a d’ailleurs été peint à la naissance du fils de Theo. Ca c’est du cadeau de naissance !

Vincent Van Gogh c’est quelques chiffres : une vie courte : 37 ans, une oeuvre considérable : 900 tableaux, une période créatrice très limitée  : 10 ans et 1 seule toile vendue… Impressionnant, non ? Ces données m’ont toujours touchée et après mon passage dans le saint des saints j’ai vraiment envie d’approfondir ma connaissance de cet artiste qui a eu une vie incroyablement remplie et tellement romanesque. Van Gogh c’est une sorte de rock star !

Pour notre culture générale, notons que le bâtiment du musée a été dessiné par Gerrit Rieveld, architecte du groupe De Stijl (Le Style), un manifeste qui prône le retour aux bases élémentaires de la plastique (absence de figuration, utilisation des 2 non couleurs : noir et blanc et des 3 couleurs primaires : rouge, jaune et bleu, ainsi que des lignes verticales et horizontales). Et ainsi le contenant est à la hauteur du contenu. Il y règne une ambiance calme et respectueuse, malgré la foule et malgré les nombreux enfants enthousiastes et curieux qui participent à la chasse au trésor proposée aux 6 – 12 ans.

Notons également que Les tournesols sont à la National Gallery de Londres jusqu’au 27 avril prochain.