Les petits bonheurs # 149

Cette semaine a été contrastée mais globalement douce toutefois.

J’ai remisé mes chaussures  et vêtements d’été ou de fin d’été puisqu’on est passé assez brutalement à des températures quasi hivernales.

J’ai passé une longue et agréable soirée avec Muriel, à la faveur d’un jour férié.

Il y a eu de la brume et du givre dans la plaine, le tout sous un soleil timide qui nous a néanmoins offert une magnifique lumière. Les ciels étaient beaux, faits de rose, de mauve, de jaune.

J’ai croisé Audrey et Célestine dans ma rue.

Une nouvelle étape a été franchie dans un processus qui dure, qui dure mais qui avance, quand même.

Ma collègue Mylène a été convoquée pour un 2è entretien. Je croise les doigts pour elle.

J’ai marché sur un épais lit de feuilles mortes qui avaient cette odeur particulière de l’automne humide et frais. Et puis j’ai fait une belle promenade en ville. Il faisait froid et sec, le temps idéal pour moi et le centre-ville n’était pas encore envahi de touristes, ce qui ne saurait tarder…!

J’ai mis fin à une situation qui n’avait que trop duré.

St-Art, le salon d’art contemporain que je ne rate jamais m’a une fois de plus permis d’admirer de magnifiques oeuvres. Je me rends compte à l’instant même que je ne vous en avais pas parlé l’année dernière mais j’y avais bel et bien traîné mes guêtres, comme depuis de nombreuses années désormais.

J’ai fait une sieste.

Christelle m’a envoyé un sms qui m’a fait plaisir.

J’ai pris un cours avec Stéphane après un mois d’arrêt. Il était temps !

J’espère que vous avez également passé une bonne semaine ou en tout cas que vous n’en gardez que le meilleur.

Art et… industrie !

Je travaille dans le milieu industriel. J’aime l’art. Et l’entreprise que j’ai intégrée il y a peu aussi. Alors oui, art et industrie sont compatibles, ce qui n’est pas évident au premier coup d’oeil.

C’est ce lien que s’attache à mettre en lumière L’Industrie Magnifique, un mouvement pluridisciplinaire qui associe artistes, entreprises et institutions. Concrètement, les oeuvres ont pris possession de places publiques de Strasbourg, faisant de la ville une galerie d’art à ciel ouvert.

24 artistes et 24 entreprises alsaciennes se sont engagés dans cette aventure et ont collaboré à la création de 24 oeuvres. Les industriels ont ouvert leurs ateliers à des artistes pour partager leurs compétences, leurs moyens et leur vision de l’art.

Le parcours dans la ville a permis au promeneur curieux de flâner de place en place et de découvrir des oeuvres variées, telles que des sculptures, des dessins, des photos, des vidéos. La manifestation proposait également des animations, des conférences et des rencontres (auxquelles je n’ai pas participé).

J’ai apprécié cette déambulation dans la ville, sous un généreux soleil qui plus est. J’ai aimé certaines oeuvres, je suis restée circonspecte face à d’autres et j’ai vraiment été touchées par certaines.

La vidéo dont est extraite l’image qui illustre ce post fait partie de mes coups de coeur. Et c’était pas gagné d’avance, moi qui suis en général assez hermétique à la vidéo. Mais Pixis, installée sous un dôme clos, avec sa musique lancinante et ses images hypnotiques m’a littéralement transportée. J’ai visionné cette vidéo 2 fois de suite tellement j’avais envie de faire durer ce moment dont on a pu profité, confortablement couché sur d’énormes coussins !

J’ai vu ma ville sous un autre jour, embellie ou bousculée par certaines créations. J’ai aimé cette approche qui fait la part belle à deux univers que j’apprécie et qu’on pourrait croire éloignés. Plus éloignés qu’ils ne le sont en réalité. Bref, j’ai fait une chouette déambulation, le nez au vent et les yeux grand ouverts.

Et puis je dois dire que je suis assez fière d’avoir vu une oeuvre offerte au regard et à l’appréciation grand public et que j’ai la chance de voir au quotidien, sur mon lieur de travail !

Ma dose d’art contemporain

2017 n’a pas fait exception, j’ai arpenté les allées de St-art avec beaucoup de plaisir.

La sélection faite par les galeries pour cette 22è édition m’a particulièrement plu. Il y avait des tableaux, bien sûr, mais aussi des photos qui ont retenu toute mon attention et qui m’ont émue.

Comme chaque année j’ai découvert avec bonheur plein de nouvelles oeuvres. Mais un plaisir encore plus grand, je crois, était de retrouver le travail de certains artistes, foire après foire, et d’asseoir mes goûts, de persévérer dans une voie qui m’avait plu dès ma première visite, instinctivement, sans raison apparente.

Au fil des ans, ma sensibilité s’est affinée, mes coups de coeur se sont confirmés tout en me portant vers des goûts nouveaux, plus larges. J’aime cet enrichissement progressif, les interrogations et les surprises qui l’accompagnent.

Et puis j’aime les yeux ronds de certains, les remarques spontanées des enfants, bref, les réactions très expressives que suscite telle ou telle oeuvre. Le spectacle est presque autant du côté du visiteur que de l’objet !

J’ai trouvé les galeristes particulièrement disponibles cette année (malgré l’affluence) et prêts à parler des oeuvres, des artistes et même de leurs propres émotions. C’est aussi pour ça que j’apprécie St-art, pour la facilité et l’absence de préjugés des vendeurs face à tout les amateurs d’art, avertis ou moins connaisseurs. Mais toujours curieux !

Cette édition n’a fait que confirmer mon goût pour l’art contemporain, comme l’édition 2016 l’avait déjà fait, ainsi que l’édition 2015, etc, etc !

Un après-midi au musée Unterlinden de Colmar

J’étais allée au musée Unterlinden il y a quelques années. Depuis lors il a été agrandi et j’avais très envie de découvrir sa nouvelle extension consacrée aux oeuvres contemporaines.

Le couvent du 13è siècle, que je connaissais déjà, donc, abrite des pièces archéologiques et des oeuvres du Moyen-Age et de la Renaissance dont le fameux Retable d’Issenheim qui attire des visiteurs du monde entier. Cette pièce est un peu La Joconde de l’Alsace !

On peut également voir des créations de la période de la guerre de Trente Ans (ébénisterie, travail du métal, peinture sous verre et art populaire alsacien) qui plongent le visiteur dans divers aspects de la vie quotidienne.

Revoir certaines oeuvres dont la mosaïque de Bergheim ou encore des céramiques et des bijoux dans la partie archéologie du musée m’a fait plaisir, certes, mais mon réel intérêt était pour les artistes contemporains. On ne se refait pas !

Les oeuvres des 19è et 20è siècles ont récemment fait leur entrée au musée Unterlinden. Il s’agit de peintures, sculptures, photographies, dessins et gravures. On peut désormais admirer des oeuvres de Monet, de Staël, Picasso, Dubuffet, Renoir et de bien d’autres artistes à la renommée mondiale. J’ai particulièrement aimé l’art abstrait dont la section mériterait toutefois d’être étoffée.

J’ai également apprécié la rénovation du musée qui mise sur la sobriété mais j’ai déploré un fléchage confus et le manque d’information sur les oeuvres. Seul le Retable semble mériter des explications approfondies…

En résumé je suis mitigée. Je pense que le musée a encore quelques efforts à faire s’il veut atteindre son objectif et doubler sa fréquentation annuelle. Même la boutique m’a laissée sur ma faim, c’est dire…

La figure humaine dans l’art

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Représenter la figure humaine c’est bien sûr reproduire la réalité physique du corps mais c’est aussi interroger la nature de l’homme. C’est ce que s’attache à montrer l’exposition De la tête aux pieds proposée par le musée Würth, au travers de 130 oeuvres modernes et contemporaines (peintures, photos, dessins, sculptures) qui couvrent un peu plus d’un siècle de création de manière thématique et non pas chronologique.

L’exposition montre le corps idéalisé, répondant aux canons de la beauté occidentaux (parfois revisités) mais aussi le corps fragmenté, réduit à l’état d’objet et même absent ! L’éternel féminin, le portrait et l’autoportrait font aussi partie des thématiques abordées.

Certaines oeuvres font passer leur message autant par les formes et les couleurs que par les matières utilisées, d’autres s’attachent à uniquement signifier le sujet, sans le représenter, donnant ainsi encore plus d’intensité à la réalité du corps. Très fort !

J’ai aimé cette exposition qui, au-delà de la représentation du corps s’intéresse aux sentiments et aux turpitudes de l’âme humaine. C’est une synthèse intéressante d’un thème majeur de l’histoire de l’art dans laquelle chacun pourra trouver du beau, du laid et surtout du sens, quelque soit sa sensibilité.

L’exposition se tient jusqu’au 10 septembre au musée Würth, rue Goeorges Besse à Erstein, dans une zone industrielle, absolument !

De l’art, de l’air

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J’aime l’art contemporain et le rendez-vous annuel que j’ai avec lui, fin novembre. De quoi mettre de la lumière et de la couleur dans la grisaille du paysage. (Et de quoi contrer intelligemment et avec esthétique l’offensive ultra commerciale et touristique du marché de Noël à laquelle j’adhère de moins en moins au fil du temps. Mais c’est un autre débat.).

L’édition 2016 de st-art m’a moins inspirée que celle de l’année dernière mais j’ai tout de même vu quelques très belles oeuvres picturales et photographiques dont celle ci-dessus qui représente une fleur. J’adore cet effet graphique offert par la nature et mis en avant par le talent d’une artiste. En fait cette nature-là rejoint mon goût pour les objets graphiques et la cinétique. Trop fort !

Comme souvent j’ai eu des coups de coeur pour des photos aux couleurs éclatantes ou en noir et blanc aussi. Et comme d’habitude mon oeil a été particulièrement attiré par des tableaux portés par une lumière particulière, pour des oeuvres dont les sujets sont ultra réalistes ou « simplement » graphiques.

Comme d’habitude aussi, j’ai aimé flâner parmi un public de connaisseurs, d’acheteurs (les veinards !), d’étudiants en art ou de simples curieux. Et puis j’ai apprécié la disponibilité des exposants, toujours prêts à expliquer le pourquoi du comment de telle ou telle oeuvre, de parler de l’artiste qui se cache derrière. Ces discussions sont en général très intéressantes.

Une fois de plus je suis repartie la tête pleine de belles images et avec une curiosité aiguisée ; l’art c’est vraiment une bouffée d’oxygène (et l’oxygène c’est indispensable au cerveau).