Les petits bonheurs # 62

C’est parti pour notre rendez-vous hebdomadaire du dimanche soir, après une jolie semaine.

L’avocat pousse. Et prouve que j’ai finalement (un peu) la main verte.

J’ai profité d’une pause de midi très agréable, au soleil. Et puis il y a eu un magnifique ciel, au petit matin. Le jaune, le rose et le bleu se disputaient la vedette pour le plaisir des yeux. Entre deux courses j’ai fait une pause cappucinno dans un café où le service est toujours agréable et accompagné de beaux sourires.

Une gentille collège a apporté des bonbons au bureau, juste comme ça, sans raison particulière.

Suite à l’entretien d’embauche de la semaine dernière j’en ai eu un autre qui s’est bien passé. Fingers crossed! Et une collègue était vraiment contente de cette tournure des choses.

Quelqu’un m’a fait des compliments sur mes cheveux. J’adore !

Le plombier a fait du bon boulot dans ma salle de bain. Ca y est, la fuite n’est plus !

J’ai dîné avec Maman. J’ai passé une belle soirée avec Alex, Céline, Farid, Héléna, JP, Sophie et Virginie. Ca faisait trop longtemps qu’on n’avait pas été tous réunis. Et puis j’ai passé un bon moment avec Muriel.

J’ai mangé du boudin et des encornets aussi. Et j’ai bu du rhum arrangé.

J’ai mis mon rouge à lèvres Rose Vanity et ma casquette de titi parisien. Et j’ai aimé mon allure.

J’ai fait une sieste.

J’ai pris la décision de manger moins, moins gras et moins sucré. Et moins gras aussi. Il ne reste plus qu’à se tenir à cette résolution !

Il a neigé, à quelques jours de l’arrivée du printemps. J’adore cet hiver qui ne dit pas son dernier mot !

Je vous dis à dimanche prochain pour de nouveaux petits bonheurs. OK ?

Directs du droit d’Eric Dupond-Moretti et Stéphane Durand-Souffland

Je suis dans une phase intense de lecture et j’adore ça ! Et, une fois n’est pas coutume, je ne me suis pas plongée dans un roman, parce qu’il faut savoir varier les plaisirs !

Dans son livre-témoignage, Eric Dupond-Moretti se place du côté de l’accusé, de celui qu’il défend et s’attache à montrer quel est son rôle, quelles sont les armes dont il dispose et quels sont les obstacles qu’il rencontre dans l’exercice de son métier. Il décrit une tendance de la magistrature à déplacer les débats vers le champ compassionnel et moral et à « préférer » les victimes qu’on magnifie aux accusés, transformant la justice pénale en instrument de vengeance alors que la véritable fonction de la peine est de protéger la société, de punir le coupable et de permettre sa réinsertion. L’avocat regrette le durcissement des lois, la dérive sécuritaire et justifie sa défense vigoureuse pour obtenir des décisions justes. Il dit qu’on ne peut pas se contenter de certitudes ou de raisonnements à charge. L’aspect humain est essentiel pour lui ; il redonne de l’humanité à l’accusé qu’on livre aux jurés et cherche à barrer la route à la haine lors de l’audience. Au rang des armes qu’utilise Eric Dupond-Moretti il y a sa stature, dont il joue. Il compare ses mots à des flèches qui doivent atteindre leur cible. Si tel n’est pas la cas, l’avocat se sent inutile et stupide et peut aller jusqu’à être en colère contre lui-même. Eric Dupond-Moretti expose aussi la réalité des relations entre la magistrature et les avocats. On découvre ici la détestation des magistrats pour le Barreau. On découvre que les juges considèrent les avocats comme des voyous, des complices de leurs clients et de la presse, qu’ils fantasment sur leurs honoraires et même qu’ils jalousent leur liberté !

J’ai aimé ce livre qui lève le voile sur certaines pratiques et bassesses qui ont cours dans le milieu de la justice. Eric Dupond-Moretti montre qu’un bon avocat doit toujours mettre la complexité de l’homme au centre des débats. Une vision humaniste qui explique que ce ténor du Barreau a choisi son métier à l’âge de 15 ans, parce qu’il exécrait la peine de mort.

Ce que dit la 4è de couverture : « Quatre ans après Bête noire, le plus célèbre des avocats pénalistes reprend la plume. Avocats placés sur écoutes ou perquisitionnés au risque de voir dévoilés les dossiers de tous leurs clients, irruption de la morale dans la procédure, pression de certains médias qui jouent les procureurs, Eric Dupond-Moretti dénonce une dérive dangereuse : quand les droits de la défense sont rognés de toute part, la démocratie est en danger. A travers le récit de plusieurs affaires dans lesquelles il est intervenu, pour la plupart inconnues du grand public, il pointe les absurdités et les tricheries de l’institution judiciaire. Est-il normal, au XXIè siècle, qu’un juge d’instruction, pour confondre deux innocents, demande à un expert de sonder l’opinion d’un chien ? Qu’un président d’assises, pour obtenir une condamnation plus lourde, tente de manipuler les jurés pendant le délibéré ? Qu’un homme soit condamné pour tentative d’assassinat alors qu’il peut prouver qu’il ne se trouvait pas en France le jour du crime ? Un livre coup de poing, qui concerne tous les citoyens désireux de savoir comment, aujourd’hui, fonctionne vraiment la justice dans « la patrie des droits de l’homme ». »