L’automne en point de mire

Le moins qu’on puisse dire c’est que l’automne semble pressé de s’installer cette année ! Vous avez vu à quelle vitesse il a relégué l’été au rang des souvenirs ?

Bon, perso je n’ai qu’un goût modéré pour la saison chaude et cette arrivée tonitruante de l’automne n’est pas pour me déplaire. Et d’autant moins que j’ai démarré la saison par une agréable flânerie au jardin des Tuileries qui est encore paré de jolies couleurs.

J’aime cette ambiance entre-deux où l’on perçoit à la fois les réminiscences de l’été et où l’on sent poindre la fraîcheur qui laissera bientôt place au froid plus mordant que j’apprécie tant.

A 88 km au nord de Strasbourg

L’avantage de vivre dans une région frontalière c’est qu’on peut être dépaysé sans parcourir de nombreux kilomètres.

L’autre jour, alors que j’avais envie d’entendre une autre langue (et de me promener dans une ville où les trottoirs sont propres), j’ai pris la direction de Karlsruhe, une ville du Bade-Wurtemberg qui compte environ 300 000 habitants. Il s’agit d’une jeune cité (elle est née il y a 3 siècles à peine) où se côtoient la pierre et la verdure.

J’ai commencé ma découverte par le château et son parc où il fait bon flâner sous les grands arbres et entre les cyclistes qui sont légion (et rapides mais attentifs aux badauds). Le château de style baroque abrite le musée régional badois que je n’ai pas visité, le beau temps ne m’incitant pas du tout à m’enfermer. L’édifice constitue le coeur de la ville qu’il coupe en 2 : au nord se trouve le parc et les rues de la ville rayonnent au sud.

Le centre-ville est largement piétonnier et invite lui aussi à la promenade. A l’heure du déjeuner j’ai fait une halte sur une terrasse ombragée, au calme, après en avoir testé une autre pour siroter une bière (allemande et bio bien sûr) en guise d’apéro !

Au hasard de ma balade je me suis retrouvée dans un quartier cosmopolite et populaire, puis dans un autre beaucoup plus cossu où il y avait un joli jardin particulièrement bien entretenu et qui m’a attirée jusqu’au moment où j’ai constaté que l’entrée est… payante. Bizarre pour un jardin « public »…

Hormis le château, la ville ne comporte pas de monuments particulièrement remarquables. Le visiteur doit donc fouiner pour trouver ses propres centres d’intérêt. En ce qui me concerne j’ai adoré croiser des sculptures modernes, j’ai déniché des plaques en hommage à des victimes de la déportation et j’ai entrevu des jardins cachés à l’arrière des habitations.

Et puis, comme à chaque fois que je vais à l’étranger, j’ai fait un tour dans un supermarché, histoire de voir ce que consomme l’homme de la rue ; mon cabas est resté vide de nourriture, mais pas de bière ! On ne se refait pas !

Voilà comment j’ai passé une agréable journée, avant de rentrer en empruntant les fameuses autoroutes allemandes sans limitation de vitesse. J’adore !

Tri tricolore

Quand je vais à l’étranger j’aime autant approcher la vie quotidienne des gens qu’admirer les monuments et arpenter les rues hyper touristiques.

C’est ainsi que j’en arrive à prendre ce genre de photo ! D’ailleurs ça a fait sourire un passant qui m’a vu faire !

Pour moi ce récupérateur de verre symbolise parfaitement l’esprit écolo des Allemands au quotidien. Ils font le tri du verre, comme nous me direz-vous, oui, mais eux ils trient le verre par couleur ! Et pour le respect de tous, le tri est interdit la nuit… car c’est bien trop bruyant pour les voisins !

Trop forts ces Allemands, non ?

Hiver royal

dscn4351

Une escapade à Paris est toujours une occasion d’aller voir les colonnes de Buren et le jardin du Palais Royal qui se situe tout à côté.

Je trouve cet endroit particulièrement harmonieux et paisible. Il fait bon y flâner par tous les temps, même par temps très gris. Et ça c’est très fort !

Vive Paris en hiver !

On dirait le sud

dscn4255

J’ai passé Noël à Marseille. Une fois n’est pas coutume.

J’ai adoré arpenter les rues de cette jolie ville, et tout particulièrement celles du quartier Le Panier, le plus vieux de la cité phocéenne.

De quoi prendre quelques respirations teintées du bel accent chantant des habitants et de plonger dans une ambiance résolument du sud.

L’autre tour

019

Il n’y a pas que la Tour Eiffel à Paris ! Il y a la Tour Albert aussi !

Il s’agit du premier gratte-ciel d’habitation construit à Paris en 1958. Il est inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1994.

Je l’ai découverte il y a 2 jours, lors de ma dernière escapade parisienne bien agréable, sous un magnifique ciel bleu.

Voilà pourquoi j’adore Paris, parce qu’on peut y faire de jolies découvertes à chaque coin de rue.

La commune libre de Christiania

DSCN3868

Copenhague est une ville proprette. Certes. Mais pas seulement.

Quand j’ai annoncé à mes amis que j’allais à Copenhague, ils ont été 2 à me conseiller de visiter Christiania (dont je n’avais jamais entendu parler). Et je les en remercie. Car Christiania vaut le détour !

Christiania est née en 1971 de la pénurie de logements ; des jeunes à la recherche d’une vie différente ont alors investi des terrains militaires inoccupés au nord de Christianshavn. Les principes de vie édictés par les habitants sont l’interdiction des voitures (j’ai vu beaucoup de vélos à Christiania) et des drogues dures, l’autorisation du haschich (j’ai inhalé pas mal de fumées de shit là-bas) et l’auto-gestion. Les habitants de Christiania ont subi des menaces de démolition ou d’expulsion depuis les années 70 mais leur résistance et le soutien d’une importante partie de la population danoise leur a permis de ne pas quitter les lieux jusqu’à nos jours !

Christiania est un mélange de squats, d’ateliers d’artistes, d’échoppes où acheter de l’alcool, des fringues et des drogues douces. J’ai souri en remarquant la présence de personnes âgées qui se promènent ici comme elles le feraient dans un jardin public « normal ». Qui imaginerait voir une mamie avec son déambulateur dans un tel endroit en France ?!!

Christiania est l’illustration parfaite de l’ouverture d’esprit des Danois qui prouvent que la cohabitation entre toutes les générations et tous les styles de vie est possible. Ils sont forts ces vikings !