L’attente de Catherine Charrier

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Marie est la femme de Paul et mène une vie apparemment rangée. Marie est la maîtresse de Roch, un homme marié, père de famille qui a 10 ans de plus qu’elle. Roch a promis à Marie qu’il quitterait sa femme après un an de cette liaison adultère qui durera finalement… 13 ans !

Au fil de ce roman on suit l’héroïne dans ses turpitudes, ses joies, ses attentes, ses élans mais aussi dans ses peurs, sa dépression, la fin de son couple légitime, etc…

J’ai dévoré ce roman à la construction originale. Entre les chapitres intitulés « J », « J + 498 », « J+ 2920 », etc… s’en glissent d’autres, sans titre ceux-là, qui abordent tous le thème de l’attente. Cette attente qui prend toute la place et la peur qui l’accompagne.

J’ai aimé la sensualité qui se dégage de ces pages, la manière franche dont la sexualité est racontée, ainsi que les tourments liés à l’amour. Car non, l’amour n’est pas un sentiment pur et idéal ; il est aussi synonyme de besoin, d’addiction, d’aveuglement et de jalousie.

Ce que dit la 4è de couverture : « Les étreintes fugitives dans des parkings souterrains, les échappées belles dans des lieux interdits, les caresses et les baisers volés… Les amours clandestines esquissent de nouvelles géographies : cartes des villes revisitées en errances secrètes, cartes des corps à la pudeur tombée, cartes des coeurs au tempo affolé.  La passion adultère se rit des conventions ; en elle, mensonges et vérités se mêlent et s’emmêlent, et le temps se perd. Il lui a dit que, dans un an, il quitterait sa femme. Passent les jours, reste l’amour… et l’attente. »