Les cosmonautes ne font que passer d’Elitza Gueorguieva

L’héroïne de ce roman est une fillette dont on ne connaîtra jamais l’identité. On la suit de ses 7 ans à ses 14 ans, alors que son pays, la Bulgarie, passe de la dictature au post-communisme. Elle admire Iouri Gagarine et rêve de devenir cosmonaute, comme en avait rêvé son grand-père avant elle. Mais bien vite elle s’aperçoit que les destins glorieux sont réservés aux garçons et elle pense que ses propres parents sont responsables d’un complot pour qu’elle ne réalise pas son rêve ; rêve qui change lorsque la transition démocratique a lieu et que de nouveaux modèles émergent. C’est alors qu’elle découvre et admire Kurt Cobain et décide de devenir rockeuse. Elle ne peut plus admirer Iouri Gagarine car il est soviétique et communiste. Et bientôt elle ne pourra plus admirer Kurt Cobain non plus, puisqu’il est mort. Elle remarque petit à petit que rien n’est vraiment vrai, réalise que le Père Noël n’existe pas… et qu’elle grandit…

J’ai lu ce roman en quelques jours à peine, non pas parce que j’ai été happée par l’histoire mais parce que je voulais la terminer au plus vite. Le style très simple ne m’a pas vraiment emballée et c’est bien dommage parce qu’un roman qui mêle la chute du Mur et la naïveté, l’univers intérieur de l’enfance et les bouleversements de l’Histoire, et notamment celle de l’ex-bloc communiste avait tout pour me plaire. Mais quelque chose n’a pas fonctionné…

Ce que dit la 4è de couverture : « Ton grand-père est communiste. Un vrai, te dit-on plusieurs fois et tu comprends qu’il y en a aussi des faux. C’est comme avec les Barbie et les baskets Nike, qu’on peut trouver en vrai uniquement si on possède des relations de très haut niveau. Les tiennes sont fausses… »