Ma (petite) revue ciné de janvier (avec un peu de retard)

Aller au ciné plus souvent en 2019 que l’année dernière fait partie de mes « résolutions ». J’ai donc filé dans les salles obscures dès le premier mois de l’année. Et je vous en parle enfin.

J’ai vu Un beau voyou de Lucas Bernard. Il s’agit d’un jeu du chat et de la souris entre un voleur de tableaux et un policier qui voudrait finir sa carrière sur un coup d’éclat. Le voleur est une sorte d’Arsène Lupin de notre époque qui opère une fascination sur celui qui doit l’arrêter. Il mène une vie faite d’arnaques, dans une logique libertaire, pour la beauté du geste en quelque sorte. J’ai trouvé les personnages attachants. Le policier, interprété par Charles Berling, est un homme qui cherche une étincelle. Le voyou, énigmatique et toujours fuyant, est pétri d’un romantisme qui frôle la poésie. Les deux sont conscients de leur solitude et c’est, je crois, ce qui les lie malgré leurs parcours et leurs rôles respectifs. J’ai été séduite par ce duo inattendu, loin des clichés sur le gendarme et le voleur !

Et puis j’ai vu In my room d’Ulrich Köhler. Il s’agit d’un film post-apocalyptique, un genre que je ne connaissais pas. Le héros, dont la vie est ponctuée d’échecs (familiaux, amoureux et professionnels) se réveille un beau matin dans un monde inhabité. Il est une sorte de Robinson Crusoé allemand qui rejoint la campagne et réapprend le rapport de l’homme à la nature et au bonheur. L’irruption d’une femme va bouleverser la vision de la liberté que s’est construit le héros. Une vision qui va à l’encontre de celle de cette femme. Et qui interroge sur le besoin ou non des autres ainsi que sur les douleurs liées à la disparition d’un proche et d’une vie rêvée.

J’ai aimé les messages portés par ces deux films mais je sais déjà qu’ils ne resteront pas dans mon top 3 des films de l’année. Le premier parce que je l’ai trouvé trop simple et le second parce que je n’ai pas été séduite par son univers et l’imagerie qui l’accompagne.

Ma (petite) revue ciné d’octobre

En octobre j’ai vu 2 films et… j’ai été déçue à 2 reprises…

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J’ai vu Saint Laurent de Bertrand Bonello dont l’histoire retrace les années les plus créatives du couturier, de 1967 à 1976. Le film montre un artiste dont la vie oscille entre la création et la destruction. On retrouve bien sûr les histoires d’amour tumultueuses, les phases de travail, les démons qui hantaient Yves Saint Laurent, l’essence de la vie de l’artiste. L’aspect humain avec tout ce qu’il implique de jalousie, de désir, de faiblesses est montré sans aucun filtre, voire même de manière exagérée. Il en résulte un film sans poésie (mais sans doute était-ce le but) qui ne m’a pas emballée. Je n’ai pas été touchée par les images, encore moins par la musique et par Gaspart Ulliel que je qualifierais presque de ridicule… Ce film dont je n’ai aimé ni l’esthétique ni la mise en scère m’a paru interminable…

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J’ai également vu Samba d’Olivier Nakache et Eric Toledano. Samba est un sans-papiers sénégalais qui vit en France depuis 10 ans. Il est abonné aux petits boulots et rencontre Alice, victime d’un burn out et bénévole dans une association d’aide aux immigrés. Samba est une comédie sociale, un mélange de gravité et de légèreté. Le film mêle la quête de sens et le besoin de reconnaissance, les anecdotes drôles dans un quotidien lourd mais je me suis ennuyée… Je n’ai pas beaucoup ri, je ne suis pas réellement entrée dans l’histoire… Même Tahar Rahim dont je suis ultra fan n’a pas réussi à me faire aimer ce film… c’est dire l’étendue de ma déception…

Après ces 2 déconvenues je vais reprendre le chemin des films à plus faible couverture médiatique, ceux qui me plaisent le plus en général.