La citation de la semaine # 13

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Je traverse une période riche en émotions et en témoignages de sympathie. Des attentions que je ne sais pas toujours appréhender facilement et sereinement. Comme quoi recevoir n’est pas toujours aussi facile qu’on pourrait le croire !

Ceci dit, de manière générale, je suis d’accord, donner est l’essentiel, donner est révélateur de la grandeur d’âme. Recevoir est le plus souvent aisé et flatteur. Mais pas toujours (et pas pour tout le monde).

Comme quoi même le grand Albert peut parfois se tromper…!

Les fleurs du 1er avril

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Je n’ai jamais aimé les poissons d’avril et encore moins cette année…

Je me souviendrai longtemps du 1er avril 2016, puisque c’est le jour où a eu lieu la cérémonie d’au revoir à mon père. J’ai été impressionnée et très émue par la foule qui s’est retrouvée à l’église ce jour-là. J’ai été heureuse et réconfortée de reconnaître des visages amis parmi tous ces gens qui se sont rassemblés pour un hommage digne, simple et amical. Un hommage à l’image de mon père.

J’ai aussi été admirative des kilomètres parcourus par certains, pour passer quelques heures à peine aux côtés de la famille de leur ami disparu. Que d’émotions, que d’émotions ! Et que de larmes, et pas seulement de tristesse. Car oui, je crois bien que parmi les larmes versées il n’y avait pas que des larmes de douleur. Il m’a fait plaisir de revoir certaines personnes, de les écouter me raconter une anecdote amusante ou un souvenir touchant, parfois lointain et pourtant si vivace.

J’ai envie de garder une image positive de cette journée. J’ai envie de garder les sourires, les couleurs et les magnifiques fleurs qui parent la tombe de mon père et qui sont autant de témoignages d’amour.

2015 dans le rétroviseur

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C’est la fin de l’année et avec elle arrive le moment de faire un bilan, histoire de me rendre compte que certes le temps a filé, mais surtout que j’ai profité de la vie et de ceux qui m’ont entourée. Voir le verre à moitié plein est ma nouvelle philosophie. On y croit !

Si je me réfère à ce que j’avais envisagé en début d’année voilà ce que je peux dire sur les 12 mois écoulés.

Côté cheveux (vous savez, le seul aspect de mon physique dont je suis à peu près satisfaite) je crois que j’ai trouvé le bon rythme de mes passages chez Julie et Ségolène. Un rafraichissement de coupe tous les 2-3 mois permet d’avoir une tête convenablement coiffée tout au long de l’année ! Et puis, je me suis fait faire des mèches. Et ça c’était cool ! Ca a mis de la lumière dans ma tignasse et l’effet longue durée offre finalement un bon rapport qualité/prix. Côté peau j’ai bien sûr été fidèle aux soins de ma très chère Mélanie qui, en plus d’être une super esthéticienne, s’est avérée (ou plutôt a confirmé) être une super amie, pleine de sensibilité et capable d’une belle écoute. Et dieu sait que dernièrement j’avais besoin de parler et d’être écoutée ! Qu’il est bon de prendre soin de soi et qu’il est bon de laisser à d’autres le soin de s’occuper de soi de temps en temps !

Comme prévu je suis allée en Allemagne, histoire de mettre en pratique mes récents acquis linguistiques. J’ai visité Hambourg, une ville où j’ai aimé me promener, dans les quartiers riches autant qu’aux abords des installations portuaires.

J’avais envisagé de m’offrir des fleurs de temps en temps… ça s’est soldé par l’achat d’une seule et unique plante, d’un cactus en plus ! Mais bon, j’adooooore les cactus ; d’ailleurs je leur rends visite dès qu’un jardin botanique se présente sur mon chemin.

J’avais démarré l’année sur de bonnes bases de lecture mais au fil du temps mon goût et surtout ma patience se sont étiolés et mon compteur est resté bloqué à 9 livres lus… Et puis pour ne rien arranger, Jennifer, la gentille libraire de mon quartier a cédé sa boutique et depuis l’ambiance n’est plus du tout la même ; Soif de Lire a perdu une part immense de son attrait. Bref, côté lecture c’est un fail cette année…

Le point suivant, en revanche, est ma grande, que dis-je, ma très grande satisfaction de l’année. Qui aurait cru qu’un jour je serais accro au sport, enfin au tennis, que j’aurais l’esprit de compétition et que je serais fière de mes performances ? Pas moi en tout cas ! Et pourtant ! 2015 a été l’année de mes premières victoires en compétition et celle d’une belle progression au classement.

On en vient maintenant à la gourmandise et on pourrait croire que dans ce domaine j’ai assuré parce que oui, la gourmandise c’est TRES important pour moi. En tous cas ça l’est en temps ordinaires. Alors oui, j’ai mangé, normalement, un peu trop parfois, puis beaucoup moins, jusqu’à très peu tout dernièrement. J’ai en ce moment un rapport un peu particulier à la nourriture. Je gère l’effort en quelque sorte… Je ne mange pas si un resto est prévu, je ne mange pas le lendemain d’un resto, etc… J’ai en revanche toujours l’envie de faire de la pâtisserie et je me suis remise aux fourneaux il y a quelques jours mais très clairement je ne me suis pas tenue au rythme d’une nouvelle recette par mois. Je peux mieux faire !

Sur le blog rien n’a changé…

Sur le plan relationnel je crois qu’on peut dire que 2015 a tenu toutes ses promesses… oui, les émotions ont été là, positives ou non d’ailleurs mais j’ai clairement partagé des moments forts avec les gens que j’aime. J’ai fait de belles rencontres, j’ai poursuivi mes discussions avec mon gentil coach (on a notamment parlé des attentats, du suicide d’une de ses connaissances, du décès d’une personne qu’il n’aimait pas forcément beaucoup mais qui l’a tout de même touché, de la beauté de Strasbourg, etc…). Et puis cette année j’ai eu la force (ou le courage, ou l’honnêteté) de refuser au moins une invitation ! Pour moi c’est ça aussi entretenir de bonnes relations avec les autres, c’est ne pas s’imposer les autres ! Je n’ai finalement pas ressenti l’envie de recontacter MS. Et puis j’ai soutenu et je continue de le faire, quelqu’un qui m’est très cher et qui lutte contre la maladie depuis le mois d’août. Quelqu’un qui me parle plus qu’avant (c’est fou) et qui, je crois, m’aime plus que je ne le pensais.

Et pour finir je dois avouer que j’ai lamentablement raté le défi photo hebdomadaire… L’intérêt pour cet exercice m’a définitivement quittée quelque part en novembre, après quelques épisodes plus ou moins assidus depuis le mois de septembre.

Voilà pour ce regard dans le rétro. Finalement le bilan est plutôt positif, non ?

Je suis, je ne suis pas. Je ne sais plus.

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Depuis deux mois (un temps court, une éternité aussi) je traverse une période émotionnellement riche et intense, un épisode simultanément difficile et agréable à vivre. Du coup c’est un peu le chaos dans ma tête.

Deux situations, l’une dure, l’autre douce, se télescopent et je me trouve au milieu, je fais tout et son contraire, je suis forte et faible, je suis la proie (facile) de mes sentiments exacerbés et ô combien contrastés mais je parviens aussi, de temps en temps, à maîtriser mon ressenti ou du moins à donner le change quand c’est nécessaire. On y croit…!

Deux hommes (what else?…) sont l’objet de mes tourments et des interrogations qui les accompagnent. Pour eux je voudrais être légère, je voudrais être aimable. Et bien souvent je suis plutôt triste ou morne et (juste un peu ?) chiante. Je me demande ce que je leur apporte, s’ils perçoivent la profondeur de mes doutes et de mes inquiétudes dont j’aimerais pourtant tellement les préserver.

Je me demande aussi s’ils ont envie d’accepter et de supporter ces hauts et ces bas qui me fatiguent moi-même… Passer de l’euphorie à la tristesse, de la sérénité (ou presque, faut pas exagérer non plus !) aux turpitudes, de l’envie à l’apathie, du calme au stress est épuisant pour moi et je suppose que ça l’est pour eux également. Et je m’en veux de leur imposer ces dénivelés…

La clé, je pense, est l’échange, les mots mais voilà, communiquer avec ces deux-là n’est pas toujours chose aisée. Ils ne sont pas très loquaces les bougres ! Et puis les circonstances ne se prêtent pas forcément à l’étalage de mes émotions et la pudeur brouille parfois le message. Hum…

Alors j’essaie de me trouver des échappatoires. Je tente de quitter ma spirale infernale, celle dans laquelle je me complais parfois, avouons-le. Oui, des fois je m’y enferme, toute seule… Oui, des fois je suis stupide. Et trop à fleur de peau. Et pourtant d’autres fois je serais presque sereine, ou juste détachée ?

Interruption momentanée…

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J’ai longuement hésité à rédiger ce post mais finalement il s’impose de lui-même… et je déteste ça…

J’ai le coeur lourd, depuis le 21 août. Précisément. Et je suis fatiguée, moralement.

J’ai hâte d’être en vacances (ça arrive, ça arrive, c’est prévu le 11 au soir) pour me remettre de mes récentes émotions. J’ai envie et besoin d’une pause sans horaires, sans obligations, sans contraintes, sans collègues à 2 balles. Il faut que je recharge mes batteries pour pouvoir garder le cap, pour avoir la force d’être là, forte et optimiste. Je veux pouvoir assumer du mieux possible mon rôle de soutien tout au long de la période qui s’ouvre et qui promet de me bouleverser.

Alors je parle d’interruption sur le blog mais qui sait, peut-être que j’aurai besoin de revenir par ici plus tôt que je ne l’imagine à présent, comme on a besoin d’une bouffée d’air, d’une parenthèse dans son quotidien. Les hauts et les bas de mon moral et mes crises de larmes intempestives n’excluent pas une apparition ici dès demain… ou dans plusieurs semaines…

Voilà, c’est dit. Et si ça allait déjà un peu mieux ?