Les petits bonheurs # 148

Cette semaine a été un peu mollassonne. Il aura fallu y regarder de vraiment très près pour dégoter de jolies petites choses mais au final il y en a bien eu quelques unes !

J’ai vu un troupeau de moutons dans la plaine. Et un troupeau de vaches aussi.

Des enfants ont fait coucou aux voyageurs au passage du train. Leur enthousiasme et leurs applaudissements m’ont surprise, moi qui prends le train presque quotidiennement et qui n’y vois pas une source de bonheur particulière !

J’ai mis mes nouvelles bottines et je les adore déjà. Sitôt achetées à Paris le week end dernier, sitôt adoptées ! Elles sont parfaites pour accueillir le froid qui semble enfin s’installer. J’ai aussi porté ma jolie montre JPG que j’avais complètement oubliée… Comment est-ce possible ?!

J’ai rendu un tout petit service à Catherine mais ça l’a bien aidée. Et elle m’a annoncé qu’il y aura bientôt un nouvel habitant chez elle, un chaton. J’ai hâte !

Je me suis posée au café, un soir après le boulot. Un bon moment de détente hors de chez moi.

J’ai échangé quelques mots avec les collègues de Catherine que je croisais dans le train quand je travaillais à Obernai. Là elles attendaient ma voisine, juste en bas de chez nous.

J’ai regardé la Fed Cup à la télé. La finale entre l’Australie et la France m’a fait vibrer et la victoire de nos compatriotes m’a tout à fait « consolée » de me réveiller à 4 heures samedi et dimanche matin (décalage horaire oblige).

J’ai passé une agréable soirée avec Katia. Qu’il est bon d’avoir quelqu’un comme elle parmi mes amis.

Je me suis offert une journée cocooning, avec tout ce qu’il faut pour qu’elle soit idéale : grasse mat’, thé, goûter et paresse. Pouvoir prendre son temps est décidément le luxe le plus parfait.

Et vous, elle a été comment votre semaine ?

Les petits bonheurs # 116

J’ai adoré la semaine que je viens de passer.

J’ai pris le TGV pour rejoindre Paris, une ville que j’adore. J’ai flâné dans les rues. J’ai pris un petit déjeuner et quelques cafés dans de jolis bistrots. J’ai pris le métro. J’ai regardé un skateur qui se donnait beaucoup de mal, place de la République, pour atteindre le geste parfait. Bref, j’ai passé 2 jours parfaitement agréables dans notre magnifique capitale.

J’ai vu un moulin à vent.

J’ai vu un beau jeune homme blond qui portait très bien la marinière.

J’ai assisté au match France – Islande au Stade de France. Quel match et quelle ambiance ! Score finale 4 – 0. Bravo les Bleus !

J’ai décroché un entretien d’embauche.

J’ai mangé du kougelhopf et une bretzel. J’ai beau être alsacienne ça n’arrive pas très souvent !

J’ai eu un numéro gratuit de Tennis Magazine, avec le grand Roger en couverture en plus.

J’ai passé une journée paresseuse.

J’ai dîné avec Muriel avant de prendre un verre avec elle dans un bar, tout en regardant d’un oeil distrait le match Strasbourg – Guingamp remporté finalement par « notre » équipe, équipe dont j’ai vu le bus dans ma rue, le lendemain de la victoire.

J’ai croisé Francis au club.

Ces 7 jours ont été faits de ce que je préfère dans la vie, de la lenteur, de la gourmandise, du sport et de bons moments entre amies.

La ligne bleue des… Invalides

Je n’avais jamais vu une telle ambiance à Paris…

Entre les stations de métro fermées, les rues interdites à la circulation, les hélicos dans le ciel et le bleu des policiers, l’atmosphère avait quelque chose de surréaliste samedi dernier. Et de triste.

La foule et l’animation avaient déserté les lieux les plus touristiques et les plus beaux de Paris. Quelle désolation…

JPG aux Folies Bergère

L’année dernière, à Noël, j’ai eu une place pour le Fashion Freak Show. Inutile de vous dire que ce cadeau m’avait collé un énorme sourire et… que j’attendais le mois d’octobre de pied ferme !

C’est avec une joie immense que j’ai assisté à ce spectacle à nul autre pareil, dans un lieu mythique et au rayonnement international.

Le show retrace le parcours de Jean-Paul Gaultier, n’omettant aucun aspect de sa vie, de l’enfance à qui il est aujourd’hui. Le tout à la sauce JPG, of course. Quel bonheur !

Le spectacle démarre par la naissance de Nana, le nounours sur lequel le couturier en devenir, tout petit déjà, a exercé son talent, faisant de lui le premier ours transsexuel ! Le spectacle était lancé sur une idée géniale, de la plus belle et souriante des manières, dans une salle d’opération ! Nana est revenu(e) sur le devant de la scène un peu plus tard, pour une danse que j’appellerais « pile ou face ». Là encore, quelle idée de génie.

Conchita Wurst a interprété une chanson et je dois dire que j’ai été impressionnée par son physique, tout en muscles fins et… en poils ! A l’image de ce personnage, l’ensemble de la troupe est magnifique. Elle est composée de chanteurs, danseurs, mannequins et comédiennes aux talents incroyables et aux corps parfaits.

Les tableaux s’enchaînent, les costumes plongent le spectateur dans l’univers des créations emblématiques du couturier et les lieux incontournables de la vie parisienne. J’ai été particulièrement touchée par l’évocation de la mort de Francis, le compagnon de Jean-Paul Gaultier qui avait partagé ses débuts dans la couture. Utiliser la marinière pour ce tableau était une autre idée de génie, particulièrement émouvante. J’ai aussi beaucoup aimé le défilé de mode homme présenté par Catherine Deneuve. Et puis, évidemment, on a eu droit à un retour sur le tout premier défilé, organisé avec des mannequins improvisés et les moyens du bord.

La joie et la beauté étaient au rendez-vous, bien sûr. Mais aussi le sexe, l’humour et la réflexion. J’ai adoré ce spectacle où se mêlent la danse, la mode, les acrobaties, la vidéo, la musique. J’ai trouvé que c’est une belle ode à la vie et à l’art de vivre à la française.

La bande-son tient une place très importante dans la mise en scène et j’ai adoré voyager dans un univers très gai (et gay) avec Madonna, Rita Mitsouko, George Michael et Chic, évidemment !

Le spectacle se termine sur une version revisitée de « Tout le monde il est beau » accompagnée d’un message perso de Jean-Paul Gaultier sur l’amitié qui le lie à son public. « Vous êtes tous mes amis » est le mot de la fin. Et on a tellement envie que ça soit vrai.

J’étais joyeuse à la sortie de la salle et j’avais envie que la fête continue toute la nuit. D’ailleurs j’ai sautillé dans les rues de Paris et siroté un cocktail pour prolonger le bonheur de ce moment.

Bravo au génie de Monsieur Jean-Paul Gaultier qui a imaginé ce spectacle insolite et si fidèle à son univers. Bravo aussi à la troupe et merci encore une fois à ceux qui m’ont offert ce cadeau. Vous avez tous tapé dans le mille !