La ligne bleue des… Invalides

Je n’avais jamais vu une telle ambiance à Paris…

Entre les stations de métro fermées, les rues interdites à la circulation, les hélicos dans le ciel et le bleu des policiers, l’atmosphère avait quelque chose de surréaliste samedi dernier. Et de triste.

La foule et l’animation avaient déserté les lieux les plus touristiques et les plus beaux de Paris. Quelle désolation…

JPG aux Folies Bergère

L’année dernière, à Noël, j’ai eu une place pour le Fashion Freak Show. Inutile de vous dire que ce cadeau m’avait collé un énorme sourire et… que j’attendais le mois d’octobre de pied ferme !

C’est avec une joie immense que j’ai assisté à ce spectacle à nul autre pareil, dans un lieu mythique et au rayonnement international.

Le show retrace le parcours de Jean-Paul Gaultier, n’omettant aucun aspect de sa vie, de l’enfance à qui il est aujourd’hui. Le tout à la sauce JPG, of course. Quel bonheur !

Le spectacle démarre par la naissance de Nana, le nounours sur lequel le couturier en devenir, tout petit déjà, a exercé son talent, faisant de lui le premier ours transsexuel ! Le spectacle était lancé sur une idée géniale, de la plus belle et souriante des manières, dans une salle d’opération ! Nana est revenu(e) sur le devant de la scène un peu plus tard, pour une danse que j’appellerais « pile ou face ». Là encore, quelle idée de génie.

Conchita Wurst a interprété une chanson et je dois dire que j’ai été impressionnée par son physique, tout en muscles fins et… en poils ! A l’image de ce personnage, l’ensemble de la troupe est magnifique. Elle est composée de chanteurs, danseurs, mannequins et comédiennes aux talents incroyables et aux corps parfaits.

Les tableaux s’enchaînent, les costumes plongent le spectateur dans l’univers des créations emblématiques du couturier et les lieux incontournables de la vie parisienne. J’ai été particulièrement touchée par l’évocation de la mort de Francis, le compagnon de Jean-Paul Gaultier qui avait partagé ses débuts dans la couture. Utiliser la marinière pour ce tableau était une autre idée de génie, particulièrement émouvante. J’ai aussi beaucoup aimé le défilé de mode homme présenté par Catherine Deneuve. Et puis, évidemment, on a eu droit à un retour sur le tout premier défilé, organisé avec des mannequins improvisés et les moyens du bord.

La joie et la beauté étaient au rendez-vous, bien sûr. Mais aussi le sexe, l’humour et la réflexion. J’ai adoré ce spectacle où se mêlent la danse, la mode, les acrobaties, la vidéo, la musique. J’ai trouvé que c’est une belle ode à la vie et à l’art de vivre à la française.

La bande-son tient une place très importante dans la mise en scène et j’ai adoré voyager dans un univers très gai (et gay) avec Madonna, Rita Mitsouko, George Michael et Chic, évidemment !

Le spectacle se termine sur une version revisitée de « Tout le monde il est beau » accompagnée d’un message perso de Jean-Paul Gaultier sur l’amitié qui le lie à son public. « Vous êtes tous mes amis » est le mot de la fin. Et on a tellement envie que ça soit vrai.

J’étais joyeuse à la sortie de la salle et j’avais envie que la fête continue toute la nuit. D’ailleurs j’ai sautillé dans les rues de Paris et siroté un cocktail pour prolonger le bonheur de ce moment.

Bravo au génie de Monsieur Jean-Paul Gaultier qui a imaginé ce spectacle insolite et si fidèle à son univers. Bravo aussi à la troupe et merci encore une fois à ceux qui m’ont offert ce cadeau. Vous avez tous tapé dans le mille !

Il y a 3 ans, comme si c’était hier

Il y a des dates comme ça, des dates qu’on n’oubliera jamais. Il y a des dates qui laissent des souvenirs indélébiles dans la mémoire collective. Et dans la mémoire de chacun.

Dans cette catégorie il y avait le 11 septembre 2001. Je me souviens très bien de ce jour, de ce que je faisais, avec qui j’étais, le temps qu’il faisait.

Puis il y a eu le 7 janvier 2015 qui a retenti comme une sorte de 11 septembre français. Suivi du 13 novembre de la même année…

Comme les victimes des attentats du 13 novembre 2015 j’étais en train de prendre un verre, avec un ami, dans un bar. A Strasbourg. Le week end avait bien commencé ce vendredi soir là. Il faisait doux, mais on n’était pas en terrasse. On profitait de notre temps libre après une semaine de travail, on parlait de photo. D’art. De belles choses.

Et puis quelque chose a basculé. Comme on le fait souvent, on a machinalement consulté quelques pages sur nos smartphones et là… l’incrédulité a remplacé notre insouciance. Presque instinctivement on a compris que quelque chose de grave se jouait à Paris même si on n’avait encore que des bribes d’info. Mon ami a contacté des personnes qu’il savait être dans la capitale. Il avait besoin de savoir que ses connaissances allaient bien.

Moi j’ai eu un appel de mon amant qui venait d’atterrir à CDG, de retour d’un déplacement pro aux Etats-Unis. En fait c’est lui qui m’a dit que c’était le bordel à Paris. Il a été la première personne connue qui m’a parlé de l’ambiance qui régnait là-bas. Au creux de l’oreille. Je me souviens qu’on ne savait pas trop quoi se dire (et qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour discuter, comme trop souvent…) mais ces quelques mots ont imprimé ma mémoire à jamais. Et j’avais le sentiment de vivre un moment très particulier.

La suite de la soirée n’a plus du tout eu la même saveur, nos cocktails non plus… Et les jours suivants, j’ai pleuré. Pleuré pour Paris qu’on avait attaquée et blessée. Une part d’insouciance a disparu en moi suite à ces événements, c’est certain, mais pas mon amour pour la France et tout ce qui fait sa beauté et sa grandeur, et plus particulièrement pour amour pour Paris car sa vie continue, toujours aussi inspirante et inspirée.

Dans ma vie intime, mon amant est retourné à sa vie d’homme marié d’avant mais il est toujours dans mon coeur. Aucun jour ne passe sans que je ne pense à lui. Ce qui s’est écrit ce soir de novembre m’a marquée à jamais, à l’image de la France.

Mon amour pour Paris est éternel, tout comme l’est celui pour mon amant.

La Liberté du Luxembourg

Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne m’attendais pas à croiser cette statue !

Je savais bien sûr qu’il y a une réplique de Miss Liberty au pied de la tour Eiffel mais tomber nez à nez avec un autre exemplaire, au détour d’un sentier du jardin du Luxembourg a été une vraie surprise.

C’est ce genre de chose qui fait mon amour pour Paris. Cette ville, pleine de merveilles, de surprises, de poésie et de beauté, là, juste au coin de la rue oblige le promeneur à garder les yeux et l’esprit ouverts. Et « force » chacun à rester curieux et à cultiver sa part d’enfance.

Paris c’est le quotidien magnifié. Elle me le prouve à chacune de mes escapades dans la capitale.

Cache-cache parisien

Je vais à Paris plusieurs fois par an, pour me balader, pour prendre mon shoot de « bonheur capitale » et pour faire quelques photos de cette ville très inspirante.

La tour Eiffel n’est pas toujours sur l’itinéraire de mes flâneries mais samedi, alors que j’arpentais les rues au gré de mon inspiration, elle n’était jamais loin. Mais pas tout près non plus.

C’est comme ça que je l’apprécie le plus, quand je la découvre entre des immeubles, presque par hasard, comme on tombe sur un visage connu sans s’y attendre. Savoir qu’elle est proche mais pas forcément visible si on ne lève pas les yeux, jouer à cache-cache avec elle, voilà un petit plaisir tout simple qui me transporte.