Paris photo, 1ère partie

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C’est lors de ma rituelle visite à St-art que je m’étais promis d’aller voir l’exposition consacrée au travail de Bettina Rheims à la MEP (Maison Européenne de la Photographie). C’est chose faite.

L’exposition revient sur 40 ans de création et a investi 3 étages, rien que ça !

L’identité, la question du genre, l’image de la femme et la place de celle-ci dans la société, la représentation féminine dans l’art sont les bases du travail de la photographe.

Dès le début de l’expo j’ai été frappée par la force des portraits de femmes, des portraits très travaillés, toujours mis en scène, saturés de couleurs. Les codes de la féminité sont exacerbés, les nus sont intimidants certes, mais également extrêmement touchants. Certains portraits révèlent des femmes sûres d’elles, conquérantes, au sommet de leur beauté et d’autres, plus fragiles et simples.

L’exposition alterne les photos de célébrités et d’anonymes. On passe ainsi du glamour de Claudia Schiffer à la rudesse d’une détenue. Deux mondes qui s’opposent et qui pourtant révèlent une même féminité. Bettina Rheims montre toujours la fierté des femmes et leur mystère avec une immense qualité esthétique.

J’ai aimé cette exposition tantôt inspirante et tantôt dérangeante. Les tenues et les poses suggestives, le désir des femmes, tout appelle à un questionnement sur soi, sur sa propre image.

A l’occasion de cette visite j’ai découvert que Bettina Rheims a aussi fait des photo en noir et blanc et qu’elle a pris des animaux empaillés pour modèles, à une époque où personne ne voulait de ses portraits ! Je trouve cette démarche en forme de pied-de-nez révélatrice de la personnalité forte de cette photographe qui se joue des conventions, tant sur le fond que sur la forme.

L’exposition se tient jusqu’au 27 mars alors courez-y, vous ne le regretterez pas !

# 27 – Rêve(r)

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Voilà un thème difficile à illustrer. Après mûre réflexion et une plongée dans mes archives (je le confesse), j’ai opté pour cette image. Je vous explique pourquoi !

Un rêve c’est souvent flou avec parfois quelques flashs très précis, un peu comme ces oeuvres qu’on devine derrière un rideau plus ou moins occultant.

C’est tiré par les cheveux ? Ca tient la route ? Dîtes-moi ce que vous en pensez !