Fin de saison

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Ca y est, la saison d’été des tournois (de tennis, je précise pour les distraits !) touche à sa fin et il est temps de faire un bilan des matchs que j’ai disputés depuis le mois de mai.

Parlons d’abord chiffres. J’ai participé à 7 tournois, j’ai gagné 9 matchs et les matchs perdus sont au nombre de 14. Un bilan pas très équilibré mais ça fait quand même 39 % de victoires. Oui, par les temps qui courent il faut voir le verre à moitié plein. Et ce d’autant plus que l’année dernière je n’avais pas gagné le moindre… set. Belle progression, non ? Si !

Il est à noter que j’aime les victoires en 3 sets (4 victoires sur 9) et que je n’ai perdu aucun tie break. Aurais-je un mental d’acier ?? Euh, non, je ne crois pas en fait ! J’aime aussi dire que j’ai battu 4 adversaires mieux classées que moi, oui, parfaitement. C’est ce qu’on appelle des perfs, rien que ça ! Un délice pour l’ego !

Mais au-delà des stats il y a des émotions, des comportements, de l’expérience acquise, la joueuse, moi, quoi ! Et voilà ce que j’ai noté au fil des rencontres, en allant du moins bon au meilleur.

Je sais foirer  un match, bien comme il faut : ne pas courir, sortir très largement les balles (ou user le filet !), jouer petit bras, enchaîner les double fautes, balancer ma raquette et je sais même ne pas avoir envie d’être sur le terrain… !

Mais heureusement je sais également jouer par 30°, rester concentrée même quand mon adversaire jette sa raquette, gagner les points importants, et notamment ceux des tie-breaks (100 % de tie-breaks gagnés si vous suivez bien !), être félicitée pour mon beau (C’est pas moi qui le dit c’est le mari de mon adversaire. Si, si !) revers à 2 mains, faire mentir mon classement, c’est-à-dire produire un jeu digne d’un meilleur niveau, me forcer à jouer des coups éloignés de mon jeu naturel aux moments opportuns, gérer la faim et la soif et finalement

GAGNER !!

En fait, tout ou presque est basé sur l’envie. Le manque d’envie de faire les efforts nécessaires pour gagner mène à la perte de confiance en ses coups et là, c’est le drame, la défaite assurée… J’ai ainsi enchaîné pas mal de mauvais matchs et j’ai dû batailler pour retrouver le chemin de la victoire et son corollaire, la CONFIANCE.

Je crois que la vraie victoire est là, elle réside dans la confiance acquise sur le court et dans la vie en général (bon pour ça y a encore un peu de boulot…, suivez mon regard…).

J’ai aussi et malheureusement expérimenté le rôle d’une mauvaise nouvelle sur mes performances. En conclusion, que d’émotions, que d’émotions !

Je tiens à finir ce billet par des remerciements, oui, comme les grands champions ! Je suis reconnaissante envers mon coach qui s’est impliqué avant chacun de mes matchs et avec qui j’ai fait de super debriefs. Et puis il y a mes gentils supporters qui, bien que ne m’ayant jamais vu jouer se sont réjouis de toutes mes victoires et ont été bienveillants quand j’ai pris des tôles !

Ah, dernière précision, avec tout ça je devrais gravir 3 échelons au classement, à une marche du niveau estimé par mon super coach qui décidément maîtrise son sujet. Oui, il est fort mon coach !