Ma (toute petite) revue ciné de décembre

La quantité ne fait pas la qualité, on le sait, et ça s’illustre une fois encore. En décembre je n’ai vu qu’un film mais quel film !

J’ai vu Pupille de Jeanne Herry, un film sensible et émouvant. Il nous plonge dans l’univers de l’adoption avec l’histoire de Théo, né sous X dont la mère a deux mois pour revenir sur sa décision de laisser son enfant, définitivement. Deux mois pendant lesquels on suit les démarches des services de l’aide sociale et du service en charge de l’adoption. Pendant cette période, une famille s’occupe du bébé et les services sociaux doivent trouver la future mère adoptante. La rencontre de l’enfant et de sa nouvelle mère, permise par une équipe de travailleurs sociaux dévoués, est parfaitement bien illustrée, de manière intimiste. J’ai adoré ce film qui m’a fait pleuré (beaucoup) et rire aussi. L’empathie, l’amour naissant et l’amour fuyant sont magnifiquement interprétés par tous les personnages que j’ai trouvé justes, de celui de la mère biologique à la mère adoptante en passant par l’assistante sociale ou l’infirmière. L’attention de tous ces intervenants pour que se tisse un nouveau lien est belle, très belle. Pleine de douceur et d’humanité. Je vous recommande mille fois ce film, histoire de finir l’année dans l’humain, dans les vraies valeurs de la vie.

Les petits bonheurs # 103

Eh bien voilà, 2018 s’achève. Voici donc les derniers petits bonheurs de l’année. Avant ceux de l’année prochaine, bien sûr.

J’ai profité de ces vacances pour me reposer, ralentir le rythme et profiter de chaque instant, encore plus que d’ordinaire.

J’ai fêté Noël à Nancy et avant ça j’ai fait les courses de Noël au Marché couvert qui offre de super produits.

J’ai admiré le beau spectacle son et lumière sur la Place Stanislas, en l’honneur de Saint Nicolas, une figure importante en Lorraine. Et j’ai fait un tour de grande roue non loin de là.

J’ai bu du vin chaud, mangé une gaufre. J’ai aussi dégusté de la langouste, des huîtres, un chocolat viennois, du foie gras, de la saucisse de Morteau, du carré lorrain, du champagne, etc… Bref, la gourmandise a été à l’honneur !

J’ai mis ma jupe en tulle que j’adore porter à la période des fêtes de fin d’année. J’ai aussi porté ma casquette de titi parisien. Et j’ai mis mon joli rouge à lèvres YSL. Mais je n’ai pas porté de montre. Ben oui, c’est toujours comme ça quand je suis en vacances !

J’ai fait une belle promenade ensoleillée le jour de Noël, dans les rues de Nancy.

J’ai passé deux journées en pyjama.

Audrey a (enfin) eu mon cadeau et je suis contente qu’il lui plaise autant.

J’ai pris un café avec Muriel. Et j’ai croisé Mohamed.

J’ai craqué pour quelques douceurs chez Chocolat Noisette.

J’ai regardé un téléfilm de Noël bien cucul la praline comme il faut !

J’ai passé une agréable soirée avec Antoine, Caroline, Jean, Katia, Louise et Maman.

J’ai fait le ménage chez moi, histoire de démarrer 2019 dans un appartement fraîchement nettoyé.

Et vous, sur quelle tonalité avez-vous terminé l’année ?

Bien le bonjour de Stan !

Je viens de passer quelques jours à Nancy. Et bien évidemment, Stanislas et sa place ont fait partie des incontournables à voir dans cette jolie ville.

La statue du duc de Lorraine est actuellement surmontée d’un globe et ornée à sa base de fleurs roses que l’on retrouve sur les candélabres de la place Stanislas.

Doux Noël

Je vous souhaite de douces fêtes de fin d’année.

Profitez de cette période et appréciez chaque moment partagé avec ceux que vous aimez.

Moi je mise sur la douceur, le cocooning, les bons repas, la lenteur et quelques jours ailleurs. Pas loin de chez moi. Mais ailleurs.

Fêtez bien et savourez la vie !

Les petits bonheurs # 102

Cette semaine a filé à la vitesse de l’éclair. Mais c’est toujours comme ça juste avant Noël, non ?

Je me suis concocté un dîner doudou (et pas très équilibré) fait de bredele, de chocolat et de marrons glacés. J’ai bu un vin chaud au bureau, ambiance de Noël garantie ! J’ai mangé des quenelles de foie et j’ai bu du gewurtztraminer.

J’ai trouvé le nom d’un photographe que j’avais repéré lors de la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat de Strasbourg. Il s’agit d’Abdesslam Mirdass et je vous recommande un coup d’oeil à son site !

J’ai vu un beau jeune homme blond dans le train, un matin. Et je l’ai revu le soir même.

Farid m’a livré ma traditionnelle commande gourmande de fin d’année. Du comté, du morbier, des saucisses de Morteau et de Montbéliard ! Miam !

J’ai mis mes jolies bottes de pluie.

Mélanie m’a fait un super soin du visage. Quel bon moment pour démarrer les vacances ! Je lui ai offert un miroir et finalement c’était une bonne idée ! Ben oui, j’avais quelques doutes, offrir un miroir à une esthéticienne c’est un peu comme offrir de l’huile de moteur à un garagiste, non ? Olivier est passé à l’institut et on a un peu discuté. De badminton, de Noël, de la vie.

J’ai pris des oeufs dans le panier laissé par un voisin de l’immeuble. Sympa !

J’ai rendu visite à Isabelle dans sa jolie boutique et à Caroline sur le marché de Noël. J’ai flâné dans la ville et j’étais presque sereine.

J’ai préparé ma valise.

Et vous, quels ont été vos petits moments doux de la semaine ?

JPG aux Folies Bergère

L’année dernière, à Noël, j’ai eu une place pour le Fashion Freak Show. Inutile de vous dire que ce cadeau m’avait collé un énorme sourire et… que j’attendais le mois d’octobre de pied ferme !

C’est avec une joie immense que j’ai assisté à ce spectacle à nul autre pareil, dans un lieu mythique et au rayonnement international.

Le show retrace le parcours de Jean-Paul Gaultier, n’omettant aucun aspect de sa vie, de l’enfance à qui il est aujourd’hui. Le tout à la sauce JPG, of course. Quel bonheur !

Le spectacle démarre par la naissance de Nana, le nounours sur lequel le couturier en devenir, tout petit déjà, a exercé son talent, faisant de lui le premier ours transsexuel ! Le spectacle était lancé sur une idée géniale, de la plus belle et souriante des manières, dans une salle d’opération ! Nana est revenu(e) sur le devant de la scène un peu plus tard, pour une danse que j’appellerais « pile ou face ». Là encore, quelle idée de génie.

Conchita Wurst a interprété une chanson et je dois dire que j’ai été impressionnée par son physique, tout en muscles fins et… en poils ! A l’image de ce personnage, l’ensemble de la troupe est magnifique. Elle est composée de chanteurs, danseurs, mannequins et comédiennes aux talents incroyables et aux corps parfaits.

Les tableaux s’enchaînent, les costumes plongent le spectateur dans l’univers des créations emblématiques du couturier et les lieux incontournables de la vie parisienne. J’ai été particulièrement touchée par l’évocation de la mort de Francis, le compagnon de Jean-Paul Gaultier qui avait partagé ses débuts dans la couture. Utiliser la marinière pour ce tableau était une autre idée de génie, particulièrement émouvante. J’ai aussi beaucoup aimé le défilé de mode homme présenté par Catherine Deneuve. Et puis, évidemment, on a eu droit à un retour sur le tout premier défilé, organisé avec des mannequins improvisés et les moyens du bord.

La joie et la beauté étaient au rendez-vous, bien sûr. Mais aussi le sexe, l’humour et la réflexion. J’ai adoré ce spectacle où se mêlent la danse, la mode, les acrobaties, la vidéo, la musique. J’ai trouvé que c’est une belle ode à la vie et à l’art de vivre à la française.

La bande-son tient une place très importante dans la mise en scène et j’ai adoré voyager dans un univers très gai (et gay) avec Madonna, Rita Mitsouko, George Michael et Chic, évidemment !

Le spectacle se termine sur une version revisitée de « Tout le monde il est beau » accompagnée d’un message perso de Jean-Paul Gaultier sur l’amitié qui le lie à son public. « Vous êtes tous mes amis » est le mot de la fin. Et on a tellement envie que ça soit vrai.

J’étais joyeuse à la sortie de la salle et j’avais envie que la fête continue toute la nuit. D’ailleurs j’ai sautillé dans les rues de Paris et siroté un cocktail pour prolonger le bonheur de ce moment.

Bravo au génie de Monsieur Jean-Paul Gaultier qui a imaginé ce spectacle insolite et si fidèle à son univers. Bravo aussi à la troupe et merci encore une fois à ceux qui m’ont offert ce cadeau. Vous avez tous tapé dans le mille !

Chers frères

Je n’ai pas les mots,

Je n’ai que les larmes,

Je n’ai que l’amour,

Je n’ai que l’espoir,

Je n’ai que le souhait d’un avenir lumineux.

Avec toute ma compassion.

Les petits bonheurs # 101

L’attentat qui a frappé ma ville mardi a jeté un voile, a fait couler des larmes et a soulevé de nombreuses interrogations, comme à chaque fois qu’une telle tragédie s’abat sur des innocents.

Alors, cette semaine j’ai ouvert les yeux et mon coeur encore plus grand que d’habitude et, plus que jamais, j’ai voulu donner une réalité à notre belle devise nationale. Cette semaine aussi, malgré le chaos, il y a eu de jolis moments.

Le ciel était particulièrement beau, l’autre matin. Il était rose, doux. Un vrai ciel d’hiver. Et puis on a eu un magnifique lever de soleil, tout rouge. Il a neigé et la ville était belle, comme enveloppée dans du coton. La douceur après l’horreur en quelque sorte. Comme un message d’amour et d’apaisement de la part de la nature à l’humanité.

J’ai croisé Emmanuel, un ex-voisin, qui était pressé, certes, mais aussi tout sourire. J’ai croisé Assma, ma jeune collègue, alors que j’allais à la gare et qu’elle était en partance pour un déplacement pro.

J’ai mangé des sushis avec mes collègues. On a aussi mangé ensemble à l’occasion du repas de Noël de la cantine.

Un ado m’a dit bonjour dans le train. Et avec le sourire !

J’ai répondu à une offre d’emploi. Mon ami Farid, lui, a décroché un nouveau job.

J’ai rendu visite à Caroline qui tient un chalet sur le marché de Noël (et qui a entendu les coups de feu mardi soir…). Et j’ai fait la bise à Isabelle qui travaille dans une boutique située non loin de la rue des Orfèvres (où le terroriste a fait des victimes).

J’ai pris un petit-déjeûner en ville avec Muriel et puis on est allé se recueillir là où des innocents ont été blessés ou tués mardi. Et puis on a fait une autre pause dans un café, histoire de nous remettre de ces émotions et de célébrer notre amitié. Et la vie, oui, oui, rien de moins ! J’ai pris un thé avec mon amie Aurélie qui a aussi eu son lot de chagrin cette semaine. J’ai la faiblesse de croire que je lui ai apporté un peu de réconfort. Je lui ai aussi prêté deux livres (j’adore porter la bonne parole !). J’ai rendu visite à Maman. Et puis j’ai passé une agréable soirée avec Christelle, Emily, Félicie, Kevin, Louise et Viviane. On a bien mangé, bien bu et bien ri aussi. Je l’avoue, on s’est moqué tout au long de la soirée Miss France. Qu’est-ce que ça nous a fait du bien ! Nicolas m’a dit qu’il a récemment porté une veste qui a appartenu à mon père et ça m’a profondément touchée.

J’ai allumé des bougies, pour apporter un peu de lumière à cette semaine bien sombre… J’ai laissé des mots aux enfants d’une des victimes de l’attentat, un Afghan qui avait fui les talibans et qui est tombé sous les balles à Strasbourg…

J’ai fait une sieste.

Les petits bonheurs de cette semaine sont beaucoup, et paradoxalement, liés à l’attentat. Il sont de ceux dont on se passerait volontiers… Ils s’accompagnent de larmes mais ne doivent pas nous faire perdre de vue l’espoir qui doit nous guider afin de construire un avenir lumineux, tous ensemble.

Déni, sidération, tristesse

Il était 20:53 hier soir quand j’ai été informée que ce qui était hélas à craindre depuis de nombreuses années s’est finalement produit à Strasbourg, au coeur de ma ville que j’aime tant…

Ma télé était en marche, mais j’avais coupé le son, comme souvent, et je ne prêtais pas attention aux images qui défilaient. Et puis… ces mots sur un bandeau « Fusillade à Strasbourg »… ont happé mon regard.

Après ça, je n’ai plus réussi à détacher mes yeux de ce satané écran où se bousculaient des images de rues que j’arpente souvent, de magasins et de bars que je fréquente…

J’en ai mis du temps à admettre que le mal s’est abattu sur des innocents, là, en bas de chez moi. Il en a fallu des sms de mes proches pour me « prouver » que la violence froide avait frappé…

Les messages sont rapidement arrivés d’amis qui habitent dans la région, bien sûr, mais aussi d’autres qui sont plus loin, en Allemagne, aux Etats-Unis, en passant par la Suisse et le Canada. L’info s’est diffusée comme une traînée de poudre. Les marques d’amitié aussi.

A l’abri, chez moi, je ne savais que faire… Tout me semblait à la fois dérisoire et porteur d’espoir et de vie. Paradoxalement.

J’ai pleuré. Je crois qu’on peut dire que j’ai craqué… Le bruit des hélicoptères survolant la ville avait ce côté inquiétant auquel on n’est pas habitué (heureusement !).

Je suis tombée d’épuisement, après de bien trop nombreuses heures passées sur Twitter, Facebook, LCI, etc… J’étais gavée d’images, de gyrophares bleus, de larmes aussi.

Ce matin, le réveil a été un peu irréel. J’avais envie de croire que le mauvais rêve s’était évanoui, que j’étais sortie d’une sorte de réalité parallèle. Et bien sûr, j’étais également consciente que l’ignominie avait été perpétrée. Mais aussi que la vie « normale » devait reprendre ses droits.

J’ai donc repris ma vie, j’ai rejoint la gare, à pied, comme chaque jour. Mais j’ai ouvert les yeux plus grand, j’ai essayé de croiser des regards, j’ai cherché à voir la beauté des gens qui étaient là, eux aussi, plus tristes que la veille mais vivants.

J’étais presque triste de ne pas croiser de militaires…!