Sa sensibilité, en noir et blanc

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Il y a quelques années j’ai pris des cours de photo. J’avais alors rencontré un artiste, un homme très sensible dont j’aime particulièrement l’univers qui se situe quelque part entre la réalité et la poésie.

La galerie Stimultania a récemment exposé des photos réalisées par Christophe Bourgeois, ce fameux « prof ». Des photos qui racontent la vie d’hommes simples, au Mali et en Chine. Des photos à l’opposé des clichés exotiques racoleurs.

Christophe Bourgeois nous propose de côtoyer des bergers, des pêcheurs, des hommes qui louent leurs bras à la journée dans des ambiances intemporelles. On ne sait pas si les photos ont été prises dans les années 20, 50 ou de nos jours. Les images rapportées de Chine évoquent le travail et la survie économique, bien loin de la modernité. Les photos prises au Mali ont toutes l’eau en commun, qu’il s’agisse de l’eau d’un fleuve, de l’eau que l’on va chercher au puits et même de l’eau en bouteille !

Je connaissais déjà la plupart de ces oeuvres mais j’ai adoré m’y replonger, j’ai adoré retrouver l’univers graphique de Christophe Bourgeois. Le travail de l’artiste est très abouti techniquement bien sûr mais aussi du point de vue symbolique et graphique. Je trouve l’oeil de ce photographe très sensible, comme l’homme qu’il est.