La balade aux magnolias

Chaque année je guette la floraison des magnolias. Chaque année ce moment est un ravissement. Et l’édition 2017 ne déroge pas à la règle.

J’ai profité d’un après-midi très printanier, presqu’estival, pour flâner dans Strasbourg et admirer ces arbres magnifiques. Je connais pas mal d’endroits où les trouver et certains sont d’ailleurs tout près de chez moi.

Les touches roses et la majesté de ces arbres ont agrémenté une belle promenade sous un soleil radieux jusqu’au quartier de l’Observatoire, ponctuée d’une pause café-téléphone fort agréable.

Ou comment faire le plein de vitamine D avec plaisir et en beauté !

Ma (toute petite) revue ciné de mars

Le mois de mars a filé, littéralement. Au début de ma période de chômage je pensais que j’aurais plein de temps pour mes loisirs et pour aller au ciné en particulier. Mais il s’avère qu’un emploi du temps ça se remplit vite, même quand on ne va pas au bureau. Bref, tout ça pour dire que je n’ai vu qu’un film en mars !

J’ai vu Miss Sloane de John Madden. C’est l’histoire d’une lobbyiste qui, après avoir travaillé pour un groupe de pression en faveur du port d’armes, s’est ralliée au lobby qui soutient la régulation de la vente d’armes ; ce qui lui aura valu un procès face à son ancien employeur. Le film plonge le spectateur dans un univers froid et sans pitié où la pression et la tension règnent en maître. On suit les manipulations d’Elizabeth Sloane (y compris à l’égard de ses propres collaborateurs) mais aussi celles des hommes politiques, des lobbyistes concurrents et des dirigeants de grandes entreprises et il semblerait que tout soit permis pour parvenir à ses fins. Intimidations, chantage, abus de confiance sont les armes de tout ce petit monde… Le film est centré sur le personnage d’Elizabeth, une femme autoritaire et glamour, odieuse et poignante, et l’interprétation de Jessica Castain (que j’ai enfin découverte, mieux vaut tard que jamais, hein !) est parfaite. J’ai aimé cette incursion dans les hautes sphères de Washington et le contrôle et la maîtrise d’Elizabeth qui s’oppose à la corruption et au pouvoir des hommes. Cette femme peu ou pas sympathique force tout de même l’admiration de par sa détermination (elle ne vit que pour son métier) et sa capacité à mener le jeu dans cette guerre d’influence. Cette lobbyiste est une solitaire à l’allure glaciale et toujours impeccable, droguée aux amphétamines, narcissique mais surtout, surtout, conquérante.

Les petits bonheurs # 12

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Mais chacune apporte son lot de petits bonheurs.

Cette semaine

  • j’ai réconforté Virginie.
  • j’ai déjeuné avec Christelle et Isabelle.
  • j’ai déjeuné avec Mélanie.
  • Mélanie m’a fait un soin du visage et j’ai failli m’endormir tellement c’était agréable !
  • j’ai flâné sous le soleil (et un vent frais).
  • j’ai eu un entretien dans une agence d’intérim.
  • j’ai fait une sieste.
  • j’ai discuté avec ma voisine après la rencontre avec Benoit Hamon qui a présenté son livre dans une librairie de la ville.
  • j’ai vu une dame âgée très intéressée par la vitrine d’un magasin de fringues pour jeunes hommes à la pointe de la mode.
  • je suis allée à un cours de hatha à 9 heures du mat’. C’est tôt mais qu’est-ce que ça fait du bien !
  • j’ai croisé Wafa. Je ne la connais pas mais je lis son blog.
  • Mohamed s’est manifesté.
  • un chat a laissé des traces de pattes sur le pare-brise de ma voiture.
  • j’ai donné un coup de main à JP et Virginie pour la préparation de leur mariage.
  • j’ai dîné avec JP et Virginie.
  • Stéphane m’a demandé comment s’est passé mon entretien en agence d’intérim.
  • j’ai fait un tennis avec Olivier et on a déjeuné ensemble dans la foulée.
  • j’ai acheté une rose rouge, 26 du mois oblige.
  • j’ai allumé une bougie sur le rebord de ma fenêtre, en souvenir de Papa.
  • j’ai coupé le chauffage chez moi.
  • j’ai mis mon rouge à lèvres Red Sunset.
  • j’ai déjeuné à Colmar.
  • Sylvie m’a envoyé un sms très émouvant.
  • j’ai planté le noyau d’avocat et croisé les doigts pour la suite de la pousse. Je vous rappelle que je n’ai pas du tout la main verte…!

Et vous, elle vous a réservé de jolies choses votre semaine ?

Jamais je ne l’oublierai…

Papa est décédé le 26 mars 2016… Ce jour-là il faisait beau, comme aujourd’hui. Le ciel était bleu et le soleil brillait haut et fort.

Je me souviens de cette journée comme si c’était hier… et pourtant un an a passé…

Un an d’absence c’est long et court à la fois. Mais un an d’absence n’enlève rien à l’amour que je porte à mon père. Et c’est ça le plus important.

L’amour ne meurt pas, oh non !

La citation de la semaine # 62

J’ai toujours aimé les livres et les voyages qu’ils offrent, à moindre coût !

Petite, je passais des heures à lire les aventures de Fantômette (MA star !) ou celles des amis du Club des Cinq (parfois en cachette, alors que mes parents pensaient que je dormais !).

Cet amour de la lecture ne s’est jamais émoussé depuis mon enfance ;  j’en ai toujours une en cours, quelle que soit la période de ma vie, légère et insouciante ou plus triste. Au-delà du plaisir de lire, je crois qu’on peut dire que j’ai besoin de ces ailleurs, de découvrir d’autres univers et d’autres sensibilités.

Actuellement je profite à fond de mon temps libre (imposé…), et notamment pour enchaîner les lectures. Les dernières en date m’ont emmenée dans l’Allemagne de la 2è guerre mondiale, dans le quotidien d’un éminent avocat, en Iran par le biais d’une histoire familiale ou encore dans la Bulgarie communiste (lecture en cours, post à venir). C’est éclectique ! Et ça fait autant d’occasions d’avoir la tête ailleurs. J’adore !

Du bien-être en boîte

Des box il y en a plein… Des box beauté, des box thé, des box gourmandes, des box geek etc… mais les box bien-être ne sont pas légion. Dans ce domaine j’en ai tout de même dégoté une, j’ai nommé La Yoga Box.

Elle propose des accessoires utiles à la pratique du yoga et des produits bien-être qui permettent de cultiver les bienfaits de l’apprentissage chez soi. Mais qui ne dispensent pas d’aller au club de yoga de temps en temps !

Dans la box du mois de février (oui, je suis à la bourre pour vous en parler…!), il y avait des gants antidérapants. Ils sont bien pratiques pour ceux comme moi qui ont l’impression de glisser sur le tapis, notamment pour la posture du chien tête en bas. Et puis ils sont beaux. J’aime beaucoup leur couleur rose flashy ! Il y avait aussi un beurre de cacao, parfait pour adoucir ma peau de crocodile. Et puis il y avait une bougie parfumée qui apporte une touche de douceur cotonneuse à mon intérieur. Et des pierres de massage pour soulager les douceurs et les tensions. Je les ai offertes à mon amie Sylvie qui en fera très certainement bon usage.

Et last but not least, La Yoga Box a pensé à la gourmande que je suis, absolument ! J’ai eu des mûres blanches séchées aux vertus antioxydantes et riches en vitamine C et en fer. Pas mal pour cette sortie de l’hiver ! Et puis c’est bon. Ca ressemble un peu aux raisins secs avec un léger goût de miel. Miam !

Je suis satisfaite de ces produits qui correspondent bien à mon état d’esprit actuel et à ma volonté de me faire du bien en toute simplicité.

Connaissez-vous cette box ? Ou une autre box bien-être intéressante ?

Directs du droit d’Eric Dupond-Moretti et Stéphane Durand-Souffland

Je suis dans une phase intense de lecture et j’adore ça ! Et, une fois n’est pas coutume, je ne me suis pas plongée dans un roman, parce qu’il faut savoir varier les plaisirs !

Dans son livre-témoignage, Eric Dupond-Moretti se place du côté de l’accusé, de celui qu’il défend et s’attache à montrer quel est son rôle, quelles sont les armes dont il dispose et quels sont les obstacles qu’il rencontre dans l’exercice de son métier. Il décrit une tendance de la magistrature à déplacer les débats vers le champ compassionnel et moral et à « préférer » les victimes qu’on magnifie aux accusés, transformant la justice pénale en instrument de vengeance alors que la véritable fonction de la peine est de protéger la société, de punir le coupable et de permettre sa réinsertion. L’avocat regrette le durcissement des lois, la dérive sécuritaire et justifie sa défense vigoureuse pour obtenir des décisions justes. Il dit qu’on ne peut pas se contenter de certitudes ou de raisonnements à charge. L’aspect humain est essentiel pour lui ; il redonne de l’humanité à l’accusé qu’on livre aux jurés et cherche à barrer la route à la haine lors de l’audience. Au rang des armes qu’utilise Eric Dupond-Moretti il y a sa stature, dont il joue. Il compare ses mots à des flèches qui doivent atteindre leur cible. Si tel n’est pas la cas, l’avocat se sent inutile et stupide et peut aller jusqu’à être en colère contre lui-même. Eric Dupond-Moretti expose aussi la réalité des relations entre la magistrature et les avocats. On découvre ici la détestation des magistrats pour le Barreau. On découvre que les juges considèrent les avocats comme des voyous, des complices de leurs clients et de la presse, qu’ils fantasment sur leurs honoraires et même qu’ils jalousent leur liberté !

J’ai aimé ce livre qui lève le voile sur certaines pratiques et bassesses qui ont cours dans le milieu de la justice. Eric Dupond-Moretti montre qu’un bon avocat doit toujours mettre la complexité de l’homme au centre des débats. Une vision humaniste qui explique que ce ténor du Barreau a choisi son métier à l’âge de 15 ans, parce qu’il exécrait la peine de mort.

Ce que dit la 4è de couverture : « Quatre ans après Bête noire, le plus célèbre des avocats pénalistes reprend la plume. Avocats placés sur écoutes ou perquisitionnés au risque de voir dévoilés les dossiers de tous leurs clients, irruption de la morale dans la procédure, pression de certains médias qui jouent les procureurs, Eric Dupond-Moretti dénonce une dérive dangereuse : quand les droits de la défense sont rognés de toute part, la démocratie est en danger. A travers le récit de plusieurs affaires dans lesquelles il est intervenu, pour la plupart inconnues du grand public, il pointe les absurdités et les tricheries de l’institution judiciaire. Est-il normal, au XXIè siècle, qu’un juge d’instruction, pour confondre deux innocents, demande à un expert de sonder l’opinion d’un chien ? Qu’un président d’assises, pour obtenir une condamnation plus lourde, tente de manipuler les jurés pendant le délibéré ? Qu’un homme soit condamné pour tentative d’assassinat alors qu’il peut prouver qu’il ne se trouvait pas en France le jour du crime ? Un livre coup de poing, qui concerne tous les citoyens désireux de savoir comment, aujourd’hui, fonctionne vraiment la justice dans « la patrie des droits de l’homme ». »