Ma (petite) revue ciné de mars (ou la vie d’avant…)

J’ai réussi à voir 2 films en mars, avant le confinement, donc. Ces séances me paraissent loin, bien loin…

J’ai vu De Gaulle de Gabriel Le Bomin, un film dont l’histoire se déroule sur la période allant de mai à juillet 1940. Au printemps 1940 l’armée française subit de nombreux revers et les Allemands sont aux portes de Paris. Le colonel De Gaulle, bien qu’ayant repoussé l’ennemi, doit faire face à un gouvernement paniqué prêt à accepter la défaite. Le général nouvellement promu parvient toutefois à convaincre les dirigeants français qu’une négociation avec les Britanniques pourrait aboutir à une fusion salutaire et se rend donc à Londres d’où il lancera le fameux appel du 18 juin et la Résistance. Voilà pour le volet historique. Mais le film s’attache aussi à l’intimité du militaire qui apparaît fragile, assailli par le doute dont le libère bien souvent sa femme Yvonne et particulièrement attachée à sa fille trisomique qui lui insuffle du courage et qu’il souhaite faire soigner. J’ai beaucoup aimé ce film qui oscille entre histoire et intimité et qui offre une image humaine de cet homme qu’on résume à son statut de général, en omettant son humanité et sa sensibilité.

Et puis j’ai vu Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich. C’est l’histoire de trois femmes qui mènent une double vie. Elles se retrouvent chaque jour pour franchir ensemble la frontière belge et travailler dans une maison close. Elles deviennent alors d’autres femmes, des filles de joie qui se battent pour avoir un confort minimal et garder leur dignité. Elles se laissent croire qu’elles se satisfont de leur statut de prostituées mais leurs tenues affriolantes et colorées ne parviennent pas à dissimuler la détresse sociale, sexuelle et psychologique qui les tenaille. J’ai vu ce film en avant-première il y a quelques semaines déjà mais il n’est pas sorti à ce jour, à cause du confinement… Frédéric Fonteyne était présent et a expliqué son travail, ses recherches, les rencontres avec de vraies prostituées nécessaires à la réalisation de son film. Il a affirmé assumer l’excès, la crudité, la démesure utilisés pour dénoncer l’esclavagisme qui touchent ces femmes et qui est un immense scandale selon lui (et la coréalisatrice, sa compagne). Ce film m’a secouée, tant par le sujet évidemment que par le talent des actrices qui rendent crédible cette histoire qui aurait pu verser dans la seule violence mais qui est aussi empreint de solidarité.

Avez-vous également eu le temps d’aller au cinéma pendant la première quinzaine de mars ? Quels films avez-vous vus ?

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