Une toute petite incursion dans la ville natale de Goethe

J’avais prévu de prendre la direction du sud pendant mes vacances mais Ryanair en a décidé autrement et a organisé la plus grosse grève de son histoire pile à ce moment-là…

A défaut de pasteis de nata et de flânerie sur les bords du Tage je me suis donc rabattue sur une bratwurst et une escapade le long du Main en compagnie de mon amie Aurélie.

Je n’ai passé que quelques heures à Francfort et ce rapide aperçu m’a donné envie d’y retourner, histoire d’approfondir ma découverte de cette ville où se mélangent les architectures ancienne et moderne.

Une fois de plus je dis vive l’Allemagne !

Les petits bonheurs # 90

J’étais en vacances cette semaine. Autant dire que le temps a passé bien plus vite que lorsque je suis au bureau…

J’ai croisé Christina que je n’avais pas vu depuis des années. J’ai aussi croisé mes gentilles voisines Catherine et Patricia avec qui j’ai discuté, dans la rue, comme si on habitait un petit village.

J’ai fait du tennis en semaine, avec Stéphane et Muriel. Et puis le week end aussi ! Et puis j’ai bu une bière  avec Muriel, sur la terrasse du club.

J’ai fait des siestes.

J’ai savouré un délicieux sorbet framboise – melon – mûre chez un pâtissier réputé de la ville.

J’ai mis mon nouveau poncho et j’ai allumé le chauffage chez moi. Ca y est, les premiers frimas sont arrivés !

Farid m’a appelée.

Il y a eu de beaux couchers de soleil, soleil qui a brillé toute la semaine.

J’ai fait la promotion de mon blog dans un immeuble voisin. Et auprès de mon amie Aurélie aussi. Un vrai coming out ! En effet, mon entourage (à part 2 amies) ne connait pas l’existence de ce blog.

Je n’ai pas porté de montre, vacances oblige.

J’ai pris le train mais pas pour aller au travail.

J’ai vu des chèvres.

Et vous, vous avez passé une bonne semaine ?

Ma revue ciné de septembre

Septembre est synonyme de rentrée des classes, certes, mais pas que. C’est aussi le mois où les films reviennent en nombre à l’affiche, même si, on est d’accord, la quantité ne fait pas forcément la qualité.

Tout d’abord j’ai vu Guy d’Alex Lutz. C’est l’histoire de Gauthier, un jeune journaliste qui va à la rencontre de Guy Jamet, un artiste de variété ayant eu son heure de gloire dans les années 1960-90. C’est à l’occasion de la sortie d’un album de reprises que le jeune homme organise des entretiens avec celui qui est son père mais qui ne le sait pas. Le film fait le portrait d’un homme, avec ses doutes et ses convictions, ses paradoxes aussi et interroge sur l’intime et l’universel, sur l’amour et le temps qui passe. J’ai aimé le ton doux-amer de ce film pas aussi léger qu’il n’y parait. On y rit (jaune parfois) des aléas de la vie, du show business et des média. Le film est teinté de mélancolie, montre la solitude d’un être pourtant très entouré et confirme que, oui, les chansons ont un réel impact sur nos vies.

J’ai aussi vu Photo de famille de Cécilia Rouaud. C’est l’histoire d’une fratrie et de leurs parents séparés qui se retrouvent à l’occasion d’un enterrement, eux qui ne se voient jamais. Les failles des uns et des autres apparaissent rapidement et on comprend que ce qui fait tenir les trois grands enfants c’est la survie de leur mamie et leur fidélité à la maison de vacances de leur enfance heureuse et insouciante. Il y a dans ce film des rires et des larmes, une douce mélancolie aussi. J’ai aimé ce film délicat qui aborde en toute simplicité des thèmes aussi profonds que l’autonomie des personnes âges, la dépression, la difficulté de communiquer dans certaines familles,…

Et puis j’ai vu Le poulain de Mathieu Sapin. Le film nous plonge dans l’univers politique, et plus précisément dans l’ambiance d’une campagne présidentielle. On y accompagne Arnaud qui intègre presque malgré lui l’équipe de campagne et qui découvre un monde fait d’amour et de trahison. Son poste d’assistant de la directrice de communication lui permet d’observer les rivalités et les revirements au sein de l’équipe… et l’oblige à abandonner peu à peu sa naïveté. Culte de l’image, retournements de veste, attrait du pouvoir, coups bas et éléments de langage, tous les poncifs du milieu y passent mais sans manichéisme et sans vouloir faire passer le message du « tous pourris ». J’ai aimé ce film qui m’a fait sourire (ou grincer des dents ?) et qu’on ne peut pas regarder sans faire des comparaisons avec la vraie vie !

Et pour finir j’ai vu Thunder Road de Jim Cummings. Le film démarre sur un long plan-séquence au cours duquel on hésite entre le rire et les larmes. Le ton est donné ! Le héros, un flic texan, nous emmène dans une Amérique vacillante, tout comme l’est sa vie professionnelle, familiale et psychologique. Il est accablé par le deuil, son divorce, les difficultés scolaires de sa fille, l’overdose de son ex femme et par son boulot auquel il est complètement dévoué. Et il pète les plombs… Sa vie est un cauchemar éveillé mais aussi une ode à l’espoir. La résilience n’est jamais loin, les moments de lucidité existent malgré tout. Et en plus du bon moment cinématographique que j’ai passé j’ai aussi découvert cette chanson de Bruce Springsteen qui donne son titre au film et dans laquelle il est question d’une ville pleine de perdants qu’il faut fuir pour gagner. S’il ne fallait voir qu’un film parmi ceux qui ont fait mon mois de septembre je vous conseillerais Thunder Road, assurément !

Les petits bonheurs # 89

Cette semaine, comme la précédente, n’a pas été la plus sympa de ma vie. Mais je ne lâche pas mon credo et je m’efforce de voir le verre à moitié plein, toujours.

Maman est sortie de l’hôpital et elle est en forme.

J’ai déjeuné sur la terrasse, en en profitant à fond, d’autant plus que je sais que bientôt il n’en sera plus question.

Nicolas m’a appelée.

J’ai passé une journée en pyjama.

Un jeune homme poli s’est assis en face de moi dans le train.

Mes vacances ont démarré.

J’ai finalisé un dossier important à mes yeux chez le notaire.

J’ai répondu à une offre d’emploi.

J’ai mangé des calamars.

J’ai fait un tennis avec Stéphanie. Une fois n’est pas coutume. J’aime bien son style de jeu qui permet de bien accélérer la balle. J’ai passé un bel après-midi au club, en compagnie de Muriel, en version supportrice de notre équipe 1 masculine (qui a gagné sa rencontre).

Voilà, c’est tout pour cette fois. Bonne fin de week end à vous.

La danse en mots et en amour

J’aime la danse et les danseurs. Alors j’ai sauté sur l’occasion d’aller à la rencontre de Marie-Claude Pietragalla quand j’ai eu vent de sa venue à Strasbourg, dans le cadre des Bibliothèques Idéales.

En toute logique c’est à la Cité de la Musique et de la Danse que j’ai eu le bonheur de découvrir le parcours et le travail de cette danseuse exceptionnelle qui était accompagnée par Julien Derouault, l’homme qui partage sa vie.

Pietra (c’est ainsi que tout le monde l’appelle) a commencé par évoquer ses débuts, lorsqu’elle était une enfant dont l’énergie avait besoin d’être canalisée et qui devait lutter contre sa timidité. Elle a expliqué comment sa mère l’a poussée sur la voie de la danse, comment elle a intégré l’Opéra de Paris à 9 ans, après une sélection qui a retenu 15 candidates sur 400 et alors qu’elle n’avait pas du tout les codes de cette institution. Et comment elle est passée pro à 16 ans à peine.

Et puis elle nous a raconté les rencontres importantes de sa vie, des rencontres avec des hommes, principalement.

Elle a évoqué Rudolf Noureev et Maurice Béjart qui ont, selon elle, remis les danseurs à la hauteur des danseuses. Noureev a bousculé la technique classique française, ainsi que le répertoire en créant un univers plus contemporain qu’auparavant. Pour lui, la danse était bien plus grande que les danseurs et c’est dans cet esprit que ce grand chorégraphe est parti à la conquête du monde. Béjart à quant à lui été un précurseur de la danse contemporaine.

Elle a également mentionné Roland Petit à qui elle a succédé à Marseille et Patrick Dupont, un danseur instinctif, qui l’a nommée danseuse étoile.

Pietra a fait ses premiers pas de chorégraphe à Marseille, où elle a rencontré Julien Derouault, sur un spectacle qui traitait… du couple ! Julien, non sans humour, a reconnu qu’il est resté dans la compagnie par curiosité pour ce que la nouvelle chorégraphe allait créer. Rapidement ils ont formé un couple à la ville comme à la scène, partageant à la fois la création et le poids de l’administration française ! Il apparaît au fil de la discussion que leur coup de foudre (et puis ensuite leur amour) a, de manière évidente, été enrichi par la danse.

Leur double regard sur la danse a abouti à la création de leur propre compagnie, Le Théâtre du Corps. Cette compagnie indépendante travaille sur l’humain, sur ce qui le constitue et sur ce qu’il vit et intègre les nouvelles technologies dans les spectacles (3D notamment).

Les deux chorégraphes ont parlé de l’exigence totale que requiert leur discipline, de la douleur permanente, cette compagne du quotidien mais dont ils ne font pas le sujet principal. La douleur fait, selon eux, partie de la conquête. Tout comme le rêve crée le réel. J’adore l’idée !

J’ai aimé l’approche de leur travail selon laquelle il faut contrer notre société qui ne parle plus des gens et des corps. Les deux chorégraphes travaillent pour remettre au centre de la vie les artistes et les ouvriers et pour que la société ne parle plus uniquement de culture et d’économie en oubliant les êtres humains qui les font exister.

Les extraits qui ont ponctué la rencontre, très impressionnants et très novateurs m’ont plongée dans un univers qui m’a absolument séduite et ma nouvelle envie est désormais de voir un spectacle créé par Le Théâtre du Corps.

Les petits bonheurs # 88

Cette semaine a été assez compliquée mais j’ai quand même réussi à en sortir des choses positives et agréables, non mais !

J’ai vu une biche dans les champs. Et aussi des lézards et des chauve-souris.

J’ai déjeuné avec mes collègues, sur le site, certes, mais c’est suffisamment rare pour le souligner quand même.

J’ai mangé de la tarte au fromage blanc et du cheesecake ! Et j’ai découvert le vin bleu ! Eliane nous a fait une délicieuse tarte aux mirabelles.

Marlène m’a appelée. Katia aussi.

Stéphane est sorti de l’hôpital. Plus de peur que de mal finalement. Maman s’est bien remise de l’opération qu’elle a subie.

J’ai passé une agréable soirée avec Anaïs et Virginie. Et un chouette après-midi avec Muriel. Les copines étaient aux petits soins pour moi cette semaine.

J’ai pris un café en terrasse, au calme, en savourant pleinement ce moment.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui mais étant donné la tonalité générale de ces 7 derniers jours je trouve que c’est plutôt pas mal, in fine.