Ma (petite) revue ciné d’août

L’été n’est pas une période faste pour le ciné. Les bons films ne sont pas légion et l’idée d’aller dans les salles obscures s’impose rarement. D’ailleurs je n’ai vu aucun film en juillet…

Et en août j’ai été attirée par 2 films. Seulement.

Tout d’abord j’ai vu My Lady de Richard Eyre qui mêle fin de vie et justice. C’est l’histoire d’un jeune témoin de Jéhovah qui devrait être transfusé pour survivre mais dont les croyances s’opposent à cet acte médical. Son cas est examiné par la justice en la personne de Fiona Maye, juge aux affaires familiales de la Haute Cour d’Angleterre. Pour ce faire, cette dernière rend visite au jeune homme malade, à l’hôpital, avant de trancher. Cette magistrate dont le credo est de toujours faire valoir l’intérêt de l’enfant se trouve ici face à un dilemme cornélien : l’intérêt du jeune homme se trouve-t-il dans le respect de ses convictions religieuses ou dans la contrainte à accepter le traitement qui pourrait lui sauver la vie ? Le film montre toute la difficulté de cette femme à prendre l’une des décisions les plus douloureuses de sa carrière et de concilier vie professionnelle et vie privée… son métier prenant l’ayant « amenée » à négliger son mari. J’ai trouvé ce film très émouvant et sachant trouver la bonne distance, tout comme les personnages qui sont liés par quelque chose de fort qu’ils arrivent à transcender. Le personnage principal, parfaitement interprété par Emma Thompson, nous plonge dans l’univers de la justice et le film nous interroge sur les liens entre la société et la religion et la société et la science. My Lady est un film intelligent qui nous reconnecte avec nos émotions.

Et puis j’ai vu BlacKkKlansman de Spike Lee. L’action se déroule au Colorado, dans les années 70, quand les Afro-américains se battent pour leurs droits civiques et contre le racisme. Ron, un policier noir (le premier du poste de police de sa petite ville) se lance dans une mission impensable : infiltrer l’Organisation et dénoncer ses exactions. Il entre ainsi en contact téléphonique avec le Klan et se fait passer pour un chantre de la suprématie blanche tandis qu’un collège blanc (et juif !) joue son rôle lors des contacts physiques avec les membres de l’Organisation. BlacKkKlansman est un film à suspens, drôle et militant qui mêle discours de fond, musique et impertinence. L’opposition blancs / noirs est frappante et met en lumière toute la stupidité du racisme, et surtout des racistes, qui sont dépeints comme de parfaits incultes. On assiste à des scènes fortes : une messe du Klu Klux Klan mais aussi la narration par un vieil homme noir du lynchage de Jesse Washington qui a été émasculé, carbonisé et pendu sous les applaudissements des membres des racistes blancs. Cette séquence du film est particulièrement poignante et flippante et rappelle (si besoin en était) l’horreur absolue du racisme. Le film se moque des suprémacistes blancs et s’attache à montrer l’importance pour les noirs d’être fiers de ce qu’ils sont, de leur beauté. Spike Lee fait de plus le lien avec les événements d’aujourd’hui (avec des images d’actualité) qui nous rappellent qu’il ne faut jamais baisser la garde face à l’intolérance.

Avez-vous vu ces films ? Ou d’autres que vous me recommanderiez ?

2 réflexions sur “Ma (petite) revue ciné d’août

  1. J’ai vu « Mary Shelley « , l’histoire de la créatrice de Franskenstein et épouse du poète Shelley avec Elle Fammings ( je pense que j’ecorche son nom) que j’aime beaucoup.

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