Désorientale de Négar Djavadi

Après le roman lu en plus de 2 mois en voici un que j’ai lu en moins d’une semaine !

Kimiâ patiente dans la salle d’attente d’un hôpital parisien et profite de ce temps pour se remémorer son histoire et celle de sa famille, sur 3 générations. Elle se souvient des activités clandestines de ses parents, des sympathisants communistes qui ont combattu le régime du Shah et sa loi martiale et le régime des ayatollahs. Elle se souvient aussi de sa fuite (avec sa mère et ses soeurs) pour rejoindre son père réfugié à Paris et de son statut d’étrangère et d’exilée. Et puis elle pense à ses grands-parents, et particulièrement à sa grand-mère qui est décédée le jour de sa naissance, alors que la famille s’attendait à accueillir un garçon. L’héroïne nous raconte son enfance, une période de sa vie qu’elle a adorée. On découvre une vie intellectuelle baignée dans l’admiration de la France, notamment pour sa liberté d’expression. Et l’importance de la maternité, de la famille mais aussi de la vie individuelle dans un pays, l’Iran, où les gens n’aiment pas la solitude et le silence.

J’ai littéralement dévoré ces pages qui m’ont fait voyager, du Moyen-Orient à Paris en passant par Bruxelles, Berlin, Amsterdam et Londres. Le roman aborde de nombreux thèmes dont l’homosexualité, la place du père, le choc des cultures et surtout la liberté de vivre, de penser, d’aimer. J’ai particulièrement aimé le rythme de l’histoire où se mêlent le passé et le présent, inscrivant la trajectoire de l’héroïne dans une destinée qui la dépasse et dont elle est pourtant un personnage à part entière.

Ce que dit la 4è de couverture : « Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde… Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité ; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui. »

Les petits bonheurs # 10

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Une jolie semaine se termine déjà. Une fois encore j’ai bien profité de ces 7 jours écoulés.

Cette semaine

  • je me suis promenée, nez au vent et lunettes de soleil sur le nez.
  • j’ai acheté des avocats. Ca m’a fait penser à Mélanie et ça m’a fait sourire. J’me comprends !
  • j’ai écouté &.
  • Muriel m’a payé une bière.
  • j’ai bu du gewurtztraminer.
  • j’ai mangé du boudin.
  • j’ai dîné avec JP et Virginie.
  • j’ai passé quelques heures à la fac.
  • j’ai dîné avec Anne, Jean, Katia, Lenka et Raphael.
  • j’ai mis mon joli rouge à lèvres Red Sunset.
  • j’ai fait une pause gourmande dans un café-brasserie.
  • je me suis promenée sous la pluie (et sous mon joli parapluie). J’adore !
  • j’ai eu un entretien en agence d’intérim.
  • j’ai décroché un entretien d’embauche.
  • Farid m’a appelée.
  • j’ai mangé une tartelette citron vert – basilic sans lactose. Et c’était bon !
  • j’ai déposé un livre dans la boite au bout de ma rue.
  • j’ai fait une sieste.
  • j’ai vu un jeune homme avec un Rubik’s Cub dans les mains.
  • j’ai vu un jeune homme qui portait un noeud papillon.
  • Stéphane m’a parlé avec passion de sa dernière formation. Vive le tennis !

Je vous souhaite une bonne fin de dimanche et plein de belles choses pour la nouvelle semaine qui se profile.

La citation de la semaine # 60

La période d’incertitude professionnelle que je traverse a l’avantage de me laisser du temps pour réfléchir et prendre un peu de recul. Je profite de mon bonus de temps libre pour me pencher sur ce qui me plait dans ma vie, certes, mais aussi sur ce que j’aime moins. Sur ce qui m’entrave.

Il m’est apparu que nombre de mes limites sont celles que je me suis fixées moi-même, des limites sur lesquelles je peux agir… mais pas uniquement. Il y a aussi celles dictées par la société, les contingences matérielles et d’organisation du quotidien, les inaptitudes physiques ou intellectuelles, les conséquences de choix faits il y a bien longtemps ou de circonstances qui m’ont échappé.

J’aspire à une vie plus légère, qui laisserait plus de place à la spontanéité et au lâcher prise. J’aimerais être capable de mieux relativiser les choses mais ma nature profonde, celle qui fait que je suis exigeante avec les autres et avec moi-même m’empêche bien souvent de m’envoler autant que je le voudrais. Et ma sensibilité n’arrange rien…

Je pratique la méditation depuis quelques temps, en espérant que j’y trouverai une clé, un moyen de m’affranchir de certaines charges et certaines croyances. Je le veux tellement !

Un goût de Provence, encore !

Après le gel douche et bain à la fleur d’oranger Energie fruit et le démaquillant yeux Le Petit Olivier j’ai fait entrer un nouveau produit au goût provençal dans ma salle de bain. On peut dire que les quelques jours passés à Marseille en fin d’année m’ont pas mal inspirée !

Voici donc l’huile de douche hydratante aux extraits d’argan et sucre de canne de la gamme Bain de soleil de la marque mon Petit Paradis originaire de Cassis. Je l’ai découverte dans les rayons de Monoprix qui est décidément une vraie mine d’or !

Le sucre de canne parfume délicatement la peau et l’extrait d’huile d’argan prévient le dessèchement et le vieillissement de l’épiderme. Et puis surtout, cette huile de douche aux effluves douces et gourmandes met une touche de soleil dans le quotidien et ça c’est top !

J’aime le réconfort et la lumière qu’apporte ce produit en cette période de l’année coincée entre l’hiver qui n’en finit pas de finir et le printemps qui hésite à faire son entrée…! Vive le soleil !

Les petits bonheurs # 9

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Je pressentais une semaine bien remplie et elle l’a été.

Cette semaine

  • j’ai vu un gars en tongs. En voilà un qui a hâte que l’hiver se termine !
  • j’ai déjeuné à la campagne.
  • j’ai vu un papillon.
  • j’ai acheté une rose rouge. J’avais la flemme de sortir de chez moi dimanche dernier…
  • j’ai eu un mail de Christelle.
  • j’ai battu Muriel 7-6. Je vous ai déjà dit que le tie-break est MA spécialité ?
  • j’ai vu des ados manger des glaces dans la rue. En voilà qui ont hâte que le printemps arrive !
  • j’ai vu des enfants déguisés.
  • Mélanie m’a fait une manucure et une jolie pose de vernis.
  • Aurélie m’a envoyé un très gentil mail.
  • Christelle, Mélanie, Muriel et Virginie ont croisé les doigts pour moi et ont pensé à moi pour mon premier entretien d’embauche (qui s’est bien passé). Merci les filles !
  • j’ai mis mon joli rouge à lèvres Red Sunset.
  • j’ai appelé Christine qui est toujours prête à me donner plein de conseils pour mon CV, les entretiens d’embauche et autres joyeusetés liées à la recherche d’emploi !
  • Farid m’a appelée.
  • j’ai passé une agréable soirée avec le plus gentil voisin de la terre.
  • j’ai fait une sieste.
  • Stéphane m’a demandé où en est ma recherche d’emploi.
  • j’ai croisé ma voisine-à-vélo.

Je vous souhaite une bonne fin de week end et une bonne reprise demain.

La citation de la semaine # 59

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Savoir s’émerveiller, garder ses yeux d’enfant, voilà qui rend la vie belle et douce.

Et même si la vie me joue parfois des tours (la bougresse), j’ai choisi d’admirer les gens, ceux qui maîtrisent leur sujet, qui créent, qui aident, qui sont bienveillants. Ca m’aide à atteindre une sorte de sérénité, de bien-être et de joie. Et par conséquent je trouve un équilibre, ce qu’on peut appeler une sagesse. Parfois.

Alors oui, ouvrons les yeux sur ce qui est beau et la vie n’en sera que plus appréciable.

La leçon d’allemand de Siegfried Lenz

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Ce roman est l’histoire de Siggi et se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Le jeune homme a été placé en centre de rééducation pour avoir refusé de rédiger un devoir sur les joies du devoir, non pas parce qu’il n’a rien à dire mais bel et bien parce qu’il a trop de choses à dire. Le père de Siggi est un représentant de la police régionale, chargé de faire respecter une interdiction de peindre à un artiste, mission qu’il prend très à coeur et qu’il poursuit même une fois l’interdiction levée. Siggi s’oppose à son père et à son éducation à la dure. Il a ainsi détourné et mis en sécurité, croit-il, des tableaux alors que son père lui a demandé d’espionner le peintre. Siggi veut aussi protéger son frère qui a été renié par leur mère et remis aux autorités par leur père pour s’être échappé d’un hôpital-prison dans lequel il avait été placé après une auto-mutilation. Siggi mettra des mois à faire resurgir les souvenirs du passé et à finalement rédiger un devoir allant au-delà des espérances du directeur du centre de rééducation. Il attirera aussi l’attention d’un psychologue qui souhaite rédiger un mémoire intitulé « Art et criminalité » avec sa collaboration.

J’ai mis plus de deux mois pour venir à bout des 572 pages de ce roman, rien que ça ! J’ai pris mon temps, comme le héros en quelque sorte. J’ai beaucoup aimé l’écriture (ça doit être top de lire ce roman en VO mais mon niveau en allemand est loin d’être à la hauteur…) et le rythme de cette histoire qui aborde des thèmes aussi forts que le devoir, l’équité, l’indépendance ou encore la bonne conscience. Au final, la leçon à retenir est celle-ci : c’est moins le résultat qui compte que la bonne volonté et la persévérance. Pas mal, non ?

Ce que dit la 4è de couverture : « Enfermé dans une prison pour jeunes délinquants située sur une île au large de Hambourg, Siggi Jepsen est puni pour avoir rendu une copie blanche lors d’une épreuve de rédaction. Ce n’est pas qu’il n’a rien à dire sur le sujet « Les joies du devoir », au contraire… Bientôt lui reviennent à la mémoire les événements qui ont fait basculer sa vie. Son père, officier de police, est contraint en 1943 de faire appliquer la loi du Reich et ses mesures antisémites à l’encontre à l’encontre de l’un de ses amis d’enfance, le peintre Max Nansen (derrière on peut reconnaître le grand Emil Nolde). A l’insu de son père, Siggi devient le confident de l’artiste et va l’aider à mettre en sécurité ses toiles clandestines. Sa passion pour l’oeuvre le conduit ainsi au refus de l’autorité paternelle et à une transgression (un vol dans une galerie) qui lui vaudra d’être condamné. Mais aux yeux de Siggi, le châtiment porte l’empreinte du zèle coupable de son géniteur. Avec ce roman d’une grande puissance éthique et affective à la fois, qui fit le bruit que l’on imagine lors de sa publication, Siegfried Lenz a rejoint d’emblée les figures majeures du Groupe 47, ces écrivains allemands – parmi lesquels on comptait Günter Grass, Heinrich Böll et Ingeborg Bachmann – qui ont assuré le « redressement » intellectuel de leur pays. »