Jusqu’au bout du suspens

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La rencontre promettait d’être belle. Elle l’a été. Et elle nous a réservé un suspens haletant jusqu’au bout.

La finale de la Fed Cup s’est déroulée à Strasbourg ce week end. C’était l’occasion de voir du tennis féminin de haut niveau quasiment au bout de ma rue. Le top ! L’équipe de France était opposée à celle de la République Tchèque, autrement dit un gros morceau puisque les Tchèques avaient remporté 4 des 5 dernières finales qu’elles avaient jouées. Rien que ça !

A l’issue de la première journée, les équipes étaient à égalité, de quoi préserver un beau suspens pour la 2è journée. Et d’assurer au public le spectacle d’une véritable confrontation.

La journée a commencé par un hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 et, plus classiquement, par les hymnes nationaux et la présentation des joueuses et de leurs capitaines. Il était alors temps de démarrer le premier match de cette journée décisive.

C’est Caroline Garcia qui a eu l’honneur d’ouvrir les hostilités face à la 6è joueuse mondiale, rien que ça. Et qui l’a battue ! Trop forte la petite Frenchie ! J’ai été impressionnée par la qualité du service de notre représentante que j’avais pourtant déjà vu jouer (également à Strasbourg !) mais dont j’avais oublié ce point fort. J’ai apprécié d’assister à un match en 3 sets (6-3 3-6 6-3) parce que les victoires en 2 sets c’est vraiment trop court ! Le public était aux anges quand la France a viré en tête ! L’ambiance était survoltée dans la salle. Et bon enfant aussi. Il y a eu des olas, des chants et même des chorégraphies dans les tribunes !

La journée s’est poursuivie par le 4è simple qui a opposé Alizé Cornet à Barbora Strycova, une joueuse que je ne connaissais pas du tout et qui s’est montrée redoutable et très combative, contrairement à la Française que j’ai trouvé assez irrégulière et manquant de ténacité. La partie a tourné court, la Française n’a pas trouvé la clé pour battre cette joueuse… Elle a perdu sur le score de 6-2 7-6, mettant les 2 équipes à égalité avant l’ultime match, le double !

Côté français c’est la paire victorieuse à Roland Garros qui a été alignée. Tous les espoirs étaient donc permis ! Sauf qu’en face il y avait à nouveau la 6è mondiale (Karolina Pliskova) et la pile Strycova qui a donc enchainé 2 matchs en un après-midi. Chapeau ! Et comme dit mon coach, les bons joueurs, même s’ils ne sont pas des spécialistes du double sont toujours redoutables dans ce type de match. Cette théorie s’est révélée exacte et l’équipe composée des filles les mieux classées en individuel se sont imposées. Le jeu était assez serré mais les Tchèques ont tout donné sur les points les plus importants et ça a fait toute la différence, au final. Le double a été empoché par les Tchèques sur le score de 7-5 7-5, ainsi que la coupe et toute la satisfaction du travail accompli.

Les Tchèques se sont regroupés sur le terrain, ont célébré leur victoire dans leur bulle. Les Françaises avaient quant à elles les yeux mouillés, le regard dans le vague et la tête basse… Quel contraste entre la joie des unes et la peine des autres… La remise des trophées aux finalistes a été difficile, elles s’étaient vraisemblablement projetées dans la victoire… Les gagnantes quant à elles n’ont pas caché leur joie et on peut évidemment les comprendre.

Toutes ont été applaudies comme elles le méritaient, dans un bel état d’esprit sportif. De quoi clôturer un beau week end de tennis qui m’aura tenue en haleine de bout en bout. Et qui confirme que décidément le tennis est le plus beau sport de la terre ! Absolument !

La citation de la semaine # 44

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J’adore ce genre de citation. Au premier abord elle semble absurde mais à bien y réfléchir elle est pleine de bon sens.

Et je suis d’accord avec ce bon vieux Raymond, l’essentiel est de penser, de réfléchir, de s’interroger. Des choses dont certains, trop nombreux à mon goût, sont parfaitement incapables… Quelle misère…!

Sur ce, je vous laisse à vos réflexions et je vous souhaite un agréable dimanche.

Le meilleur de Strasbourg

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Les restaurants indiens, c’est un peu comme les restaurants japonais… c’est souvent kitschouille à souhait et pas toujours au top côté saveurs…!

Mais comme chacun sait, toute règle a son exception. A Strasbourg il s’agit du Cinnamon. Il parait même que c’est le meilleur restaurant indien de la ville. Carrément ! Et c’est vrai qu’on y mange bien. Et que c’est classe.

Je l’avais découvert avec des amis il y a quelques temps et il m’avait laissé un goût de reviens-y auquel je n’ai pas résisté bien longtemps. Du coup j’ai vite fait trouvé un prétexte pour proposer un resto aux filles et zou, on est parti se régaler (et papoter aussi) !

La carte est très alléchante, les descriptions font à elles seules voyager et les prix sont corrects, in my opinion. Après un mojito ginger j’ai opté pour un briany à l’agneau qui s’est avéré délicieux et plus que copieux. Pour moi qui adore la cannelle ce plat était parfait ! En dessert (oui, au resto je prends toujours un dessert) j’ai choisi un rasmalai, une délicieuse crème au goût de safran. Un pur délice !

Seul petit bémol, le service que j’ai trouvé un peu mollasson mais bon, c’est un moindre mal quand on a aussi bien mangé !

Ma découverte du yoga, suite

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Bon, 3 cours de découverte c’était bien. Mais parfaitement insuffisant pour déterminer le yoga que je préfère pratiquer, même si certaines tendances se sont clairement et rapidement dégagées.

Alors j’ai poursuivi mon initiation par le ashtanga et le yin, deux pratiques très différentes l’une de l’autre.

Le ashtanga est considéré comme le plus complet des yogas. C’est un yoga (très) physique dont l’objectif est de chasser la fatigue, de se muscler et de gagner en sérénité. Il repose sur 8 principes : yama (éthique collective), niyama (discipline personnelle), asana (postures), pranayama (techniques de respiration), pratyahara (retrait des sens), dharana (concentration), dhyana (méditation) et samadhi (union absolue, paix, illumination). Tout un programme quoi ! J’ai apprécié ce cours mais, (oui, il y a un mais), je n’ai pas eu de courbatures ! Et donc… frustration ! Cependant, et pour être tout à fait honnête, je n’ai pas réussi toutes les postures, loin de là… ! Ceci explique sûrement en partie cela. Et d’ailleurs pour en avoir le cœur net j’ai repris un cours de ashtanga tout récemment ! Une fois encore je m’en suis sortie sans courbatures mais une fois encore j’ai bien galéré sur certaines postures… C’est-à-dire que l’équilibre sur la tête ça me parait un chouïa prématuré !

Pour ce qui est du yin, eh bien… je n’ai pas grand-chose à en dire. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est que j’ai… détesté. Ce yoga hyper statique m’a ennuyée au plus haut point. Et puis passer 5 minutes rien qu’à préparer l’installation pour la posture à venir m’a bien gavée… Tout ça pour ça j’ai envie de dire. Mouais… Mais non en fait !

Je prends de plus en plus de plaisir à pratiquer le yoga et j’ai même déjà quelques petites habitudes et préférences. Bref, le yoga ça me plait et j’en suis la première surprise ! Comme quoi il ne faut jamais dire jamais !

Ca change du lait, bis !

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Je continue sur ma lancée. Après avoir récemment remplacé mon lait pour le corps par un beurre, j’ai remplacé mon lait démaquillant par une huile.

Pour cette découverte (mieux vaut tard que jamais !) j’ai choisi l’huile démaquillante lactée de la marque Edenens (contraction d’Eden et Sens). Elle contient des actifs de mûre arctique et de melon d’eau qui favorisent le renouvellement cellulaire et protègent la peau des agressions extérieures telles que la pollution ou le froid. Elle est donc parfaite pour la saison.

L’utilisation de cette huile est simple. Il suffit de déposer quelques gouttes au creux de la main et d’appliquer le produit sur l’ensemble du visage.

J’aime l’agréable sensation de douceur pendant et après l’application de cette huile qui laisse la peau bien lisse et confortable. J’apprécie également le fait de ne pas utiliser de coton et de pouvoir me démaquiller les yeux avec le même produit (à l’aide d’un coton cette fois). Et puis cette huile est vraiment efficace, le démaquillage est rapide. Super !

Ce produit est d’autant plus top qu’il ne contient pas d’huiles minérales et pas de paraben.

Médiéval

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J’ai découvert Luc Arbogast et son talent au pied de la cathédrale, il y a bien longtemps déjà. J’avais alors été charmée et impressionnée par sa voix incroyable (et par son physique aussi !). On avait échangé quelques mots, en toute simplicité. On avait parlé de ses influences, du Moyen Age et il m’avait dit son bonheur de vivre (de) sa passion. Depuis lors je l’avais croisé quelques fois, toujours par hasard et toujours aux abords de la cathédrale.

Et puis samedi j’ai enfin assisté à un « vrai » concert de cet artiste. Je veux dire un concert pour lequel on achète un billet et qu’on note dans son agenda. Le spectacle a eu lieu dans une église bondée. Le public était très varié, allant de ce que j’appelle les bonnes familles catholiques aux gothiques en passant par les grenouilles de bénitier ! J’ai trouvé cette église parfaite comme décor ; allier musique du Moyen Age et très vieilles pierres était une excellente idée.

Le spectacle a démarré après une entrée en scène très simple des 3 musiciens (cordes, vent, percussions) qui allaient nous régaler toute la soirée. Ils ont enchaîné les morceaux de musique celtique, teutonique, scandinave où il est question d’amour courtois, de vie quotidienne, de nature ou encore de spiritualité. L’artiste interprète d’anciens textes mais aussi ses propres mots chantés tour à tour en occitan, en ancien français, en allemand ou encore dans une langue inventée par Luc Arbogast lui-même !

Certains morceaux étaient très new age et planants, de quoi bien dépoussiérer le style médiéval et d’autres beaucoup plus rythmés comme cette bourrée qui a fait se lever le public alors qu’on sait que le public alsacien est plutôt du genre lourdaud…! La dernière chanson du spectacle avait quelque chose de réellement envoûtant et m’a d’ailleurs plongée dans quelque chose que j’ai découvert lors de ma toute première séance de méditation ! J’adore !

J’ai beaucoup apprécié les émotions que Luc Arbogast a su faire passer ce soir-là, l’interaction qu’il cherche à établir avec les spectateurs qui par moment prennent activement part à un show résolument moderne en dépit du style de musique proposé et de la dégaine de troubadour de l’artiste.