Ma (petite) revue ciné de mai

Ca y est, j’ai retrouvé l’envie d’aller au cinéma ! Le festival des Cannes n’est peut-être pas étranger à cela.

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J’ai vu Baden Baden de Rachel Lang. Il s’agit d’un film dont l’action se déroule à Strasbourg, la ville natale de l’héroïne. Le temps d’un été caniculaire on suit les aventures d’Ana qui tente de tromper son ennui. Pour ce faire elle entreprend de remplacer la baignoire de la salle de sa grand-mère par une douche. Et puis elle couche avec son meilleur ami et renoue avec son ex. Je n’ai pas aimé ce film qui ne m’a séduite ni par son histoire ni pas son esthétique. Comme l’héroïne je me suis ennuyée.

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Alors, pour relever le niveau, j’ai vu Café Society (le film d’ouverture du festival de Cannes) de Woody Allen. L’action se passe dans les années 30, à Hollywood et à New York. Le héros, un new-yorkais fraîchement débarqué en Californie, travaille aux côtés de son oncle, un agent de stars qui lui confie de menues missions. Bien vite le jeune homme tombe amoureux d’une employée de son oncle qui s’avérera être la femme dont ce dernier est épris. Après cette découverte le héros décide de rentrer à New York et de diriger avec son gangster de frère une boîte à la mode dont le succès va grandissant. Les amants se reverront des années plus tard, dans cette même boîte et cette rencontre réveillera (forcément) des souvenirs et (forcément ?) des regrets. Une fois de plus Woody Allen m’a épatée par sa capacité à retranscrire en images le sentiment amoureux, la mélancolie, la tristesse, le cynisme, l’espoir et le désenchantement. Quel talent ! Café Society est fait de décors et de costumes élégants. Comme d’habitude j’ai adoré les quiproquos dont Woody Allen a le secret et même si ce film est à mon avis un cran en-dessous de Blue Jasmine, j’ai adoré me plonger dans la subtilité et le bonheur triste de l’univers de Woody Allen qui gratifie le spectateur de sa voix off tout au long du film. Quelle bonne idée !