J’ai montré mes seins

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Il a dit « Je sens une petite boule ici ». Eh oui, les caresses d’un homme amoureux peuvent aussi servir à ça, à détecter une anomalie, en l’occurrence là, sur mon sein droit…

Un peu paniquée, j’ai été reçue en urgence par ma gynéco qui a diagnostiqué un kyste, rien de plus mais qui m’a aussi, et surtout, prescrit une mammographie et une échographie. Par acquis de conscience.

C’est rien de dire que je n’en menais pas large dans la salle d’attente du cabinet d’imagerie médicale quelques jours plus tard… Le cancer, et le cancer du sein en particulier n’est pas quelque chose d’inconnu dans ma famille alors (forcément ?) j’ai imaginé le pire.

L’examen s’est passé de manière classique, en tout cas pour la première partie. Quoi qu’avoir à refaire un cliché parce que la première série d’images présente un élément suspect c’était déjà un signe flippant, non ? Mais c’est surtout à la suite de l’échographie que le regard devenu plus sérieux du médecin m’a inquiétée… Et que dire quand elle m’a annoncé qu’elle allait procéder à une biopsie, là, sur-le-champ… Ca je ne m’y attendais pas du tout.

Je me suis alors retrouvée comme dans une salle d’opération, ni plus ni moins, avec un champ stérile, une anesthésie et cet objet pointu et métallique qui allait s’enfoncer dans mon sein gauche, à grand bruit. Car oui, c’est sonore une biopsie. Et ça fait sursauter. Clac. Le premier prélèvement était fait. Mais pour plus de sécurité un deuxième a été pratiqué. Clac. Puis un troisième. Clac. Autant dire que je suis sortie de cette séance quelque peu sonnée et vidée. Et en attente de résultats bien sûr. Résultats qui m’ont été communiqués une semaine plus tard.

L’histoire se termine bien, je n’ai rien, si ce n’est un fibro-adénome, soit un amas de tissus tout à fait bénin. Ouf, quel soulagement à l’énoncé de ces résultats. J’ai immédiatement senti un énorme poids quitter ma poitrine et j’ai versé quelques larmes. Des larmes de joie bien sûr mais aussi des larmes de tristesse car celui qui m’avait caressée et rendue consciente du besoin de consulter m’a quittée depuis… Que d’émotions contradictoires entremêlées ! Que d’émotions tout court.

Cette expérience me pousse à vous encourager à vous faire dépister les filles. Vous serez rassurées de savoir que vous n’avez rien et ça c’est un vrai plus pour la tranquillité de l’esprit, pour arrêter de se torturer le cerveau ; foi de celle qui avait peur de faire une mammographie simplement parce que les copines lui avaient dit qu’il s’agit d’un examen inconfortable…!

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