Cette nuit, la mer est noire de Florence Arthaud

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Le témoignage n’est pas un genre littéraire qui m’attire beaucoup. La mer ne me fait pas rêver. Bref, tout était réuni pour que la lecture de ce livre ne me passionne pas. Et pourtant je l’ai dévoré !

L’évocation de la nuit du 29 au 30 octobre 2011 au cours de laquelle le bateau de la navigatrice a chaviré au large du cap Corse est entrecoupée par les souvenirs personnels de Florence Arthaud. Le fil rouge du récit est la lutte de la femme tombée à l’eau.

J’ai découvert la jeunesse de Florence Arthaud, presque exclusivement faite d’amitiés masculines et l’éducation qu’elle a reçue, l’origine pied noir de sa mère, son admiration pour les marins en général et pour Eric Tabarly en particulier, son héros. L’amour tient une très grande place dans ce témoignage. L’amour de ses parents, l’amour pour sa fille, pour ses deux frères, pour les mers et les océans bien sûr, pour la liberté des femmes aussi. Pour la vie.

Florence Arthaud était une femme volontaire, courageuse et sauvage. Ses qualités lui ont permis de sortir vivante du chavirage de son bateau. L’effroi et le silence n’ont pas eu raison de sa combativité. Hors de l’univers marin elle avait survécu à un grave accident de la route.

Ce témoignage a beau être un hymne à la vie il y est également beaucoup question de mort… Et il prend une couleur particulière quand on sait dans quelles circonstances (stupides ?) est décédée Florence Arthaud. La navigatrice évoque les marins disparus, le suicide d’un de ses frères et bien sûr sa propre mort qui a rôdé en cette fameuse nuit du 29 au 30 octobre 2011.

J’ai aimé cette immersion dans un univers qui m’est inconnu ou presque. Le récit met en avant des valeurs humaines fortes et montre à quelle point cette amoureuse de la solitude avait aussi l’envie d’aider les femmes à oser réaliser leurs rêves. La lecture est facile, rapide et l’alternance de réflexions au long cours et d’autres menées en état de crise est très intéressante.

Ce que dit la 4è de couverture : « J’ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l’eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. Le samedi 29 octobre 2011, alors qu’elle naviguait seule à bord de son voilier, Florence Arthaud tombe à l’eau, au large du cap Corse. Isolée, en pleine nuit, sans gilet de sauvetage, la navigatrice va affronter la mort pendant de longues heures. Elle restera en vie grâce à une série de petits miracles : une lampe frontale, un téléphone portable étanche, du réseau et sa mère qui veillait en pleine nuit. »

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