Les grandes villes n’existent pas de Cécile Coulon

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Ce livre n’est pas un roman. Il s’agit de témoignages, de souvenirs d’enfance et d’adolescence racontés par les camarades de Cécile Coulon qui, comme elle, ont vécu leur jeunesse, dans un village, à la campagne.

L’auteure nous rappelle qu’un Français sur 5 vit dans un village de moins de 1000 habitants, c’est dire si cet ouvrage parle d’une vraie réalité !

Elle met en évidence les endroits marquants, les figures incontournables, les événements forts qui font de la vie à la campagne ce qu’elle est, avec ces aspects à la fois attirants et repoussants. Elle nous raconte la place que le stade, l’école, le permis de conduire, l’instituteur, l’église, la nature ou encore l’envie d’ailleurs tiennent quand on grandit dans une commune rurale ou semi-rurale.

Elle raconte aussi quels clichés ont la vie dure, insistant par exemple sur le fait que non, tout le monde ne connaît pas tout le monde à la campagne ! Elle souligne toutefois aussi le fait que l’anonymat ne signifie rien quand on habite ici. Et c’est vrai, ces deux aspects ne sont pas incompatibles.

J’ai moi-même grandi dans un village de campagne et je me suis complètement retrouvée dans cette évocation de la vie d’une enfant puis d’une adolescente dans une commune de 800-1000 habitants. Elle a réveillé de doux souvenirs, certes, mais aussi de moins bons, plus nombreux ceux-là, qui font qu’aujourd’hui je vis en ville, à l’opposé des ambiances que j’ai connues autrefois et que je ne regrette pas du tout, loin de là. Toute petite déjà j’étais attirée par la ville, ses promesses de culture, d’indifférence, de facilité de déplacement, etc…

Après le roman très bien écrit de Cécile Coulon que j’ai lu récemment, je vous recommande cet ouvrage qui est également plaisant à lire, dans un tout autre genre.

Ce que dit la 4è de couverture : « Quelle horreur d’être jeune dans ce coin ! Cette remarque, Cécile Coulon l’a entendue pendant toute son adolescence. Jolis mais invivables, ces petits villages du fin fond du Massif central, qui disparaissent de la carte une fois la nuit tombée ? L’auteure et ses amis d’enfance ont pourtant su en faire leur terrains de jeux et d’apprentissage. Entre le stade, l’école, l’unique boutique, la salle polyvalente et l’église, il semble, à lire la romancière, qu’il soit possible de grandir heureux dans l’ignorance la plus totale des grandes villes. Ce portrait collectif d’une génération se veut une réhabilitation de la jeunesse à la campagne. »

3 réflexions sur “Les grandes villes n’existent pas de Cécile Coulon

  1. Ah ben alors encore un livre que tu as lu et qui serait susceptible de me plaire (et je ne dis pas cela pour que tu me le prêtes !!) 🙂
    J’ai toujours vécu en ville et bien que j’aime beaucoup la campagne, je ne me verrai pas y vivre (un peu comme Paris en fait, j’aime l’entre-deux. Pour cela, Strasbourg est parfait!)

    • dis donc, on est en phase côté lecture en ce moment ! ce bouquin est à ma cousine mais elle te le prête avec plaisir ! (je ne lui ai pas demandé mais elle est comme ça ma cousine marseillaise !).

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