Ma revue ciné de mai

En mai a lieu le Festival de Cannes. En mai je suis allée au cinéma plus souvent que d’habitude. Ceci explique certainement cela !

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Pour commencer j’ai vu La tête haute d’Emmanuelle Bercot. C’est l’histoire de Malony, un enfant à problèmes qui deviendra un adolescent à problèmes. On suit son parcours, de foyers en centres d’éducation, accompagné d’une juge pour enfants compréhensive, humaine et non moins ferme (Catherine Deneuve, parfaite dans ce rôle), d’un éducateur cabossé par la vie (Benoît Magimel, un acteur que j’adore) et de professeurs et travailleurs sociaux plus que patients et engagés. On suit ainsi les conflits intérieurs de Malony, ses joies, ses peines, son ouverture aux autres et à l’amour, ses rechutes, sa construction sociale aussi. J’ai aimé ce film tout à la fois âpre et doux, où la haine laisse place en un instant à la tendresse, et inversement. J’ai tour à tour été bouleversée, attendrie et en colère. Toutes ces émotions sont pour moi la preuve que ce film vaut le détour.

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Puis j’ai vu L’épreuve d’Erik Poppe. On suit ici Rebecca, une photographe de guerre de renommée mondiale tiraillée entre la passion pour l’image et l’angoisse qu’elle impose à sa famille du fait de son métier qui l’amène à couvrir des  conflits au péril de sa vie. L’action du film se déroule en Afghanistan et en Irlande, deux mondes… Dans l’un il est question d’attentats, de guerre, de malheur, dans l’autre de confort de vie, d’éducation et d’amour. J’ai aimé ce film qui aborde de nombreux thèmes tels que la mise en danger, l’incompréhension, le pouvoir de l’image, le militantisme. Il interroge le spectateur sur le voyeurisme occidental, sur les limites du bien et du mal en fonction de la société dans laquelle on vit, en fonction des circonstances que l’individu à lui tout seul ne maîtrise pas.

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Et pour finir j’ai vu La loi du marché de Stéphane Brizé, un film social et engagé. Il montre la recherche d’emploi d’un homme d’une cinquantaine d’années. On suit ses démarches auprès de Pôle Emploi, des recruteurs, de sa banque et on le voit en mari et père de famille affectueux. Un jour il décroche un poste de vigile en supermarché, un emploi qui l’oblige à réprimer plus mal lotis que lui pour le vol d’un chargeur ou de deux steaks hachés ou à dénoncer ses propres collègues pour avoir subtilisé des coupons de réduction… Ce film montre toute l’obscénité de notre société où dominent la peur de perdre son travail et la violence du patronat et des actionnaires. Vincent Lindon, seul acteur professionnel de ce film, est parfait dans le portrait de cet homme écrasé par le dilemme qu’impose sa situation de salarié.

Voilà pour mon Festival de Cannes à moi. Maintenant j’attends l’annonce du palmarès du jury.

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