Une vie de Pintade à Paris de Layla Demay & Laure Watrin

DSCN1672

Je vais régulièrement à Paris, j’y ai des amies (de naissance ou d’adoption), je connais donc cette ville, oui, mais j’avais tout de même envie de me plonger dans ce livre qui dresse le portrait de Parisiennes en toute légèreté. Parce que j’aime l’ambiance parisienne et parce qu’un peu de chick lit n’a jamais fait de mal à personne !

Pour être honnête cette lecture ne m’a pas appris grand chose mais j’ai tout de même pris plaisir à scruter les petits travers des Parisiennes et à noter 2-3 choses intéressantes, rigolotes et très françaises qui sont vraies au sujet des habitantes de la capitale bien sûr mais aussi au sujet de certaines provinciales.

La Parisienne a un avis sur tout, c’est une grande gueule un peu snob, elle est nulle en anglais, contestataire et féministe.

La bonne bouffe est son péché mignon qu’elle assouvit en fréquentant avec plaisir les marchés et en collectionnant les livres de recettes. Pour elle il n’y qu’un pas de la nourriture à l’érotisme.

Aux antipodes de sa réputation de femme fatale la Parisienne est une incorrigible amoureuse, une séductrice qui n’aime pas la drague.

La Parisienne vit une histoire passionnelle avec les coiffeurs, ou plutôt avec SON coiffeur. Sa beauté est savamment négligée et si elle se fiche pas mal de ses rides elle est intraitable avec la cellulite. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle est sportive ! A propos de sport, les Parisiennes se classent en 3 catégories : les vraies adeptes, les vélléitaires et celles qui pratiquent l’escrime ou l’équitation !

En matière de mode la Parisienne n’est pas audacieuse mais elle est élégante et à l’affût de la bonne affaire.

La Parisienne a moins d’enfants que la provinciale et devient mère à 30 ans en moyenne. Pour ses enfants elle mise gros sur l’école, lieu d’apprentissage dans la douleur dont le philosophe Alain Finkielkraut a dit « L’école promet un accès long et difficile au savoir. »

La Parisienne appartient à une tribu, à un quartier. Ainsi elle passe ses vacances soit à Saint Tropez soit sur l’Ile de Ré.

Voilà ce que j’ai retenu de ce portrait d’une femme à la fois sérieuse et capable de régression, remplie de contradictions attendrissantes ou énervantes !

Ce que dit la 4è de couverture : La réputation des Parisiennes n’est plus à faire. Partout dans le monde, on les dit élégantes, sophistiquées, gourmandes, séductrices nées, dépensant la moitié de leur salaire en lingerie. De Belleville à Passy, du Marais au canal Saint-Martin, de Convention à la rue Lepic, qui sont-elles vraiment ? Bobos, frondeuses, débrouillardes, héritières des vieilles familles, provinciales « montées » à Paris, immigrées, comment vivent-elles dans une ville qu’elles seules ont le droit de dénigrer ? Cet ouvrage est à la fois une étude de moeurs, une série de portraits piquants, et un guide pratique pour survivre dans une ville dont on n’a pas forcément tous les codes, même quand on y habite !